Need to Control

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
16/20
Nom du groupe Brutal Truth
Nom de l'album Need to Control
Type Album
Date de parution 25 Octobre 1994
Style MusicalDeath Grind
Membres possèdant cet album154

Tracklist

1.
 Collapse
 05:02
2.
 Black Door Mine
 01:41
3.
 Turn Face
 01:29
4.
 Godplayer
 04:06
5.
 I See Red
 02:49
6.
 Ironlung
 04:21
7.
 Bite the Hand
 02:06
8.
 Ordinary Madness
 05:04
9.
 Media Blitz (The Germs Cover)
 00:56
10.
 Judgement
 02:34
11.
 Brain Trust
 02:43
12.
 Choice of a New Generation
 01:59
13.
 Mainliner
 02:18
14.
 Displacement
 04:14
15.
 Crawlspace
 01:34

Bonus
16.
 Wish You Were Here... Wish You'd Go Away (Pink Floyd Cover) (Re-Issue 2010)
 04:58
17.
 Painted Clowns (Re-Issue 2010)
 02:51
18.
 Dethroned Emperor (Celtic Frost Cover) (Re-Issue 2010)
 05:01
19.
 Eggshells (Re-Issue 2010)
 03:09
20.
 Head Cheese (Re-Issue 2010)
 02:13

Durée totale : 01:01:08


Chronique @ Fabien

31 Mars 2007
Deux ans après la parution d’Extreme Conditions Demand Extreme Responses, Dan Lilker et ses acolytes reviennent en ce mois d’octobre 94 avec Need to Control, se débarrassant désormais de leurs influences deathmetal pour pointer désormais vers une pureté grindcore plus évidente et parfaitement assumée. Ce second album se veut plus radical, renforçant la violence sans pitié des blast-beats et augmentant encore la brutalité d’un cran.

Machine grindcore d’une puissance renversante, Need to Control est un formidable contraste entre vitesse supersonique, côté parfois chaotique, et moments d’une lourdeur fracassante, à l’image de l’opposition entre le cataclysmique morceau Black Door Mine et l’écrasant Crawlspace.

Brutal Truth donne en outre davantage d’importance aux éléments punk-hardcore, la véritable racine du grindcore, qui ne résulte à l’origine que d’une simple évolution de ce style revendicateur vers plus de radicalisme et de brutalité métallique. Impossible de résister ainsi au break hardcore mortel de l’impitoyable Choice, ainsi qu’à la bonne reprise Media Blitz du groupe de punk-rock nord-américain The Germs, où le groupe assume parfaitement son détachement des sphères purement deathmetal, et sur lequel Mike Williams de EyeHateGod vient pousser quelques gueulantes.

Bénéficiant de surcroît d’une production à la puissance encore inédite dans le style, Need to Control superpose les éléments pour restituer au final un chaos indescriptible, mais pourtant brillamment canalisé. Depuis les rythmiques effrénées de Rich Hoak, en passant par la basse ronflante de Dan Lilker et la guitare assassine de Brent McCarty, jusqu’aux vocaux terrifiants de Kevin Sharp, à la fois gutturaux et hurlés, Brutal Truth dévaste tout sur son passage.

Correspondant idéalement à l’esprit purement grindcore que Brutal Truth défend encore aujourd’hui, Need to Control dépasse également Extreme Conditions en terme de brutalité pure. En revanche, ses titres restent parfois chaotique, mais également d’une qualité inégale, passant du meilleur au plus dispensable, pour citer le bruitiste Ironlung et ses quatre minutes éprouvantes. Manifeste de violence, à l’accroche moins évidente que les morceaux cultes que renferme son impitoyable prédécesseur, l’album ne se dompte certainement pas en quelques écoutes, tant ses déflagrations peuvent être déstabilisantes de prime abord.

Fabien.

