Rock 'n' Roll Secours

Liste des groupes Hard Rock Vulcain Rock 'n' Roll Secours
Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe Vulcain
Nom de l'album Rock 'n' Roll Secours
Type Album
Date de parution 1984
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album175

Tracklist

Re-Issue in 1997 by XIII Bis Records
Re-Issue in 2014 by Desperado Production for the 30th anniversary with a different cover and a bonus disc
1. Ebony 03:26
2. Le King 03:20
3. Les Damnés 04:08
4. Pile ou Face 02:07
5. Rock 'n' Roll Secours 04:47
6. La Digue du Cul 01:20
7. Le Fils de Lucifer 05:39
8. Vulcain 03:23
9. L'Enfer 03:39
10. Overdose 02:47
11. Bosser 03:25
Bonustracks
12. La Dame de Fer 03:00
13. Emmène-le 02:42
14. Reprends Ta Place 02:52
BONUS DISC (Re-Issue 2014)
1. Ebony (Re-Recorded)
2. Le King (Re-Recorded)
3. Les Damnés (Re-Recorded)
4. Pile ou Face (Re-Recorded)
5. Rock 'n' Roll Secours (Re-Recorded)
6. La Digue du Cul (Re-Recorded)
7. Le Fils de Lucifer (Re-Recorded)
8. Vulcain (Re-Recorded)
9. L'Enfer (Re-Recorded)
10. Overdose (Re-Recorded)
11. Bosser (Re-Recorded)
Total playing time 46:59

Chronique @ largod

11 Juillet 2012

Ne cherche pas Hephaïstos, c’est du rock !

J’avais mis en route mon transistor, calé sur la fréquence de Radio Mouvance. Vulcain passait déjà en rotation lourde sur cette station pirate avec ses fameuses maquettes 8 pistes et les quatre pistoleros étaient les invités de ce début de soirée. A cette époque, soit fin 1983, les interviews étaient bon enfant et pas aussi mauvaises que cela. Le journaliste, à un moment, demande aux membres du groupe s’ils arrivent à vivre de leur passion. Unanimement, ils confessent qu’il faut tirer le diable par la queue et que, sans album, pas de royalties, sans sous, pas de matériel, sans producteur courageux, pas de tournée etc… Et puis, le regretté Franck Vilatte (RIP) répond directement à une sollicitation qui lui est faite. De mémoire, il répondit :
« En ce qui me concerne, je suis machiniste sur les bus de banlieue parisienne. Je vis grâce à mon salaire de la RATP et jouer dans Vulcain est avant tout une passion que je partage avec mes potes. »
« Comment réagissent les gens lorsqu’ils montent dans ton bus et voient tes cheveux longs et ta boucle d’oreille ? »
« Bah, je m’en tape un peu. Je suis au boulot comme je suis dans la vie. »
« Et comment fais tu pour avoir un jeu de batterie aussi speed ? »
Je reconnais qu’à cet instant, et je m’en souviens encore, avoir un peu zappé la réponse du batteur car l’imaginer faire une roue arrière avec un autobus me traversa immédiatement l’esprit ! L’attitude rock dans toute sa splendeur collait déjà tellement à ce groupe qu’il m’était venu ce flash, certes stupide, mais plutôt séduisant à y repenser quelques dizaines (oh mon Dieu, déjà) d’années plus tard. Depuis, j’ai retrouvé une interview où il dit avoir conduit des trains de banlieue. Et tant pis (si c’est de la rêverie, comme dirait Daniel) si ma mémoire me trahit parfois, locomotive ou bus, qu’importe, je ne vois que leurs quatre fers en l’air crachant le feu dans un wheeling d’enfer ! Ce qui est sûr, par contre, c’est que le petit Franck assurait comme une bête derrière les fûts. Quant à sa bande de copains, c’était aussi du lourd, du sérieux…

En effet, la réputation de Vulcain les précédait déjà.
Chaperonné par Philippe Touchard, grand fan de Mötörhead devant l’Eternel, rédacteur en chef d’Enfer Magazine et animateur sur Pacemaker, Vulcain eût la chance d’ouvrir pour la bande à Lemmy sur la tournée Another Perfect Day à l’espace Balard le 17 octobre 1983, avant même la sortie de ce premier album ! Les représentants de Madrigal, présents ce soir là, les signeront dans la foulée, à la vue de leur énergie débordante et sur la foi des maquettes maintes fois écoutées et mises à leur disposition à nouveau par le bouillant journaliste. Jamais à court d’idée lorsqu’il s’agit de promouvoir un groupe en lequel il croyait, il leur avait déjà dégoté une participation en début d’année sur la compilation Metal Plated d’Ebony records en Angleterre aux côtés de Demon Eyes et Blasphème en particulier.

