On the Edge

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Nom du groupe Iron Fire
Nom de l'album On the Edge
Type Album
Date de parution Mars 2001
Produit par Tommy Hansen
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album39

Tracklist

1. Eternal Damnation 01:11
2. The End of It All 04:09
3. Prince of Agony 04:49
4. On the Edge 03:45
5. Into the Abyss 04:18
6. Thunderspirit 03:26
7. Wanted Man 04:07
8. Lost 'n' Alone 05:10
9. Forever Evil 02:41
10. Here and Alive 04:26
11. Miracle 04:29
12. The Price of Blood 04:43
Total playing time 47:14

Chronique @ AlonewithL

03 Juin 2010
Le Danemark est le pays scandinave dont la culture metal est certainement la moins célébrée, la moins encrée, eu égard notamment au nombre plus faible de formations et à leur niveau de notoriété. Néanmoins ce petit pays à l'étroit entre la mer du Nord et la mer Baltique, partage une culture dualiste très marquée entre tradition viking et génie allemand. C'est pourquoi certains groupes danois, certes peu nombreux, ont très souvent créés un impact vigoureux sur la scène metal, à l'instar de "Mercyful Fate" qui a été l'une des principales influences du mondialement connu "Metallica". Concernant plus précisément le power metal, celui-ci compte un représentant danois auquel il faut prêter une sage attention, et qui ne cesse de monter en puissance, "Iron Fire". Il s'agit encore d'une formation modeste, mais elle se s'avère être très prometteuse. On sent bien l'influence germanique sur le point de vue du son. On prend inspiration des maîtres allemands en la matière, surtout "Gamma Ray" et "Helloween", aussi bien sur le plan de la vitesse d'exécution que sur celui de la richesse des mélodies. "On the Edge" est le 2ème opus du groupe, sorti en 2001, sur des sonorités qui oscillent à la fois autour du speed metal et du power metal. Bien que nous verrons qu'"Iron Fire" ne se contente pas de s'atteler à ces deux styles. On constate également que la formation a du déjà taper à l'oeil ou plutôt à l'oreille de plus d'un, puisque Tonny Hansen leur a prêté main forte. Ce dernier a produit et mixé l'album. Il est plus connu pour son travail avec un certain "Helloween". Peut-on alors s'étonner?

L'entame de l'album sur le titre instrumental "Eternal Damnation" associe une certaine dose de sinistre et d'épique sous la présence du synthé et de sons de cloche, mais notre appréhension et palpitation produite vont être autant plus récompensées par la suite."The End of it All" commence plutôt bien avec une excellente mélodie. Les guitares s'affolent rapidement et s'engouffrent dans des chemins serpentés. Le chant est lui aussi intéressant, un peu empreinté certes, mais assez aiguisé et sifflant. On pourra en revanche regretter la qualité de production plus moyenne, n'agrémentant pas comme elle le devrait la musique minutieuse de cette jeune formation. Le titre en question comme la majorité des autres titres de l'album allie vitesse, technique, percution et maîtrise. C'est particulièrement le cas de titres tels que le très brillant "Thunderspirit" égalisant les plus grands professionnels du genre, ou "Into The Abyss" s'illustrant par un power metal avec de fréquents a tempos passant de la plénitude mélodique, du lent et lourd, à d'autres parties nettement plus speed. Ce sens de la vitesse se retrouve de manière quasi extrême sur "Forever Evil" laissant assez rêveur. On surprend nos pieds s'agiter reprenant de façon converti la cadence affolante des instruments et du chant. C'est du speed metal à tout dévorer.

D'autres titres prennent de la distance par rapport à ses compositions folles de vitesse. Parmi eux "Here and Alive" répétitif, classique, mais faisant son effet; "Prince of Agony" reprenant un ton plus régulier, moins incisif à cause du banal refrain. On note cependant l'ambiance lourde créée par les rares parties synthés. Mais l'obscurité est vite chassée par les riffs armés des guitares. Les pistes de l'album ont tous leur propres caractéristiques et on pourra être à chaque fois surpris. Le titre de éponyme "On the Edge", tout comme "Wanted Man" ont un rythme marqué par la tonicité. Les guitares sont plus tapageuses. Le chant suit souvent sa propre route, avec une différence de ton plus axée sur la force et la clarté, que sur la lourdeur de la rythmique. Sur "Wanted Man" le son est plus américain. Les interventions se font par à coups. La batterie privilégie les cymbales et agit par uppercuts. On a même droit a un petit air d'harmonica en accompagnement de la guitare. La petite influence américaine ne se tient pas qu'à ce titre. "Lost N' Alone" est une forme de ballade associant la guitare et le piano. Martin Steene au chant devient soudain sage et tendre. La voix pourra alors être comparée facilement à celle d'Axl Rose de "Guns N' Roses", très doué pour les ballades.

La fin de l'album pose néanmoins un certain problème pour les metalleux que nous sommes. La qualité musicale n'est pourtant pas du tout défaillante. En fait, celà risquerait d'en agacer certains. On cible ainsi une anomalie sur les deux dernières pistes, mais pas pour les mêmes raisons. "Miracle" est une très belle chanson. Il n'y a vraiment rien à dire sur la qualité ou bien la technique. C'est en fait une chanson indolente, à la limite du pop rock, que ce soit sur le point de vue musical, au niveau du chant ou des additionnements de voix sur le refrain. "The Price of Blood" change radicalement d'atmosphère. On retient une lourdeur, voir une apathie des instruments. Le chant se distingue par son agressivité et sa méchanceté. Le refrain permet néanmoins de se décompresser de tout cet écrasement.

"Iron Fire" n'est pas un groupe à prendre à la légère. Ils sont alaises quelque soit le registre, même si certaines de leurs compositions trahissent encore un manque d'expérience. Il en faut beaucoup car les autres formations du genre ne sont pas en manque.

14/20

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