3 Commentaires

4 J'aime

Partager
Brutaltoto - 06 Fevrier 2013: Avec tout mon respect, plusieurs erreurs se sont glissées dans ta chro Fabien.
Déjà, Media Blitz est une reprise de The Germs et pas de Eyehategod; c'est en faite le chanteur de Eyehategod qui chante sur une partie du morceau.
Le reste est une question de point de vue, mais bon... quand tu dis qu'ils ont renforcé la violence des blast-beats,je ne peux pas être d'accord puisque BT est un des premiers groupes,si ce n'est le premier, à avoir utilisé ce que l'on appelera plus tard le gravity-blast (ou hyper-blast) sur Extreme Conditions. Les blasts de Hoak sont certes très rapides, mais sûrement pas autant que ceux de Scott Lewis. Enfin, quand tu dis que le hardcore est la seule et véritable origine du grind... tu fais peut-être référence au grind des groupes ricains, mais les tous premiers groupes de grind (à part peut-être Repulsion, SOB et un ou deux autres) viennent de la scène Anglaise, non? Et les Napalm Death, Extreme Noise Terror et autres Unseen Terror étaient quasiment tous des groupes de punks avant de dévier (c'est le mot) vers le grind. Tu avouera que la scène hardcore et la scène punk, ce n'est pas exactement la même chose... D'ailleurs, Kevin Sharp lui-même avouait dans l'excellente réédition du Need to Control qu'il avait grandit en étant punk (gros fan des Dead Kennedys et de la scène punk de Los Angeles)!!!
Mais bon, pas de soucis Fab, tu restes le grand maître Jedi des chroniques de l'extrême et le meilleur d'entre nous!!!
In Grind we Crust.
Fabien - 06 Fevrier 2013: "Media Blitz est une reprise de The Germs et pas de Eyehategod ; c'est en fait le chanteur de Eyehategod qui chante sur une partie du morceau."
* Oups, merci, c’est corrigé !

"Quand tu dis que Brutal Truth a renforcé la violence des blast-beats, je ne peux pas être d'accord puisque qu’il est un des premiers groupes, si ce n'est le premier, à avoir utilisé ce que l'on appellera plus tard le gravity-blast (ou hyper-blast) sur Extreme Conditions. Les blasts de Hoak sont certes très rapides, mais sûrement pas autant que ceux de Scott Lewis."
* Je ne prétends pas que les rythmes explosifs de Hoak sont plus rapides que ceux de Lewis, je veux seulement souligner qu’à mon sens, Need to Control possède un côté plus radical, choatique et indomptable que son prédécesseur, les deux albums étant toutefois niveau vitesse tout aussi cataclysmiques, c’est un fait. Sinon, ravi d’apprendre que Lewis frappait sa caisse claire avec l'olive de la baguette, utilisait l’inertie pour frapper le cerclage avec le corps de cette dernière, et remontait légèrement sa main pour utiliser de nouveau l'olive. Ce n’est pas évident au premier coup d’oreille, héhé.

"Enfin, quand tu dis que le hardcore est la seule et véritable origine du grind..."
* Oui, je persiste et signe. Le hardcore originel n’est qu’un simple diminutif de punk-hardcore, d’où le grindcore (Suède, Angleterre, Japon, US) est directement issu à la base. Je viens d’ailleurs d’écrire le terme non tronqué dans la rédaction pour éviter toute confusion.

"Tu avoueras que la scène hardcore et la scène punk, ce n'est pas exactement la même chose..."
* Si et mille fois oui. Le punk-rock (=punk) a ouvert la brèche d’une scène plus rapide et extrême au début des années 80, le punk-hardcore (= hardcore), avec Black Flag, Bad Brains, Minor Threat, Dead Kennedys, j’en passe et des meilleurs.

