Monster Philosophy

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Nom du groupe DAD (DK)
Nom de l'album Monster Philosophy
Type Album
Date de parution 10 Novembre 2008
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album41

Tracklist

1. Revolution
2. Nightmares in the Daytime
3. Too Deep for Me
4. Beautiful Together
5. Monster Philosophy
6. Milk and Honey
7. You Won't Change
8. You Had a Head
9. I Am the River
10. Chainsaw
11. Money Always Takes the Place of Life
12. Nightstalker
13. If I Succeed
Bonustrack (European Release)
14. House of Fun
Bonustrack (Re-Issue 2011)
14. House of Fun
15. 31 Days (Demo 2008)

Chronique @ vincysteria

10 Mai 2018

Un Monster Philosophy, aux mélodies qui rentrent immédiatement en tête, aux airs de reviens-y.

On écrit pour différentes raisons. Comme le dit Lofofora dans son dernier album acoustique "Simple Appareil" : "Si les regrets sont stériles, les remords sont indélébiles". J’écris ce texte aujourd’hui pour évacuer déception et frustration. Comme un dernier clin d’œil.


“Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière”.

Cette citation de Michel Audiard ne pourrait pas mieux traduire le génie créatif des Danois. Ces musiciens complètement exubérants (Stig Pedersen qui joue sur une basse deux cordes, Jacob Binzer toujours affublé d’un chapeau haut de forme…) nous livrent, depuis 1986 et "Call of the Wild", un hard-rock de grande qualité, récompensé par de nombreuses premières places dans les charts danois (Soft Dogs en 2002, Scare Yourself en 2005). Monster Philosophy, quant à lui, n’échappera pas à la règle et terminera numéro un des ventes d’albums au Danemark en 2008. Une reconnaissance malheureusement assez locale, leurs fans se trouvant principalement dans les pays nordiques (Suède, Finlande…), le groupe n’étant quasiment pas connu en France.

Monster Philosophy, dixième album du quatuor de Copenhague, est dans le parfaite lignée de "Scare Yourself" : un Hard-Rock énergique, doté d’un son massif. Chaque instrument est idéalement mixé, notamment la batterie qui claque et le chant de Jesper, reconnaissable entre mille, toujours aussi direct et mélodieux.

"Revolution" démarre l’album pieds au plancher avec son refrain scandé en chœur. Jacob réalise une belle performance à la six cordes avec ce riff incisif et ce solo, peu rapide, mais parfaitement exécuté. Un excellent titre d’ouverture, parmi les plus énergiques de la discographie de D-A-D, aux côtés de "Epty Head" sur "Simpatico" ou "Bad Craziness" sur "Riskin’it All".

L’album navigue entre chansons entrainantes : "Nightmares in the Daytime" et son refrain immédiatement mémorisable, "Beautiful Together" qui comporte des parties uniquement basse-batterie-chant d’une redoutable efficacité et des chansons plus mid tempo - tout en gardant une vraie cohérence tout au long de l’album - avec les excellentes "Too Deep for Me", probablement la chanson où Jesper chante le mieux et nous délivre le plus d’émotions, "Milk and Honey", "If I Succeed" ou encore "I Am the River". Cette dernière repose presque uniquement sur la beauté du couple guitare sèche-voix de Jesper qu’il module magnifiquement.

Malgré la qualité globalement homogène de "Monster Philosophy", deux chansons sortent particulièrement du lot : "Monster Philosophy" ainsi que "House of Fun". La chanson éponyme, elle, marque par ses samples et sa batterie, tout en contre temps sur le refrain, particulièrement sautillante et idéale pour faire passer le temps dans les bouchons lorsqu’on essaie de la suivre sur le volant. La voix de Jesper se veut nasillarde sur les couplets et beaucoup plus rock sur les refrains. "House of Fun" aux mélodies qui rentrent immédiatement en tête, aux airs de reviens-y, termine l’album en beauté avec sa basse ronde et son refrain énergique.

"Chainsaw" et "Nightstalker" seront les deux seules pistes un peu moins marquantes du disque. La première pour son riff assez banal et la seconde pour son côté redondant malgré un énorme basse-batterie et un chant toujours aussi maîtrisé.

22 ans après son premier opus, D-A-D nous gratifie, une fois de plus, d’un album d’une grande qualité. Une habitude dirons-nous. Energique, mélodique, rythmé mais sachant jouer la carte du mid-tempo lorsque c’est nécessaire, les Danois ont encore de très belles heures devant eux. Oui, heureux soient ces fêlés, car leur musique resplendit de mille feux.


A ma Fleur,
Que j’ai laissé faner,
Cet album restera le nôtre.

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PhuckingPhiphi - 10 Mai 2018:

J'étais un grand fan de DAD à la grande époque de la paire imparable "No Fuel Left for the Pilgrims" et "Riskin' in All", mais j'avais lâché après un "Helpyourselfish" expérimental qui m'avait fortement déstabilisé à l'époque. Voilà quelques années, j'étais tombé par hasard sur ce disque et je m'étais dit : "Tiens, ils existent encore, eux ?!". Du coup, je l'avais acheté par pure curiosité, histoire de voir ce que donnaient nos danois vingt ans plus tard…

Évidemment, le charme n'avait pas opéré avec la même intensité qu'à la fin des années 80, mais je dois reconnaître que cette galette ne manque pas de charme, même si ça fait un bout de temps que je ne l'ai plus écoutée. La chanson titre est très sympa et, si ma mémoire est bonne, on retrouve intact le talent d'autrefois à l'occasion de ritournelles comme "Money Always Takes the Place of Life ".

Faudra un jour que je rejette une oreille plus attentive sur le reste de la disco des mickeys nocturnes, quelque chose me dit qu'ils ne méritaient finalement pas le désintérêt qui fut le mien.

Merci pour la kro ! :)

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