Beyond the Void

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Nom du groupe Iron Fire
Nom de l'album Beyond the Void
Type Album
Date de parution 08 Mars 2019
Labels Crime Records
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album3

Tracklist

1.
 Intro
 00:39
2.
 Beyond the Void
 04:02
3.
 Final Warning
 03:55
4.
 Cold Chains of the North
 03:39
5.
 Wrong Turn
 03:43
6.
 Bones and Gasoline
 04:53
7.
 Old Habits Die Hard
 03:51
8.
 Judgement Day
 04:33
9.
 To Hell and Back
 03:26
10.
 One More Bullet
 04:06
11.
 The Devil's Path
 03:49
12.
 Out of Nowhere
 03:32

Durée totale : 44:08

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Iron Fire


Chronique @ dark_omens

13 Mars 2019

Un bien joli papillon...

Ce 9ième opus des Danois d’Iron Fire, baptisé Beyond the Void, s’inscrit assez logiquement dans la continuité de son prédécesseur, et plus largement de cette tendance initiée voilà bientôt 8 ans (avec notamment cet étonnant Voyage of the Damned sorti en 2012) d’une musique moins immédiatement Power Metal mais trouvant son inspiration à des sources plus diverses en un Heavy Power Metal n’hésitant pas à aller piocher dans ces mouvances plus extrêmes (Thrash, Death…) quelques petites touches.

Pour être tout à fait franc concernant cette continuité, il nous faudra reconnaitre que ce nouveau méfait est légèrement moins agressif que ne le fut Among the Dead oubliant, par exemple, la facette la plus Death que le disque sorti en 2016, lui, contenait bien plus largement. S’agissant de ces velléités Thrashy que le groupe aime à conjuguer avec ses inspirations les plus Heavy Power, contrebalancées, par des refrains, souvent, assez mélodiques, elles sont bien présentes et bien marquées. Pour illustrer le propos, prenons, par exemple, un Final Warning ou un Cold Chains of the North dont les couplets sont plutôt nerveux avec leurs guitares rugueuses et les chorus plutôt harmonieux. A ce petit jeu Beyond the Void, Wrong Turn ou encore Old Habits Die Hard parviennent, elles aussi, assez facilement, à nous convaincre. Bones and Gasoline, aux faux airs de ballade, est, quant à elle, un peu plus classique mais pas moins intéressante pour autant. Citons également l’excellent et particulièrement vif To Hell and Back ou le souffle Thrashy d’Iron Fire se mue, par instant, en rafale Thrash.

Disons également, concernant cet extrémisme musical dont fait preuve aujourd’hui Iron Fire, qu’il est bien mis en exergue aussi grâce, ou à cause selon le point de vue où l’on se place, du travail de Martin Steene qui, désormais, se cantonne dans un registre moins aigu et plus âpre que celui dans lequel il officiait autrefois.

Au chapitre des déceptions et des faux-pas, et, bien évidemment ce disque n’en est pas exempt, parlons de ces quelques rares instants où le groupe s’égare dans des volutes un peu trop mélodique (le solo de guitare ou la toute fin de One More Bullet ou encore, par exemple, cette ballade, Judgement Day que, personnellement (et j’insiste sur le ‘personnellement’), je trouve parfaitement inutile et inoffensive. Mais je reconnais aussi assez volontiers que l’exercice de la ballade n’est pas vraiment ce que je préfère dans le ou les genres qui nous occupent ici.).

Pour clore cette explication de texte concernant ce Beyond the Void, évoquons sa pochette qui est juste superbe. Si celle de son prédécesseur nous proposait la vision plus contemporaine d’un monde apocalyptique offert à une terre dévastée par une invasion massive de morts-vivants à laquelle tentait de résister une population armée de véhicules transformés pour la circonstance, ce nouvel artwork s’inscrit davantage dans celle d’un univers plus fantasmagorique. On y voit un enfant en ciré et pourvu de botte en caoutchouc jaune se promener dans une forêt d’ossement humains poursuivant un bateau en papier voguant sur une flaque rouge sang sans conscience du danger et de cette arachnide géante qui le guète de tous ses yeux. Remarquable.

Sans doute un peu moins plaisant que son prédécesseur, ce nouvel album des Danois d’Iron Fire est pourtant une vraie réussite qui, si vous aviez apprécié cet Among the Dead sorti il y a 3 ans déjà, ne saurait que vous convaincre. Et alors que d’autres se complaisent dans une expression toujours plus classique ne parvenant à y ajouter que des éléments qui ne leur ressemblent pas vraiment et qu’ils ne maitrisent pas autant qu’ils le voudraient, Iron Fire a su être audacieux et abandonner la chrysalide de ce Power Metal ultra classique qui était le sien et se muer en une créature pourvu d’une identité et d’un caractère certes pas bouleversant, ni renversant, mais qui a l’avantage de lui être suffisamment propre pour nous séduire.

1 Commentaire

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Eternalis - 15 Mars 2019:

Pure référence au "Ça" de Stephen King cet artwork (l'enfant du même âge que Géorgie, le petit bateau en papier, l'araignée géante qui est l'incarnation du mal dans le film -pas dans le livre- et les égouts...).

Sinon ça fait un moment que j'ai lâché le groupe...je les trouvais beaucoup trop répétitif. J'irais voir ce que donne cet album, le côté plus après et thrashy que tu évoques me tente . Merci ;)

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