Metal Health

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Nom du groupe Quiet Riot
Nom de l'album Metal Health
Type Album
Date de parution 08 Fevrier 1983
Labels Epic Records
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album317

Tracklist

1. Metal Health (Bang Your Head) 05:16
2. Cum on Feel the Noize (Slade Cover) 04:50
3. Don't Wanna Let You Go 04:42
4. Slick Black Cadillac 04:12
5. Love's a Bitch 04:11
6. Breathless 03:51
7. Run for Cover 03:38
8. Battle Axe 01:38
9. Let's Get Crazy 04:08
10. Thunderbird 04:43
Bonustracks
11. Danger Zone 05:06
12. Slick Black Cadillac (Live) 05:14
Total playing time 51:29

Chronique @ adrien86fr

20 Octobre 2010
Février 1983. 8 ans après avoir été formé à Los Angeles par le photographe de concerts Kevin duBrow et un certain Randy Rhoads et après l’enregistrement de 2 albums dispensables réservé au marché japonais, Quiet Riot sort enfin sur ses terres un opus digne de ce nom intitulé « Metal Health » sur Epic Records. A l’image du personnage désormais culte de la pochette de l’album arborant un masque de gardien de but de hockey sur glace, l’émeute silencieuse est prête avec cet opus à partir au combat sur le ring du heavy metal américain avec pour principaux adversaires Mötley Crüe, Ratt et Dokken.

Le batteur Frankie Banali à l'honneur d'introduire Quiet Riot à la face du monde en ouvrant l'éponyme « Metal Health », très bon morceau mid-tempo qui fait monter la sauce et voit le groupe pratiquer un hard rock/metal certes traditionnel mais terriblement efficace. D’efficacité, il en est justement plus que question avec le tube incontesté du disque et du groupe ; le très énergique et entraînant « Cum on Feel the Noize », reprise hard du tube glam rock de 1973 des britanniques de Slade. Sur ce morceau, le jeune guitariste Mexicain Carlos Cavazo exécute l’un des plus beaux soli de guitare de l’histoire du hard rock/heavy metal et justifie ainsi pleinement son remplacement du génie Randy Rhoads, décédé tragiquement l’année précédente dans un accident d’avion alors en tournée avec le mad man Ozzy Osbourne. L’influence des années 70 sur les compositions de ce « Metal Health » s’avère être palpable notamment sur « Don’t Wanna Let you Go » et de sa rythmique que l’on pourrait aisément retrouver dans la bande son d’un épisode de Starsky et Hutch, et « Slick Black Cadillac » qui possède tant dans son texte que dans sa structure un semblant de feeling Springsteenien période « Born to Run ».

Avec ce « Metal Health » donc, on a semble t-il affaire à un disque dont l’inspiration et la motivation de la démarche n’ont d’égal que l’indéniable feeling rock qui s’en dégage. A défaut d’être vraiment originales, les compositions de ce premier véritable album de Quiet Riot sont hyper efficaces et transpirent incontestablement un heavy/rock puissant et on ne peut plus déterminé, à l’image du sublime « Run for Cover ». Aube des années 80 et gestation du mouvement hair metal obligent, une part de l’album est laissée à des morceaux plus lents et empreints d’émotions tels « Love’s a Bitch », fausse ballade mid tempo mais finalement vrai morceau rock qui commence pourtant par quelques notes de guitare acoustiques et les lamentations d’un Kevin duBrow (R.I.P. 1955-2007) affligé par le départ d’une énième conquête féminine, et la magnifique et introspectrice « Thunderbird » et son intro de piano, vraie ballade quant à elle qui suscitera chez l’auditeur une émotion rare et intense.

Avec ce « Metal Health » inspiré et honnête dans son exécution, Quiet Riot a su saisir efficacement sa 2ème chance et est parvenu à marquer les saintes années 80 d’une empreinte indélébile. Cependant, le style pratiqué sur cette galette s’avère peut être un peu trop marqué par les 70’s pour être un album réellement original et représentatif des années 80 et de la scène hair metal alors embryonnaire. L’album manque peut être d’une identité propre, que possède par exemple un « Shout at the Devil » de Mötley Crüe paru plus tard la même année. Néanmoins, un classique devenu indispensable.

18 Commentaires

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Cucrapok - 07 Avril 2013: Petite anecdote pour ceux que ça intéresse. Spencer Proffer a été approché pour produire Appetite for Destruction mais il fut écarté par le groupe comme plusieurs autres. C'est lui par contre qui a suggéré d'ajouter une finale dramatique à Sweet Child o' Mine. Cherchant des paroles pour cette finale, Axl répétait pour lui même "Where do we go, where do we go now?" Et Spencer de dire Pourquoi pas chanter ça tout simplement?
samolice - 02 Octobre 2013: Merci pour l'anecdote Cucra, elle m'avait échappé.
Comme il n'y a pas encore de chro de l'album suivant - alors Adrien tu roupilles ou quoi? -, je me permets de laisser le message ici.
Dans mes souvenirs, les 2 albums étaient des frères jumeaux. Que nenni! Je trouve "Condition Critical" bien en dessous. A part un ou deux titres, tout est moins bon. Je n'ai mis que quasi 30 ans à m'en rendre compte, c'est bien, je progresse.
adrien86fr - 03 Octobre 2013: "Condition Critical" est en effet en dessous de son mythique et intouchable prédécésseur, mais contient cependant quelques titres sympas tels "Sign of the Times", "Party All Night" ou encore le titre éponyme. Chose que je ne savais pas et que je viens de voir, Quiet Riot a dejà changé 3 fois de chanteur depuis la disparition de Kevin Dubrow.. A en rire ou a en pleurer.
Cucrapok - 03 Octobre 2013: J'ai lu cette anecdote dans l'autobiographie de Slash. Très bon, je recommande la lecture à tous ceux qui ont apprécié The Dirt.
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