Obsolescence

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16/20
Nom du groupe Abysmal Dawn
Nom de l'album Obsolescence
Type Album
Date de parution 24 Octobre 2014
Enregistré à Trench Studios
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album78

Tracklist

1.
 Human Obsolescence
 04:30
2.
 Perfecting Slavery
 04:46
3.
 Inanimate
 04:15
4.
 Devouring the Essence of God
 03:19
5.
 One Percent Incomplete
 03:34
6.
 Loathed in Life / Praised in Death
 04:51
7.
 By My Demons
 04:09
8.
 Laborem Morte Liberat Te
 05:21
9.
 The Inevitable Return to Darkness
 06:11
10.
 Night's Blood (Dissection Cover)
 07:04

Durée totale : 48:00


Chronique @ Goneo

20 Décembre 2020

Moins accrocheur que les précédents mais une qualité indéniable.

Trois ans après "Leveling the Plane of Existence", Abysmal Dawn revient avec un 4e album, le 2e chez Relapse Records. Ils gardent leurs habitudes d'enregistrement, en compagnie de Mike Bear et John Hadded pour s'occuper de la production et du mixage de l'opus, toujours dans les mêmes studios.

Il en est de même pour l'artwork, signé par Pär Olofsson. Le livret est de très bonne qualité, en termes de photographies et de papier avec cet effet glacé plastifié. On en découvre un peu plus sur cette pochette apocalyptique, sombre, procurant une sensation de néant dans une étendue infinie complètement déshumanisée.

Côté line-up, on retrouve bien sûr l'emblématique Charles Elliott au poste de chanteur, guitariste et parolier, et Scott Fuler à la batterie ; Mike Cosio est ici remplacé par Eliseo Garcia à la basse, et arrive dans l'équipe un nouveau guitariste, Andy Nelson. Si l'album est principalement composé par Charles et Scott, "Devouring the Essence of God", lui, est concocté par Andy, au moment où Eliseo a participé à l'élaboration de "The Inevitable Return to Darkness".

Dès la première seconde, on est plongé dans un death metal, technique et brutal. Après deux compos au tempo très élevé, "Inanimate" vient apporter le côté écrasant, plus groovy, et idéalement placé. Pour sa part, "Devouring the Essence of God", avec ses accents à la Morbid Angel, nous démontre toute l'étendue du talent du groupe ; imposant une ambiance apocalyptique futuriste, cette piste est un véritable point fort de l'album. Plus encore, ce morceau aux multiples changements de rythmes serait un bon résumé de ce "Obsolescence ".

Le tempo général est plus élevé que sur les précédents albums, et je le trouve un peu moins facile d'accès que ses aînés. Comme d'habitude chez Abysmal Dawn, l'album est très bien réfléchi dans sa manière d'articuler ses compositions. "Loathed in Life / Praised in Death", par exemple, est plus basé sur l'atmosphère, une chanson lente qui permet une immersion totale aidant précisément à la compréhension de l'oeuvre. Je veux dire en cela qu'il a tout de la construction d'un grand album.

L'opus se termine sur "The Inevitable Return to Darkness", une compo aux multiples facettes, qui est pour moi une pièce maîtresse de ce "Obsolescence" . Extrêmement brutal sur l'intro, puis plutôt groovy avec ses tempos appuyés qui vont renforcer sa puissance, c'est sur une trame plus progressive que sa partie finale va s'achever. Une reprise de "Night's Blood" de Dissection vient clôturer l'album, titre bonus en l'occurrence bien intégré à l'ensemble tout en étant parfaitement exécuté.

On y retrouve des thèmes comme le côté déshumanisé des machines face l'homme, avec des paroles abordant des sujets sur une réflexion de la vie face à la sensation de ne rien pouvoir faire, et l’inévitable thème de la mort sur fond d'apocalypse.
Exemple sur "Inanimate" :
"Rejoignez les martyrs qui meurent pour rien
Ou des esclaves qui ne vivent pas du tout."
Ou ici sur "The Inevitable Return to Darkness" :
"Pendant toutes ces années, nous avons régné en maîtres
Retour aux débris célestes
La chaîne alimentaire s’effondre sous un ciel brûlant
Ce changement climatique nous condamne à mourir"

Personnellement, je trouve cet opus moins accrocheur que les précédents. La qualité du groupe étant indéniable, il serait quand même dommage de passer à côté. Abysmal Dawn poursuit son chemin, restant dans sa ligne conductrice, lui permettant par là même d'affiner sa personnalité. Bien équilibré, je n'aurais pas de réel défaut à lui opposer. Album à la fois moderne dans sa production et son orientation, tout en mêlant des influences de groupes ayant marqué l'histoire comme ceux précités (Morbid Angel, Fear Factory, Dissection). D'ailleurs, ce mélange old school et new school s'observe dans leurs remerciements : d'un côté, Cannibal corpse, Immolation, Hate Eternal, Vital Remains... ; de l'autre, Obscura, Decripit Birth, All shall Perish...

Avec cet opus, Abysmal Dawn s'inscrit dans la lignée de tous ces groupes typés "Brutal death Technique" comme Hour Of Penance, Hideous Divinity, Murder Made God.... Sa grande force est d'arriver à équilibrer tout cela, et ce, sans jamais aller trop dans la démonstration technique, ni trop dans l'extrême violence ; ils ont une capacité à doser précise qui fait la marque des grands groupes. Il leur manque juste l'album qui pourra le prouver, et malheureusement ce ne sera pas celui-ci même s'il s'agit-là d'une bonne sortie.
14/20.

1 Commentaire

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Formetal - 20 Décembre 2020:

Belle chronique! J'ai eu un peu de mal avec cet album au départ. Mais, après quelques écoutes, j'ai été finalement conquis. Un bel album de death solide, technique et furieux, mais accessible.

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