Promise and Terror

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Nom du groupe Blaze Bayley
Nom de l'album Promise and Terror
Type Album
Date de parution 01 Fevrier 2010
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album60

Tracklist

1. Watching the Night Sky
2. Madness and Sorrow
3. 1633
4. God of Speed
5. City of Bones
6. Faceless
7. Time to Dare
8. Surrounded by Sadness
9. The Trace of Things That Have No Words
10. Letting Go of the World
11. Comfortable in Darkness

Chronique @ Durango

02 Mars 2010
Impressionant. C'est ce qui me vient à l'esprit juste maintenant.

C'est un solide opus que le groupe nous offre là. Optant pour une approche peut-être moins agressive que "The Man Who Would Not Die" (souvenez-vous des lignes vocales emplie de colère sur Robot, Blackmailer ou même le titre éponyme), les titres n'en restent pas moins puissants. En fait, ce que les titres ont perdu en hargne, ils l'ont récupéré en mélancolie.

En effet, même si cet album s'inscrit dans la lignée du précédent, il est marqué d'un passé plus pesant. La tournée "A Tour That Will Not Die" s'est vue assombrie par le tragique décès de Debbie, la femme de Blaze; alors qu'il semblait relever la tête. C'est peut-être pour ça que la pochette m'est apparue plus sombre (une fois que j'ai eu le cd en main) que la teinte de l'artwork divulgué sur internet quelques semaines avant. (C'est pas du mélodrame à deux ronds, j'essayais juste de souligner d'une manière plus coulée que les photos du livret sont vraiment trop sombres, on perd en qualité des illustrations. Elles sont magnifiques, mais on y voit goutte).

Mais l'intérêt de ce cinquième album studio est bien entendu avant tout la musique, et il frappe fort. Je ne suis pas ici pour détailler chaque titre en track-by-track, alors autant le dire d'entrée de jeu, les quatre premiers morceaux, pourtant déjà très bon, ne sont que des prémices au véritable noyau de cet album. Quatre titres intéressants, quelques fois jubilatoires ou incisifs, (terrible entrée en matière pour "Watching The Night Sky" qui parait cadrée live, refrain captivant pour "Madness...", partie instrumentales impressionnante à la pelle etc.). Du Heavy péchu, dans la lignée de ce que le groupe a pu faire jusque là. C'est lourd, entrainant, et ces quatres morceaux n'ont rien à envier à un quelconque standard classique du heavy metal de la belle époque. Mais tout ça n'est tout simplement rien (et c'est dire !) en comparaison des titres qui suivront. A partir de City Of Bones, les titres monstrueux semblent s'enchainer comme des perles sur un collier. Avec des paroles intelligentes pour de nombreuses d'entre elles, et une musicalité réellement hors-norme, c'est du bonheur en dose. A ce propos, je vous conseille très vivement l'écoute de la galette sur une bonne platine, le fichier numérique compressé ne rendant pour une fois réellement pas justice au travail effectué.

Mais il y a un véritable tryptique dans cet album, un assemblage artistique digne du meilleur peintre primitif ou renaissant flamand. Je veux parler du triplet "Surrounded By Sadness / The Trace Of Things That I Have No Word / Letting Go Of The World", qui s'enchaînent en fondu. Je me permets de détailler un peu plus, car il constitue pour moi le noyau de l'album, noyau qui lui a peut-être donné son nom et sa pochette. L'illustration qui précède, celle de Time To Dare, montre l'homme (présenté en couverture de l'album) qui ose se lever et mettre le pied à terre. Malheureusement pour lui, s'il ne regrette pas ce changement, il finira par être remis au niveau du sol, gueule la première. Par un morceau ("Surrounded by Sadness") qui commence à la guitare acoustique avant de monter en puissance, arrive le terrifiant "The Trace Of Things..." qui comporte probablement les paroles les plus douloureuses de tout le CD. On a presque honte d'apprécier une seconde de ce foutu morceau quand on sait ce qu'il représente, mais quel titre !

C'est ce qui fait la force de cet album. Du heavy-metal pur, d'une qualité musicale et technique pratiquement à toute épreuve, doublé d'une couche d'émotions diverses qui apporte une véritable plus-value à l'album.

Oh, et au passage, cela va de soit depuis quelques temps, mais vocalement, Blaze est dans SON registre, et il est impérial d'un bout à l'autre de l'album, tout simplement irréprochable.

26 Commentaires

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Syllius - 28 Décembre 2010: J'adore ce mec et sincèrement je lui souhaite aussi le succès qu'il mérite ! Quel courage a ce gars là ! Il est simplement énorme ! Et cet album est tout aussi énorme je l'écoutais en boucle à sa sortie et depuis j'ai toujours plaisir à le réécouter ! Perso je préfère Blaze dans son groupe qu'avec Maiden ! J'aime le côté plus rentre dedans que Maiden n'a pas ! Blaze ça envoie un point c'est tout !
adrien86fr - 15 Fevrier 2011: Excellente chronique, de quoi bien se préparer pour son concert au Blue Devils d'Arras la semaine prochaine.
ZazPanzer - 19 Fevrier 2011: Attention, Adrien , je ne sais pas si tu es au courant : "En raison de problèmes de santé, Blaze Bayley ne peut assurer la date du 25 février 2011 à Arras. Le concert est donc reporté au vendredi 16 septembre 2011, même lieu, même horaire."

Je me préparais à me rendre à ce concert moi aussi, avant un week-end en Belgique. Dommage.
adrien86fr - 19 Fevrier 2011: Merci pour l'info Zaz; je suis dégouté ! Moi qui écoute en boucle The X Factor et Virtual XI depuis 3 semaines et qui me rejouissait à l'idée de me rincer l'oeil avec Lynda Siewicz de Women in Iron Form.. La haine ;-(
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