Encore une destinée unique pour les deux frangins Puzio, élevés pendant les années 60 dans le quartier du Marais de Paris, qui n’était pas aussi gay ni gai à l’époque que de nos jours. En voyage à Londres, Daniel acheta une guitare pour ses 15 ans et, à son retour, proposa à son frère Vincent de l’accompagner à la basse. L’épine dorsale de ce que sera Vulcain était née. Après avoir foulé leur première scène commune à la fête annuelle de l’usine paternelle, les deux frères investissent une cave de l’Essonne et se nouent d’amitié avec des copains passionnés de rock et de grosses cylindrés, Didier Lohezic et Richard (RIP). Le temps s’écoule et le groupe se forge une cohésion en reprenant des titres de leurs glorieux ainés comme les Stones, Grand Funk Railroad, AC/DC, Saxon, Mötörhead ou Ten Years After. La magie aidant, tout le monde leur conseille de passer à la vitesse supérieure et de composer leur propre répertoire. Richard préfère confier début 81 les baguettes à Franck Vilatte, autre pote motard, avant de perdre la vie sur un coin de bitume un jour de début 85, tragique issue pour une confrérie rarement épargnée par ces funestes coups du sort. Le groupe lui rendra un vibrant hommage sur leur second album avec un titre simplement intitulé « Richard ». Bourreau de travail, Vulcain au complet travaille dur et propose quelques titres fortement influencés par le trio au Bombardier rutilant, qu’il fera figurer sur une première maquette 8 pistes produite par Private en juillet 1981.
Désormais, tout s’enchaine. Le cousin de Didier leur propose le nom de Vulcain, Dieu des Forges et Maitre de la Foudre, comme patronyme tant ils dégagent une bonne dose de métal en fusion avec leur énergie brute de fonderie. Le groupe écume les salles et remporte le tremplin rock du Golf Drouot en octobre 1981. C’est grace à cette demi-heure offerte chaque vendredi soir par Henri Leproux depuis 1962 que de nombreux artistes débutèrent, comme notamment Johnny Hallyday, Gilbert Bécaud, Dick Rivers et ses Chats Sauvages ou les Chaussettes Noires d’Eddy Mitchell. Motards au plus profond de leurs tripes, ils arriveront aussi à se produire en juillet 1982 en marge des 24 heures du Mans moto. Une deuxième maquette chez Media 7 verra le jour début 1983 et attirera l’attention de Philippe Touchard, conquis par le rock pur et dur administré à coups de santiags par le groupe.
Vous connaissez désormais la suite de leur début de parcours, qui déboucha donc sur ce premier album paru en 1984, enregistré en quinze jours au studio Maunoir de Genève en Suisse et produit par Elie Benali. Devil’s records, quel beau pied de nez que cette maison de disque pour un groupe de Hard-Rock…

Quant à cette fameuse influence, ce fameux surnom de Mötörhead français, qu’en est il finalement ? Hormis le fait que Daniel adopte la même posture que Lemmy face à son micro, cartouchière autour de la taille, et que son frère Vincent utilise une basse Rickenbacker, pour le reste, les deux groupes jouent un gros rock, très puissant et très fort, sur des mélodies simples et accrocheuses. Un son gras et des riffs couperets, une basse supersonique et un chant proche du brame de cerf. Du rock en fait, en ADN commun ! Ne cherchez pas plus loin, Hephaïstos, euh pardons Vulcain, c’est du rock, rien d’autre ! Celui qui te botte le cul et te donne le sourire, en compagnie des potes et avec de quoi se rincer le gosier, si possible. Histoire de brouiller les cartes, Vulcain n’était pas un power-trio à l’époque et ils voyaient plutôt d’un bon œil cette flatterie qui consistait à les comparer à un mythe vivant. Et aussi, ils étaient bien les seuls à pouvoir faire hurler les paroles de « La digue du cul » par leurs fans à chaque fin de concert et pas seulement En Revenant de Nantes…

Musique maestro.
De manière synthétique, la musique de Vulcain consiste à prendre l’auditeur à la gorge et lui déverser un déluge de décibels en pleine tronche. Les plages de repos sont peu nombreuses mais ont le mérite d’apporter à cette livraison brutale et guerrière une touche de respiration salutaire.

