En 2009 «
Stone’s Reach » avait placé la barre du death mélodique du côté de la stratosphère et même si «
Of Breath and Bones » ne bénéficie plus de l’effet de surprise et d’émerveillement qui avait suivi la découverte de son prédécesseur, il n’en reste pas moins que cette parution constitue un évènement et un pavé de plus lancé par BE’LAKOR, dans la mare pas toujours très nette du melodeath. Ce nouvel opus est d’un niveau que nombre de groupes reverraient d’atteindre, en vain.
Ceci posé, les australiens nous régalent à nouveau de leur death mélodique, profond et mélancolique à souhait. On a souvent cité DARK TRANQUILLITY et INSOMNIUM comme influences majeures du combo, vrai et faux à la fois.
Est-ce dû à leur origine océanique, mais BE’LAKOR a un quelque chose en plus, qui se situe du côté poignant et captivant de sa musique.
"
Of Breath and Bones" séduit dès la première écoute par son équilibre et la richesse de son inspiration mélodique. Jamais gratuite, la violence ne se dépare à aucun moment d’un feeling épique et romantique, d’un sens du riff concis et efficace. La part belle est faite aux ambiances, aux ruptures de tempo, aux plages acoustiques qui alimentent cette belle machine à rêver.
Le chant de George Kosmas est comme à son habitude d’une profondeur et d’une tenue exemplaire, avec un supplément d’âme qui fait souvent défaut à d’autres growlers. Ce qui frappe immédiatement, c’est l’homogénéité de l’ensemble, qui défile tel une immense fresque ininterrompue, ou l’on voyage de bonheurs en bonheurs.
Expressif et fédérateur, sans jamais afficher la vulgarité ou la facilité qui affleurent parfois dans le genre, cet album se révèle insolemment classieux et entêtant. Là où le combo peut se vanter de faire très fort c’est dans l’aspect progressif d’une rare fluidité, de compos jamais bavardes ou démonstratives, d’une efficacité redoutable.
Difficile d’extraire un titre de ce bloc compact. Peut-être la frénésie sophistiquée de « Remnants » en équilibre sur sa structure versatile et chatoyante, aux accents parfois subtilement doom, au lyrisme brûlant, ou bien encore « Absit
Omen » pour son riff expressif et ébouriffant, « By
Moon And Star » pour son intro de cordes et son lead à faire pleurer les plus endurcis, des morceaux qui oscillent entre six et neuf minutes qu’on ne voit pas passer, mieux, que l’on voudrait retenir encore, c’est dire !
«
Of Breath and Bones » s’apprécie dans sa globalité et surtout d’une traite.
Avec une discographie sans tâche, BE’LAKOR est sur la bonne voie pour ériger un monument sur le territoire du death mélodique. Rien de moins, et tout amateur du style se doit de posséder au moins les deux dernières pierres de l’édifice et bien évidement cette nouvelle livraison en priorité.
Par contre, même s'il est bon, j'ai été plutôt déçu de cet album, vu le MONSTRE qu'était Stone's Reach, je trouve que celui ci est bien derrière..
Mais il reste très bon, sans conteste !
Je crois que ma préférée demeure Remnants, depuis le début :)
Je trouve aussi la production encore meilleur que sur le précédant.
Enfin perso je lui donnerai la même note, je préfère leur laisser une marge car je pense qu'ils peuvent faire encore mieux !
Et Fraught pour ma part :p
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