Invincible Warriors

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Nom du groupe Ritual Steel
Nom de l'album Invincible Warriors
Type Album
Date de parution 25 Mai 2007
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album6

Tracklist

1. Raiders from Space
2. Invincible Warriors
3. The Witch
4. 144.000 Gone
5. No One Can Bring Us Down
6. Killer Attack
7. Can't Stop Rockin'
8. A Hell of a Knight
9. Che

Chronique @ dark_omens

27 Septembre 2013

Anecdotique, lassant et sans intérêt...

Les débuts de Ritual Steel furent laborieux si l'on considère la piètre qualité de leurs premiers travaux. Rappelons juste, pour mémoire, que l'œuvre de cette formation saxonne s'y inscrivait dans la plus pure tradition d'un Heavy Metal classique dans lequel les ombres d'Iron Maiden, Manowar, Virgin Steele ou encore d'Angus planaient peu ou prou. Après deux albums plutôt dispensables, Martin Zellmer, batteur et âme fondatrice de ce collectif, décide d'abandonner le navire. Pour des raisons légales, le quintette est donc contraint de délaisser son nom. Il devient alors Titan Steel.

En 2007 Martin Zellmer redonne vie à sa créature. Pour ce faire il a réunit de nouveaux musiciens. En plus de lui-même, John Cason (Exiled) s'occupera des chants de cette nouvelle mouture. Sven Boege (Ivory Tower), quant à lui, se chargera des guitares. Et Stefan Ikert (Ivory Tower) de la basse. Ensemble ils accompliront donc leur déstiné en sortant ce nouvel opus baptisé Invincible Warriors.

Par où débuter la chronique de ce disque?

Peut-être par la production qui avait toujours été jusqu'alors un élément de satisfaction. Ou du moins un point sur lequel le groupe avait su faire suffisamment d'effort pour ne pas démesurément handicaper son propos sur des disques dont l'intérêt ne nous apparaissait pas d'emblée. Ce temps est désormais révolu puisque ce Invincible Warriors est d'une incroyable insuffisance à ce niveau là. Manquant considérablement de sons graves, ce plaidoyer, en dehors de cette absence singulière de relief et d'épaisseur, nous "agresse" constamment l'ouïe. La caisse claire de la batterie de Martin Zellmer est même parfois si cinglante et aigu, qu'on en vient à se demander si le musicien n'a pas tout simplement été remplacé par une machine.

Ou éventuellement par la pochette. Celle de A Hell of a Knight, premier méfait de ce collectif, était franchement superbe. Celle de son succésseur, Blitz Invasion, restait tout à fait acceptable, sans toutefois atteindre l'excellence de celle qui la précédait. Ici elle est tout simplement épouvantable. Ce trait d'une naïveté consternante nous donne à voir, en effet, une scène qui, au delà de son aspect caricaturale, est juste désespérément inepte. On peut, en effet, y admirer des dragons, un vaisseaux spatial, un guerrier glaive à la main et veste en jeans sur le dos et une horde de guerrier squelette. Le tout joyeusement mélangé et baignant en un anachronisme imbécile et abscon.

Ou pourquoi pas par les chants de John Carson qui sont juste pénibles et exténuants à s'acharner en des hauteurs où sa voix manque cruellement de coffre (l'entame de Riders from Space en est une évidente démonstration).

Par les guitares qui sont poussives et qui ne génère aucune émotions particulières? Par les titres en eux même qui défilent sans pour autant parvenir à laisser aucune autres traces que cette désagréable amertume âcre (le laborieux The Witch à l'atmosphère succinctement ésotérique, ritualiste et magique. L'éprouvant Can't Stop Rockin' apathique et sans entrain suivi de l'odieux A Hell of a Knight tout aussi apathique et ennuyeux. Ou encore, par exemple, Che aux refrains catastrophiques et au final insupportable)?

En définitive, décider par où entamer cette critique est un choix insurmontable.

Et conclure sur un disque aussi anecdotique, lassant et sans intérêt, trouvant ainsi les mots justes à apposer sur une telle désillusions, le sera tout autant.

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