Mauvaises Graines

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17/20
Nom du groupe Killers (FRA)
Nom de l'album Mauvaises Graines
Type Album
Date de parution 2000
Style MusicalHeavy Speed
Membres possèdant cet album68

Tracklist

Tracks 12 & 13 are bonustracks (Re-Issue 2015)
1.
 Attaque
 03:40
2.
 Le Secret des Dieux
 03:02
3.
 Le Loup
 03:08
4.
 Mauvaise Graine
 04:16
5.
 Le Meilleur des Mondes
 05:12
6.
 Azken Agurraren Negarra
 05:30
7.
 Sous France
 03:51
8.
 1984
 03:29
9.
 L'Hiver
 04:15
10.
 Avenir Passé
 03:31
11.
 La Reine des Nuisibles
 04:26

Bonus
12.
 Temoin
 04:31
13.
 Histoire d'un Homme
 06:03

Durée totale : 54:54


Chronique @ mattpriest

09 Juin 2008
J’entends souvent dire que la scène française est riche en bon groupes, mais généralement il s’agit plus de groupe de metal extrême du genre anorexia nervosa !!! Bizarre lorsque vous avez des groupes qui sont là depuis des décennies, et surtout encore en activité, comme Killers par exemple !

On retrouve le groupe basque avec un neuvième album qui sort seulement 1 an après « 109 » ! On peut dire que le groupe est en pleine forme. On peut le voir rien qu’en entendant cette galette. Le Heavy speed que nous balance le groupe est très accrocheur.

On retrouve donc ce qui a fait, et fait encore et toujours, le succès du groupe. Cet album n’échappe pas à la règle. Les guitares sont toujours présentes, avec un certain degré d’intensité, les riffs sont puissants, accrocheurs, dynamiques. On entend également des solos et des parties après les solos plus mélodiques, et plus allongées surtout, ce qui est très agréable à l’écoute. Et surtout sous fond d’un son assez année ‘80/’90 ! Le chant est toujours aussi charismatique, avec la voie de Bruno Dolheguy reconnaissable entre mille. Certaines parties du chant sont plus maitrisés que d’autres, les parties où il faut monter dans les aigues n’ont jamais été le fort du chanteur, mais il fait encore une prestation honorable ici. On retrouve encore une batterie parfaite : des rythmes rapides, maitrisés en tous points, avec des parties de doubles et de rides sublimes ainsi que des contres temps parfaits :que du bonheur à l’écoute. On a même droit à des mélodies particulières, comme sur « Azken Agurraren Negarra » chanté en basque et aussi en français, s’il vous plait. Ce que je trouve beau c’est que le groupe n’hésite pas à mettre en avant ses origines régionales, quand on connait les conflits dans cette partie de la France, avec les nationalistes. Les mélodies des guitares sont encore très belles, et amène à avoir un sentiment de nostalgie, avec des solos de plus en plus longs. On peut même entendre à la fin de cette musique, la trompette et le son lors d’un enterrement ! (sans doute en relation avec la mort du batteur Nicko Andrieu RIP)!

On enchaine avec des morceaux un peu plus engagés par les paroles, notamment « Sous France » et «1984 », avec des mélodies en intro.

Je vous conseil de vous attardez sur les paroles, certes c’est en français et certains n’arrive pas à écouter du Metal dans leur langue, mais ici les paroles sont présentes et méritent de se pencher dessus.

Tout au long de l’album, les mélodies ainsi que la rapidité d’exécution des morceaux vous rappel qu’il ne faut enterrer le groupe. On retient toujours aussi facilement les mélodies des morceaux, surtout des refrains.

Et même si on a déjà entendu ce que nous offre à nouveau le groupe, on ne lasse pas d’entendre de nouveaux morceaux. A écouter sans attendre !

3 Commentaires

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albundy57 - 29 Novembre 2010: KILLERS est un pur bonheur, autant sur disque qu'en live.
Véritable vétérans de la scène française, c'est le seul groupe n'ayant jamais cessé d'être en activité, alors qu'il y a eu les splits de ADX , SORTILEGE ou encore VULCAIN (bien qu'ils se soient presque tous reformés aujourd'hui...).
Merci donc aux basques de KILLERS ,qui prouvent qu'un métal sincère et de qualité peut traverser les années même en France.
Voilà un groupe qui mériterait largement plus de considération qu'un GOJIRA...
leprechaun - 15 Octobre 2012: Franchement c'est bien un commentaire typiquement français de base. Au lieu de souhaiter à Killers un succès à l'image de Gojira, on oppose deux fleurons du métal français.
Et c'est toujours comme ça en France : lui il a plus donc je veux qu'il ai moins au lieu d'exiger la même chose. Surement de la jalousie et de l'aigreur.
albundy57 - 04 Décembre 2012: Non mais c'est quoi cette conclusion à la mord moi le noeud que tu nous sors là??
Je voulais simplement dire que KILLERS n'a malheureusement pas cette renommée qu'ils mériteraient de par leur qualité musicale et leur longévité.
De plus ils représentent une image du métal que je respecte plus que celle d'un GOJIRA ou DAGOBA, combos qui sont sans doute les plus connus lorsque l'on évoque "métal français" à l'heure actuelle.
Il est nullement question d'une affaire de jalousie ou autre aigreur..
Je déplore seulement que les médias et autres nous font tout un foin et nous bourrent le crâne avec des groupes de métalcore, tout ça parce que c'est plus rentable et tendance.
Le vivier du métal français est rempli de groupes ayant de la bouteille, ayant fait leurs preuves par le biais de skeuds excellents.
Malheureusement on préfère mettre le paquet sur ceux qui sont dans le mouvement contemporain.
Bref ce n'est que mon point de vue de vieux con en quelque sorte...
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Chronique @ dark_omens

