Illusions (Chemical Exposure)

Liste des groupes Death Thrash Sadus Illusions (Chemical Exposure)
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Nom du groupe Sadus
Nom de l'album Illusions (Chemical Exposure)
Type Album
Date de parution 1988
Labels Sadus Records
Style MusicalDeath Thrash
Membres possèdant cet album101

Tracklist

Re-Issue in 1991 by Roadracer Records with a different cover and under "Chemical Exposure" title.
Re-Issue in 2007 by Metal Mind Productions with a different cover, under "Chemical Exposure" title, with 2 bonustracks .
Re-Issue in 2007 by Displeased Records with 9 bonustracks.
1. Certain Death 04:14
2. Undead 04:03
3. Sadus Attack 01:44
4. Torture 02:25
5. And Then You Die 01:46
6. Hands of Fate 03:56
7. Twisted Face 02:00
8. Fight or Die 02:53
9. Illusions 03:50
10. Chemical Exposure 02:16
Bonustracks (Re-Issue Metal Mind Productions)
11. Desolator (Demo 86)
12. Torture (Demo 86)
Bonustracks (Re-Issue Displeased Records)
"D.T.P. Demo"
11. Sadus Attack
12. Torture
13. Kill Team
14. Desolator
15. Fight or Die
16. Twisted Face
"Certain Death Demo"
17. Number One
18. Hands of Fate
Videoclip
19. Certain Death

Chronique @ Fabien

01 Avril 2010
Formé en 1984 en Californie, autour d’un line up stable comprenant la paire Allen / DiGiorgio au couple rythmique et le tandem Moore / Travis aux guitares, Sadus compte parmi les pionniers du thrash ayant poussé le style aux portes du deathmetal, aux côtés de ses terribles voisins d’Hexx, cultivant tous deux l’art d’un metal extrêmement rapide et agressif. Proche du mouvement death encore en pleine définition, le quatuor ouest américain se lie rapidement d’amitié avec le journaliste numéro 1 du metal extrême nord américain, Borivoj Krgin qui, suite aux deux premières démos du groupe, l’invite dès 1987 à participer au désormais célèbre split-LP Raging Death aux côtés de Ravage et Xecutioner, deux valeurs montantes du deathmetal floridien, avant leur changement respectif de patronyme en Atheist et Obituary.

Dans la foulée, le reporter soutient les trois formations dans l’enregistrement de leur premier album, les désormais cultes Slowly We Rot, Illusions et Piece of Time, tous trois mis en boite entre mai 87 et décembre 88. Sadus se dirige quant à lui aux Starlight Studios californiens au mois d’avril, rejoignant ainsi son voisin et ami Autopsy, qui opte également pour les mêmes studios lors des sessions de son invincible Severed Survival. Confié dans les mains de l'ingénieur du son John Marshall, alors guitariste de Metal Church, Illusions est rapidement prêt dans le courant de l’année 88.

Si les jeunes Obituary et Atheist décrochent tardivement un contrat chez Roadrunner et Active Records (89 et 90), Sadus opte quant à lui pour une autoproduction, commercialisant le disque sous son propre label Sadus Records, créé pour l'occasion. Etrangement, l’album sort sous deux noms différents, dénommé tout d’abord Illusions sur la version vinyle 33t, puis Chemical Exposure en K7, assorti d’une nouvelle pochette représentant le line up du groupe sur fond vert, aux couleurs des radiations nucléaires.

Dès le premier titre, l’intraitable Certain Death, Sadus impose un ton rageur et survolté, dominé par les rythmes tapageurs de Joe Allen, le riffing acéré de Rob Moore & Darren Travis, et les vocaux écorchés de ce dernier, qui semble à la limite de l’éraillement tant ses cris sont parfois perçants. Déjà, la basse de Steve Digiorgio fait merveille, aux lignes fluides & complexes en parfaite adéquation avec la batterie, se détachant habilement des guitares.

Sadus entretient naturellement cette agressivité et cette spontanéité, piochant allégrement dans le répertoire incisif de ses premières démos, comme les survitaminés Sadus Attack, Hands of Hate, Twisted Face ou Fight or Die, aux riffs et soli démentiels. Avec une telle rapidité d’exécution et une telle rage dans l’interprétation, Illusions défile ainsi très vite, se concluant au bout de 29 petites minutes.

Laissant quelque peu ce gout d’inachevé, l’album manque en outre de lourdeur et de profondeur, ainsi que d’une véritable atmosphère, que son confrère Obituary pût si bien retranscrire lors de la première partie des sessions de son imparable Slowly We Rot. Sadus ne joue toutefois pas sur le même tableau, possédant à la fois cette brutalité death de tout instant, couplée à une agressivité manifeste et purement thrashmetal dans l’esprit. Plus lourd et plus inquiétant, l’instrumental final Chemical Exposure montre toutefois le groupe capable de créer un climat plus épais, titre qui aurait ainsi gagné lors d'un placement en interlude.

Révolutionnant quasiment le thrashmetal en terme de vitesse, Illusions compte parmi ces détonateurs du deathmetal, proche du style le plus extrême pour les uns, plus purement thrash pour les autres, sans que le débat ne soit encore tranché aujourd’hui. L’avant-garde et les bonnes ventes d’Illusions, couplées à une publicité idéale de Chuck Schuldiner (Death) portant un tee-shirt de l’album lors des sessions photos du culte Leprosy, permettront ainsi à Sadus de décrocher un contrat mérité avec l’écurie Roadrunner, et d’exposer ainsi tout son génie sur l’atemporel Swallowed in Black. Mais ceci est une autre histoire... Quant à ce bel Illusions, il connaitra une seconde vie dès 1991 (notamment en support CD inédit), lors de sa réédition par son nouveau label, mais cette fois sous le nom Chemical Exposure et avec la pochette de la K7 distribuée aux concerts, histoire de bien embrouiller les pistes…

Fabien.

8 Commentaires

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DadouMibaire - 22 Janvier 2012: (Merci pour la chro)
LeMoustre - 19 Novembre 2018:

Un album vraiment tout en haut en terme d'agressivité, de vitesse et de rage toute défoulée. Sans aucun doute un album qui, encore aujourd'hui, fait référence (comme les démos l'ayant précédé d'ailleurs) dans le petit monde du thrash énervé. Et dire que c'est sorti en 1988 ! La note de la chronique est à mon humble avis sous évaluée. Un lot de tueries pour quasiment autant de titres, et à mon sens Illusions est un peu le Bonded By Blood du thrash qui commençait à s'acoquiner avec le deathmetal naissant. Un disque référentiel.

Miskatonic - 19 Novembre 2018:

1000 fois d'accord ! L'un des meilleurs albums de death thrash aux côtés de Serpent Temptation, pour rester sur l'année 88. Pour ma part 18/20. Que du hit !

mechant - 20 Janvier 2019:

Court et intense à la facon d un reign in blood....

Sacré album.

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