C’est le cas avec « Les damnés », sorte de boogie du prolétaire de banlieue, heavy-rock à l’introduction aérienne à la « I got mine ». Les guitares, secondées par une basse lance-roquettes, dégoupillent ce pamphlet décrivant la misère sociale que Trust aurait pu composer et dont le solo inspiré éclaire le morceau avec justesse. On retiendra aussi l’accélération du lutin batteur et celle de Daniel aux vocaux en fin de morceau. Culte ! Franck Vilatte tartine avec malice sa batterie sur le bref « Overdose » aussi efficace qu’un shoot d’adrénaline après un passage en courbe pour le moins limite. Le pont-break de Vincent Puzio sur sa basse est dantesque tant en intensité qu’en longueur, alors que les guitares font écho dans le lointain. On frise à nouveau la limite de la zone rouge avec le punk-rock « Bosser », asséné comme une brute par le bombardier Vincent et le duo de guitares au riff de deux-tons de voiture de police. Les chœurs éructés donnent une vraie touche hardcore presque inattendue pour Vulcain, alors que le solo astral de Daniel sur l’outro nous cueille par surprise.

Pour compléter ce premier album, Vulcain nous propose ce qu’il sait faire le mieux : sept morceaux de speed-rock de derrière les fagots qui terrassent le plus valeureux des bikers après une semaine de fiesta non-stop à l’oktoberfest, qui soit dit en passant se déroule essentiellement en septembre.
Three, two, one, go !
« Ebony » met les pendules à l’heure dès son attaque de riff sur-gras en introduction. Souvenir de l’enregistrement de l’année passée au UK, ce morceau ultra-vitaminé est l’exemple de la signature musicale de Vulcain : une basse qui décolle les rétines grave, un jeu de batterie gaillard avec roulement de double sur les chœurs, chant guttural style « grande gueule » mis en avant et guitares coup-de-poing avec un Didier Lohezic en soutien discret. Une mélodie rock simple devenue un must du répertoire du groupe. L’univers des bécanes est à nouveau à l’honneur avec « Le King » qui rappelle les dangers de la frime gratuite sur des bolides aussi puissants. La recette précédente est reproduite avec autant de bonheur et de sauvagerie. L’attaque de riffing est monstrueuse et la basse déplacerait un géant de l’ile de Pâques sans trop de problème. Joli petit solo de l’ami Daniel avant une intervention de pachyderme de son frangin sur la fin du titre. Il remet le couvert comme Lemmy l’aurait fait sur l’entame de bulldozer défonce-tout de « Pile ou face », histoire d’amour vache et tarifé contée par le ménestrel Daniel Puzio. Difficile de ne pas trembler sur ses fondations avec ce qu’envoient Vincent sur sa basse et Franck sur ses peaux. Les guitares sèches et nerveuses emmenées par un Didier Lohezic à l’unisson de son compère six-cordiste donnent à ce morceau court sa patine punk.
Saluons maintenant l’antédiluvien « Le fils de Lucifer » qui commence par une montée de riff annonçant l’arrivée dans le lointain d’une délégation de Hell’s Angels. La suite est une bastonnade en règle où la basse de tueur rivalise avec un jeu de batterie énorme, tandis que les guitares ancrent dans nos cervelets un riff tellurique à la musicalité inspirée. Le chant épique glisse sur une doublette de guitares épaulée par une fondation rythmique hors gabarit. Le premier break résonne comme du AC/DC des grands jours avec une reprise à fond la caisse. Le second break est à la main assourdissante de la Rickenbacker de Vincent Puzio et repart une troisième fois sur le riff épique et se conclut dans un déluge sonore et le hurlement de l’ami Daniel. Monstrueux !
Un coup de gong, une distorsion suraigu et boum ! « Vulcain » explose les baffles, à 250 km/h. Trois minutes trente-cinq de déflagration rock et de décibels rougis par des instruments démoniaques et une voix de possédé. Cette orgie hyper speed et son break de mammouth se donne le luxe d’un enchainement sur la double grosse-caisse de Franck Vilatte avec « L’Enfer » qui achève le tableau entamé par le titre précédent. La basse tonitruante laissera malgré tout la place à de gros soli de Didier Lohezic et Daniel Puzio, surgis au milieu de ce chaos sonique, fruit d’une divine et infernale association de titres. Tesson de bouteille à la main, le petit Franck gagne largement ses galons de Maréchal tant son jeu de batterie cimente l’édifice musical proposé par Vulcain. Citons enfin le « Overkill » de Vulcain qui donne son titre à ce premier album. L’introduction de « Rock’n roll secours » est désormais célèbre faisant penser à un départ de 24 heures du Mans avant une attaque à la double grosse-caisse après une grosse minute jusqu’à la fin du morceau. Riff joué en doublette, acéré et incisif, qui s’accompagne d’un refrain d’anthologie, où les chœurs répondent à un Daniel Puzio toujours aussi animal et vindicatif. La batterie est à nouveau énorme et quasi sans égal en France à cette époque.