29 Juin 2016

Les Basques reprennent courageusement leur ascension vers cette renommée illusoire que pourtant ils méritent tant...

109, précédent effort des Basques de Killers, prêtait le flanc à la critique en s’adonnant à une coupable mansuétude avec cette fébrile précipitation de laquelle il était né, et pouvait sembler imparfait et raté.

Mauvaises Graine, son successeur, apparait, d’emblée, comme plus pondérés. Moins construit dans l'urgence. Les premiers signes de cette apparente réflexion accrue se manifestent d’ores et déjà au travers de la pochette remarquablement plus travaillée et remarquablement plus belle de Xavier Lorente.

Bien évidemment si cet aspect plus posé concerne l’élaboration d’un album visiblement plus aboutie, elle ne laisse en rien présager de l’âpreté de son contenu. Souvent synonyme d’accalmie musical, un surcroit de maturité n’augure, en effet, pas nécessairement d’une œuvre suffisamment combative pour séduire les adeptes du genre. Pourtant, bien au contraire dès les premières mesures d’un Attaque délicieusement agressif, le sentiment qui prévaut est celui d’une virulence plus incisive. Ainsi Killers apparait aussitôt comme plus belliqueux qu’il ne le fut, parfois, autrefois et n’est assurément pas décidé à se complaire, une fois de trop, dans la facilité d’une musique évidente et nettement plus accessible. Ainsi incroyablement vifs et incroyablement acérés, des titres tels que l’admirable Le Loup, les superbes Mauvaises Graines et Azken Agurraren Negarra dont les prémices mélodiques précèdent de magnifiques changements en des passages à la véloce intensité délectable, ou encore, par exemple, les rapides, et excellents, Sous France, Avenir Passé et La Reine des Nuisibles aux refrains symptomatiques de ce groupe, témoignent formidablement de ce regain de vivacité. Rapide et aiguisés le Heavy Speed aux touches Thrash du groupe est exalté. L’aspect Thrash de ces riffs et de cette incontestable pugnacité vocale dont fait preuve Bruno n’aura même jamais été aussi évident qu’ici.

Cependant certains, à l'esprit polémistes incessants, pourraient considérer, au vu des quelques lignes noircies par mes soins, que l’œuvre manque quelques peu de nuances. Cet argument despotique infondé, ne saurait tenir à l’écoute d’exceptionnels morceaux tels que Le Secret des Dieux et Le Meilleur des Mondes. Ces titres, moins prestes, offrent une respiration suffisamment diversifiée à l’œuvre pour ne pas la rendre trop dense.

L’argument du manque de nuance est, du reste, d’autant plus abusif qu’il suffit de s’intéresser aux textes de Bruno Dolheguy pour mesurer toutes les subtilités d’une expression artistique complète et délicieusement variées. De sorte que l’auteur continue de dépeindre, avec une justesse insolente, certain travers d’un milieu, et par ailleurs d’une société, qu’il connait admirablement. Ainsi, pour ne citer que ceux là, évoquons Le Loup qui développe, en une métaphore subtile, sa thèse autour du thème de la peur de l’autre ou, par exemple, 1984 qui, quant à lui, fais le bilan de ces années chaotique durant lesquelles le groupe dut âprement se battre pour rester debout avec en conclusion une critique cynique du phénomène nuisible du téléchargement. Bien évidemment ces quelques exemples, témoignant des talents de plumes de Bruno Dolheguy, ne sont pas exhaustifs.

Ce Mauvaises Graines est donc une œuvre qui, fort des conséquences d’une réflexion accrue, et fort de ces nombreuses qualités, s’inscrit non seulement dans l’étroite continuité de Fort Intérieurs mais pourrait très bien aussi, selon certains critères, le supplanter. Quoi qu’il en soit effaçant totalement l’incident de parcourt que fut 109, les Basques semblent avoir repris courageusement leur ascension vers cette renommée illusoire qui pourtant leur serait légitime.

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