Alors que le Death
Metal italien semble encore et définitivement dominé par les bêtes de
Hour Of Penance et les vampires de
Fleshgod Apocalypse, un groupe commence à bâtir un empire solide et vertigineux. Cet empire, c'est celui des machines de
Hideous Divinity, qui délivrent en cette année 2014, via Unique Leader Records, leur deuxième album.
Après un
Obeisance Rising qui avait alors en
2012 éveillé la curiosité sans pour autant assurer sa place au groupe sur le podium mortuaire italien, le groupe revient avec
Cobra Verde. Les teintes de vert sont abandonnées au profit du violet, et la masse de visages haineux entremêlés de corps reptiliens ondulants nous laisse envisager la haine qu'elle contient.
Dès l'ouverture, le groupe déballe rapidement ses premiers riffs, évitant l'introduction bien trop longue de leur premier méfait. La production est bien plus puissante et le son des guitares est très lourd.
Le jeu des guitaristes est varié, rapide et les solos de « The
Somber Empire », « The Alonest of the Alone » ne pourront que vous le garantir. Ceux-ci laissent heureusement une place amplement méritée à la basse de Stefano qui montre la perfection de son jeu sur, entre autres, l'excellent «
Sinister and
Demented ». La batterie, dont la rapidité n'a d'égal que la précision, nous offre également d'écrasants breakdowns que l'on se répétera inlassablement, notamment sur le titre « The
Somber Empire », ou encore le morceau éponyme, accordant également quelques notes sinistres dépourvues de distorsion.
Mieux encore, le chant n'est en aucun cas délaissé au profit de la grande technicité des musiciens. Alternant entre growls très profonds, chant guttural et dissonant, cris de douleur et de haine, Di Lorenzo dévoile un spectre vocal plutôt riche, dont on pourra retrouver tous les détails sur le splendide « Salt in the
Martyr's Tear »
Finalement, ce qui constituerait l'unique faiblesse de
Cobra Verde, c'est cette outro « Adjinakou », aux sonorités qui rappellent très clairement
Belphegor et qui n'a donc pas vraiment sa place ici. De presque cinq minutes, le morceau se traîne sans rien révéler. Mais c'est finalement la reprise de « The Last and Only Son » de Riping
Corpse qui achèvera l'album. Un excellent choix qui permet aux musiciens de dévoiler encore une part de leur technique à travers un morceau riche en ambiances.
Hideous Divinity s'améliore donc encore, délivrant un Death
Metal d'une technicité impressionnante sans pour autant renouveler le genre. Il reste toutefois un groupe à surveiller de très près si ça n'est pas encore le cas, car en plus de ses excellentes performances en live, le combo risque très vite de se trouver une place prestigieuse dans le royaume du Death Technique.
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