Quelle baffe! On sort lessivé de cette première expérience discographique mais aussi ragaillardi par le tonus qu’elle nous a insufflés. Vulcain rime avec authenticité et honnêteté. Depuis leurs débuts, ce groupe aura juste cherché à donner du plaisir avec son big rock binaire et enjoué. Une sortie de route que son producteur de l’époque aura provoqué avec une expérimentation malheureuse puis une brouille fraternelle entre les membres jetteront un voile noir sur presque dix ans de leur vie de musiciens. Soyons tous heureux de revoir Vincent, second chromosome identitaire avec celui de son frangin et base du son de Vulcain, balancer à nouveau aux côtés de Marc Varez, qui prit le suite de Franck Vilatte en 1985, les lignes de basse du répertoire de ce groupe si attachant.
Oublions dispute et problème de santé. Rockons et entonnons à nous en péter les cordes vocales les paroles grivoises de la « Digue du cul » !


« J’ai rencontré ce matin le fils de Lucifer, un tout petit gamin sorti tout droit des enfers »
RIP, Franck Vilatte.

14 Commentaires

15 J'aime

Partager

MattMaiden - 12 Juillet 2012: Je te tire encore une fois mon chapeau pour cette chro absolument géniale. J'ai adoré le passage "la basse déplacerait un géant de l’ile de Pâques sans trop de problème" !! Sinon il faut vraiment que je me mette au Hard/Metal français, j'ai de terribles lacunes à ce niveau : je n'ai même pas un seul Trust ! Oui oui, la honte :)
ZazPanzer - 12 Juillet 2012: Beau texte qui vient compléter celui de Choa, Vulcain tire en moi aussi une corde sensible, trop de soirées passées à écouter ces disques en bande... Immortels.
higgins - 03 Août 2012: Salut Largod, toujours aussi détaillé dans tes chros, et surtout tu nous fais revivre ces années 80 qui ont vraiment été glorieuses pour le metal français, même si faute de support suffisant tous ces groupes ont galérés pendant des années (et galèrent toujours), au moins on sait qu'on a à faire à des passionnés qui donnent tout ce qu'ils ont pour le plaisir ....et pas pour le fric.....comme dirait l'autre, Metal's our religion, we'll take it to the grave!!!!
electriceye - 20 Novembre 2012: j'ai du mal a les voir classer en hard rock moi quand meme
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Chronique @ choahardoc

15 Avril 2011

L'enchaînement Vulcain/L'enfer est un cas d'école

1984, le Hard français se porte comme un charme et la relève de Trust et autre Warning semble promise à Sortilège et l'ovni Satan Jokers, appuyés par une foule de groupes plus où moins talentueux. C'est dans ce contexte encore doré, que Vulcain, entité menée par les frères Puzio apparaît comme un prétendant crédible au rang de leader.

Le quatuor issu de la banlieue parisienne, une démo à son actif, part à Genève pour mettre en boîte ce premier opus sous la houlette du producteur Elie Benali. Rock'n'Roll Secours sortira oppotunément sur le label Devil's Records, lequel vient de débaucher Sortilège à temps pour sortir le cultissime Métamorphose. La jolie pochette réalisé par les frères Simon restera le véritable totem de Vulcain, toujours reproduite sur les T-shirts du groupe!

Pour aller à l'essentiel, on peut noter l'influence majeure et flagrante de Motörhead. La voix de Daniel Puzio, également guitariste, possède ce (gros) grain qui réjouit tant les fans de Lemmy. Le chant, les compositions évoquent le bombardier anglais mais aussi la basse de Vincent Puzio, à savoir la mythique Rickenbaker.

Forgé dans le creuset du Dieu Vulcain, gallo-romain paillard et frondeur, Ebony nous entraîne dans des bacchanales chauffées au soufflet de forge. Un Hard-Rock puissant règne en maître, parfois victime d'une production faiblarde. La cohésion du groupe est optimale et évidente sur des riffs de plomb comme celui de Pile Ou Face.

Bosser et le mid-tempo Les Damnés permettent à Daniel, auteur-compositeur, de montrer une première fois sa fibre très sociale. En cela aussi, il y a similitude avec qui vous savez; si Parabellum est devenu une sorte de Motörhead du Punk français, Vulcain mérite encore mieux ce titre pour ce qui est du Metal. Moins abouties mais finalement moins donneuses de leçons que celles de Trust, les diatribes resteront crédibles dans la bouche d'un frontman jovial et toujours accessible.

Musicalement, le tempo général de Rock'n'Roll Secours est très enlevé. Les amateurs de soli en seront pour leur frais car si ceux-ci sont de qualité comme sur le véloce Le King, ils sont aussi très succints. Puissance et unité sont les forces motrices de cette pièce imparable qui laissent peu de place aux digressions individuelles. L'enchainement Vulcain/L'enfer est un cas d'école dont l'efficacité de la montée en régime laisse réellement admiratif. Overdose et sa basse très groovy laisse entrevoir une facette un peu plus expérimentale de la bande. L'excellent batteur Franck Vilatte quittera le navire avant l'album suivant, remplacé par Marc Varez.

On ne peut évoquer ce disque en passant sous silence la minute de grivoiserie éthylique, a cappella s'il vous plaît, que constitue la reprise de la traditionnelle Digue Du Cul. Ce titre ludique (et lubrique!) est encore aujourd'hui invariablement entonné par le public du groupe.

Malheureusement inégalé par ses valheureux successeurs, Rock'n'Roll Secours reste une des pierres angulaires de la scène hexagonale des années 80. Témoignage de la Grande Epoque, le CD remastérisé a été augmenté du maxi La Dame de Fer, joli coup de gueule contre Tatcher. Nous sommes donc ici en présence d'un des meilleurs albums de Hard et, je le pense, de Rock chanté dans la langue de Molière.






12 Commentaires

10 J'aime

Partager

samolice - 12 Octobre 2011:

Merci pour la chro

Quel album! Inégalé.

Vu live au vieux theatre du moulin de marseille en 1986 après la sortie de Big Brothers. Quel souvenir!Et la première partie était énorme : Chariot, groupe anglais qui venait de sortir le fabuleux burning ambition. En Angleterre, les groupes échangeaient : Vulcain en 1ere partie et Chariot en tête d'affiche. C'est pour cette tournée qu'ils ont joué au célèbre Marquee de Londres.

Mais je m'égare un peu là.
 

choahardoc - 13 Octobre 2011: Non, c'est bon de se souvenir des heures de gloire des Puzio brothers. Le groupe arrache toujours sur scène et puise largement dans ce Rock'N'Roll Secours très estimable.
Lordmike - 14 Octobre 2011: Des mecs qui ont pas du tout prit la grosse tête en plus. Des mecs super simples qui ne se reposent pas sur leur passé et qui ne se la pête pas comme certains autres.

J'ai même pris une photo avec les 2/3 du groupe (le bassiste était déjà partit voir l'ancien gratteux derrière la scène).
samolice - 22 Octobre 2011: Et bien pour ma part, en 86, j'ai eu la chance de faire une partie de baby foot contre les 2 frères quelques heures avant leur concert! Avec une gamelle en prime!!! Ah les souvenirs...
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire