En juin 2015, le groupe
Hard FM américain
House of Lords nous avait impressionnés et conquis avec
Indestructible, son excellent et percutant 11ème méfait studio. En effet, suite au magnifique et incontournable
Cartesian Dreams, paru en 2009, trois ans plus tard le groupe revenait avec l'anecdotique
Big Money, aux titres convenus et bourrés jusqu'à la gueule de claviers kitsch. Heureusement que l'année 2014 annonçait un retour à des velléités
Hard Rock (FM), plus puissantes et percutantes, avec le très respectable
Precious Metal.
C'est presque deux ans après que le groupe nous revient avec un nouveau manifeste de
Hard FM nommé "Saints of the
Lost Souls", qui dès la première écoute, s'avère assez mou et manquant d'audace. Deuxième constatation, la variété des morceaux : là où
Indestructible nous proposait des titres originaux, puissants et très inspirés, Saint of
Lost Souls, lui, ne décolle qu'à de rares occasions. La faute à des morceaux aux rythmes trop souvent en mid tempo, manquant de punch et de conviction, mais aussi à cause de l'usage intempestif et maladroit des claviers dont le son très kitsch donnera à la production, pourtant réussie et moderne, ce côté un peu trop aseptisé et lisse qui fait perdre toute puissance et homogénéité à l'ensemble de l'opus.
L'album débute sur "Harlequin" dont l'intro de claviers pompeuse et maladroite nous rappelle à bien des égards les débuts du groupe, et plus précisément celle du titre "Pleasure
Palace", qui ouvrait admirablement l'éponyme de 1988. Malheureusement, la comparaison s'arrêtera là, car si "Pleasure
Palace" annonçait un morceau
Hard FM entraînant et de haut niveau, "Arlequin", malgré un chant harmonieux et des arpèges de guitare lumineuse, aura du mal à lui arriver à la cheville. "Oceans Divine", le titre suivant, grâce à un exquis couplet refrain arrivera facilement à nous faire oublier ce laborieux début.
Quant à la suite, elle ne sera pas plus glorieuse. En effet, les titres "Hit the Wall", "Concussion" et "Art of Letting Go", tous trois assez identiques, manqueront singulièrement de mordant et d'émotion, tout comme le répétitif "New Day Breakin", gâché par un chant criard et des claviers pompeux, limite kitsch. Quant à "The Sun
Will Never Set
Again" oublions-la, car jamais une ballade d'
House of Lords n'aura été aussi mièvre et convenue!
Parmi les morceaux les plus originaux et percutants qui auront attiré mon attention, nous aurons l'éponyme avec son beau couplet refrain, complété d'un solo de guitare flamboyant et très inspiré. Mais aussi le très dansant "Reign of
Fire" dont l'ambiance de style cabaret ajoutera un peu de variété et d'innovation à l'ensemble de l'opus. Pour finir, n'omettons pas l'excellent et presque rampant "Grains of
Sand" à l'entraînant refrain, complété par un magnifique solo central de guitare talkbox signé Jimi Bell.
En somme, si les albums
Precious Metal et
Indestructible, soutenus de guitares au son assez Heavy étaient un brin trop agressifs pour vos oreilles et que l'usage intempestif des claviers au son kitsch des années 80 ne vous dérange pas, ce "
Saint of the Lost Souls" devrait vous plaire.
Pour les autres, s'ils recherchent le frisson dans l'écoute d'un album du genre
Hard Rock (FM), je leur conseillerais plutôt de se pencher sur les récentes productions d'
Eclipse,
Night Ranger et
Pride Of Lions.
Reste au groupe à revoir sa copie en nous proposant pour la prochaine fois un digne successeur au magnifique
Indestructible.
Ce début d'année commence plutôt doucement pour le Hard Rock.
C'est clair que cet album manque de punch et trop envahi de claviers et choeurs de même style. Restent de belles mélodies, des refrains bien pensés, une bonne production.. sympa mais sans plus. De très bon musicos tout de même .. 12 ou 13 / 20
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