Cette cassette démo se trouve uniquement dans la box set «
Commémoration 2005 » et de ce fait, seulement tiré à moins de cinquante copies. Dommage pour certains. Ruez-vous sur les dernières box en ventes pour les autres car, si cet objet est plus à prendre comme un suppléments du travail de Sombre Présage, il contient néanmoins deux titres d’une radicalité étouffante et d’une ambiance chaotique et sinistre comme seul peut le faire le groupe.
Avouons le tout de suite, la cassette «
Rejet », constituée de deux titres, plaira d’avantage aux fondus de la musique de Voxum qu’aux néophytes. Si vous ne l’avez pas, c’est pas la peine de vous pendre pour autant, cet enregistrement bonus est une démo regroupant un très court morceau, « Cette cave où je suis morte » (l’ambiance est placée) ainsi qu’une version légèrement plus courte du terrible « Necromantique
Incantation ».
Ce que l’on retiendra de cette cassette ? Une sonorité d’une crudité malsaine avec mention spéciale pour le premier titre uniquement constitué de samples pervers. Coups de fouets, cris déchirants et suppliciés d’une femme se terminant sur l’allumage d’une tronçonneuse et le cri de terreur qui en découle. Inutile de dire que ce titre n’y va pas avec le dos de la cuillère, surtout que la sonorité y est crade comme jamais. Un titre incroyablement glauque et cela avec trois fois rien qu’on n’oublierai pas si seulement il était plus long (même pas trois minutes).
Quand à cette version de « Necromantique
Incantation », ce n’est plus du tout le même morceau. Axant sa sonorité uniquement sur les instruments, Voxum transforme le titre originel en un magma improvisé et très indus pas si éloigné des deux premiers disques où la stridence tortueuse et les déformations outrancières typiquement drone ont la part belle. Même si personnellement je préfère la version telle qu’on peut l’entendre sur le disque, la crudité exacerbé du morceau rend le titre tout aussi étouffant où on sent que les frontières entre black et ambiant/indus sont plus étroites qu’on pourrait le penser (seul le feeling ainsi que le sentiment mis à plat compte), ce qui rapproche cette version d’un
Abruptum qui prendrait un peu conscience de qui fait.
Pas aussi difficile à écouter que « Meurtre » (ou les premiers
Abruptum, uhu) du deuxième disque, cette version n’en reste pas moins un titre stressant (dans le bon sens du terme) mais qui risque d’en mettre certains sur le carreau. Mais là je crois que mon avis ne suffit pas, chacun réagit à sa manière sur ce type de morceau.
Au final, «
Rejet » n’est sûrement pas la pièce à posséder impérativement, cependant les amateurs devraient y trouver leur compte dans cette débauche de sonorités extrêmes bien suintantes.
Et puis livrée avec la box, c’est un objet que l’on est content de garder... S’pas ?
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