"D'ailleurs, Kevin Sharp lui-même avouait dans l'excellente réédition du Need to Control qu'il avait grandit en étant punk (gros fan des Dead Kennedys et de la scène punk de Los Angeles)!!!"
* C’est exactement ce que j’écris. « Brutal Truth donne en outre davantage d’importance aux éléments punk-hardcore, la véritable racine du grindcore, qui ne résulte à l’origine que d’une simple évolution de ce style revendicateur vers plus de radicalisme et de brutalité métallique ».

"Tu fais peut-être référence au grind des groupes ricains, mais les tous premiers groupes de grind (à part peut-être Repulsion, SOB et un ou deux autres) viennent de la scène Anglaise, non ?"
* Hou là, je commence à perdre le fil de la divagation. Ou ai-je écrit dans cette critique que la scène nord-américaine avait la primauté du grindcore ? Sinon aux US, le pionnier d’un HC extrême est à mon sens Siege sur le terrible Drop Dead. En 1984, c’est à ma connaissance ce qui se faisait de plus brutal en HC sur le territoire outre-Atlantique. Parmi les groupes HC les plus virulents, outre DRI sur Dirty Rotten LP en 1983, je pense aussi à la fameuse démo-tape How Could Hardcore Be any Worse des suédois d’Asocial en 1982. Au Royaume-Uni, la vitesse cataclysmique est arrivée un peu après, vers 85/86 avec l’essor de batteurs comme Steve Charlesworth ou Mick Harris (l'inventeur des termes 'grindcore' & 'blast-beat' et celui ayant standardisé le mitraillage sur la caisse claire).

"Et les Napalm Death, Extreme Noise Terror et autres Unseen Terror étaient quasiment tous des groupes de punks avant de dévier (c'est le mot) vers le grind"
* Ben oui, puisque le grindcore n’est qu’à la base que du punk-hardcore extrême. Toutefois, Broadrick & Bullen étaient aussi de gros fans de Celtic Frost, et Dickinson & Embury de Slayer, Repulsion ou Insanity. Outre la vitesse sans cesse repoussée dans les 80’s, la métallisation du son est une donnée très importante dans le processus. A ce titre, je t’encourage à lire entre autres les chroniques de Napalm Death – Scum, Heresy / Concrete Sox – Split 87, Extreme Noise Terror – A Holocaust in your Head, Unseen Terror – Human Error, où j’explique plus précisément ces bouts d’histoire de la scène punk-hardcore-crust-grind anglaise. Je suis hyper fan de cette scène HC/grind british des 80’s depuis la sortie de From Enslavement to Obliteration.

"Mais les tous premiers groupes de grind (à part peut-être Repulsion)"
* Repulsion, c’est pour moi du deathmetal avec de belles histoires gores ou de zombies, tout comme Carcass ayant définitivement versé dans le deathmetal à partir de Symphonies of Sickness. Cela peut toutefois prêter à débat et je sais que tout le monde ne partage pas mon avis.

In grind we crust.
Fabien.
Brutaltoto - 07 Fevrier 2013: Mea culpa, je me suis vraiment mal exprimé...
Je n'avais pas compris ton propos sur le renforcement des blast-beats; ton propos était donc global, et non sur ce point précis, autant pour moi.
*"Sinon, ravi d'apprendre que Lewis....,héhé".
Je comprends ce que tu veux dire: moi, il m'aura fallu presque 20 ans pour m'en rendre compte, ahah. Il n'était bien évidemment pas dans mon intention de t'apprendre quoi que ce soit et encore moins de faire la leçon, désolé que tu l'ai compris comme ça.
Sur le dernier point, j'ai compris pourquoi j'ai buggé. Je n'avais tout simplement pas saisi ta notion du mot hardcore (en réalité le diminutif de l'expression punk-hardcore comme tu l'explique très bien). Perso, j'ai toujours résumé ça (peut-être à tort) au simple mot punk, d'ou ma digression sur les groupes de grind Anglais qui n'avait donc pas lieu d'être. Bref, juste un problème de vocabulaire.
Et merci pour les infos...
Grind in peace.
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire