L'Italie nous en fait voir de toutes les couleurs depuis un bon moment en matière de death metal, et encore plus depuis l'essor des
Hour Of Penance et autres
Fleshgod Apocalypse. Le brutal death du coin s'est avéré être un vrai crue dont beaucoup raffolent, de par son efficacité, sa puissance et son côté moderne et sombre.
L'ex guitariste et membre fondateur d'
Hour Of Penance, Enrico Schettino, a assimilé cette patte et c'est ainsi qu'il fonde en 2007
Hideous Divinity, accompagné de membres aux univers variés. C'est après une démo du nom de «
Sinful Star
Necromancy » que les Romains sortent leur premier opus «
Obeisance Rising » chez le prestigieux label Unique Leader tout en se dégotant Stefano Morabito pour ce qui est du mixage aux désormais connus 16th Cellar Studios, conférant donc une production massive, quoique lisse.
Ces crédits ne peuvent que les ramener à
Hour Of Penance, dont l'album «
Sedition » est sorti plusieurs semaines avant «
Obeisance Rising ». Deux albums finalement proches et quelque peu bâtis de la même manière, l'influence de l'ancien groupe de Schettino se faisant sensiblement ressentir. Toutefois, là où «
Sedition » se perd dans la linéarité et le manque d'originalité, « Obeissance
Rising » détruit tout sur son passage en imposant une force et une puissance à toute épreuve.
L'opus aux tons vert fluo (que ce soit la pochette ou les images des membres) prévient l'auditeur contre les dangers de la télé, de la cupidité et de la société de consommation, qui nous rendent esclaves de notre propre vie quotidienne. L'introduction « A New
Morning » est un pas vers cette mort lente, avec ces sons étranges et ces voix déshumanisées en fond, avant l'arrivée de riffs costauds, et surtout tronçonneurs sur «
Life During
Epidemic ».
On ressent d'ores et déjà la touche
Hour Of Penance, mais
Hideous Divinity a le mérite d'envoyer un riffing original dans son brutal death assez technique, il faut l'avouer. Puissant, accrocheur et maîtrisé sur un «
Summoning Fists to
Heaven » faisant la part belle au couple basse/batterie, lourd, dévastateur et entraînant sur le duo « I
Deny My
Sickness » et « Bred for
Slavery » avec ces changements de rythmiques intéressants, tout est bon à prendre, et le growl efficace de l'autre Enrico (Di Lorenzo) ne peut que nous transporter dans ce déferlement incessant de violence et de technique.
Les soli aussi arrivent à se faire une place en apportant leur dose de mélodicité, comme sur « A New
Hope of Worms » ou le terrible « Laughing at the Ephemeral Race » avec son petit côté
Behemoth. Bien exploités quoique peu développés finalement, ils savent offrir à l'auditeur l'intensité qu'on réclame chez un groupe de brutal death italien.
Hideous Divinity s'en tire vraiment bien et Enrico Schettino réussit à battre ses confrères d'
Hour Of Penance avec brio. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce «
Obeisance Rising » a de quoi consoler les déçus du «
Sedition », tout en ayant le mérite d'apporter l'efficacité et l'intensité nécessaires pour se placer parmi les sorties les plus marquantes de l'année.
Cet opus dévastateur enterre Hour Of Penance sur son propre terrain, ce dernier malgré une qualité de composition indéniable a toujours du mal à se débarrasser de ses influences Behemoth et l'intensité du disque est fluctuante, tout le contraire de Obeisance Rising qui ne faiblit pas une seconde.
Chronique juste, merci.
Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire