A Vision of Misery

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Nom du groupe Sadus
Nom de l'album A Vision of Misery
Type Album
Date de parution 27 Mars 1992
Style MusicalDeath Thrash
Membres possèdant cet album107

Tracklist

Re-issue in 2007 by Metal Minds Productions with 2 bonustracks and by Displeased Records with DVD bonus.
1. Through the Eyes of Greed 04:15
2. Valley of Dry Bones 02:20
3. Machines 03:50
4. Slave to Misery 03:59
5. Throwing Away the Day 03:42
6. Facelift 06:59
7. Deceptive Perceptions 03:33
8. Under the Knife 02:09
9. Echoes of Forever 06:00
Total playing time 37:03
Bonustracks (Re-Issue 2007)
10. Hands of Fate (Demo 87)
11. Number One (Demo 87)
DVD BONUS - Live Oakland 19.09.1992
1. Through the Eyes of Greed
2. Valley of Dry Bones
3. Facelift
4. Certain Death
5. Deceptive Perceptions
6. Hands of Fate
7. Echoes of Forever
8. Throwing Away the Day
9. Machines
10. In Your Face
11. Sadus Attack
12. Slave to Misery
13. Live Clips and Behind the Scenes (Live l'Amours NY 1990)

Chronique @ Fabien

16 Fevrier 2012

Under the Knife.

Deux années après l’incontournable et charbonneux Swallowed in Black, ayant entre temps bénéficié de la réédition du LP Illusions sous le nom Chemical Exposure, l'équipe californienne de Sadus revient au printemps 1992 avec son troisième album A Vision of Misery, fort d’un contrat renouvelé chez Roadrunner et d’un line-up toujours aussi solide autour de Travis, Moore, Allen et DiGiorgio. Le quatuor présente en avant-première son tout nouveau titre Through the Eyes of Greed sur un CD promotionnel du label, aux côtés de la terrible bande de Deicide, d’Obituary et de la nouvelle recrue du label, la nouvelle sensation floridienne Malevolent Creation.

Le morceau du sampler est notamment celui ouvrant ce nouvel album A Vision of Misery, où l’on peut d'ailleurs nettement distinguer les performances alarmantes de Steve DiGiorgio, s’illustrant avec une basse fretless tout comme lors des sessions de Fiend for Blood avec ses potes d’Autopsy. Si Sadus n’a en rien perdu sa vitesse d’exécution légendaire et sa hargne si bien retranscrite dans les vocaux rageurs de Darren Travis, pour citer le bon Valley of Dry Bones ou le tout aussi incisif Under the Knife, il délaisse en revanche les accents deathmetal et crasseux pris sur Swallowed in Black, pour revenir sur une base plus particulièrement thrashmetal, à l’inverse du mouvement extrême de l’époque qui se durcit et s’alourdit significativement au fil des années.

Le niveau technique de A Vision of Misery n’est également pas en reste, puisqu'en plus du jeu phénoménal de Steve DiGiorgio n’étant plus à présenter (notre bassiste nous bluffant à de nombreuses reprises par ses lignes & soli incroyables), Sadus fait preuve d’une interprétation remarquable, la paire de guitaristes se livrant notamment à de sacrés duels aux guitares. On peut toutefois regretter l’absence de l’atmosphère si épaisse et saisissante de Swallowed in Black que le quatuor peine à retrouver, pour citer par exemple le morceau Facelift qui s’éternise et ne parvient pas à retranscrire l’ambiance macabre du redoutable Man Infestation du précédent album malgré un départ similaire.

Au thrashmetal rapide et incisif, poussant la technicité de quelques crans supplémentaires et emmené par un Darren Travis qui semble littéralement se déchirer les cordes vocales, A Vision of Misery impressionne par la dextérité du quatuor, à commencer par un Steve Digiorgio survolté, n’ayant parallèlement jamais semblé aussi à l’aise, pour citer sa prestation désarmante sur le dernier morceau Echoes of Forever. A ce titre, on peut largement saluer l’enregistrement de Bill Metoyer (Sacred Reich, DRI et tant d’autres) dotant l’ensemble d’une production équilibrée qui donne la part belle à chaque interprète. Difficile en revanche d’embrasser de nouveau le climat si morbide de Swallowed in Black, que Sadus semble avoir malheureusement oublié au passage, asséchant ce marais si poisseux dans lequel on se laissait volontiers engloutir. On reste toutefois devant un pur produit du groupe californien, n’ayant en rien perdu sa teigne et sa singularité en cette année 1992.

Fabien.

3 Commentaires

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BEERGRINDER - 16 Fevrier 2012: Je suis content de voir que tu as réévalué un peu ce disque, de mémoire ta notation était bloqué sur 12/20 à un moment donné....

Moi je l'aime bien ce skeud, moins que les deux précédents, mais il est quand même bon. Comme tu le signales, les touches Death Metal ont carrément disparu (même si d'après moi l'influence Death n'a jamais été plus importante que cela, même sur Swallowed in Black), mais la hargne est toujours là en revanche.
tonio - 19 Fevrier 2012: C'est le 1er Sadus que j'ai écouté, donc forcément la petite larme de nostagie fait la difference. Il est clairement plus "propre" que les albums precédents, moins direct, mais quand même, quel bon disque ! Le travail de composition est énorme, les rythmes plus variés que par le passé, la formation est plus mature quoi. Et avec de tels musiciens, ça fonctionne à 100%, moi y'en a fan de chez fan...
Valhala - 19 Novembre 2012: J'ai d'abord écouté Swallowed in Black, et celui-ci après. Je préfère largement celui-ci. Il fait plus "pro", mieux bâti, je le trouve moins linéaire que leur premier.
Il faudrait que je réécoute m'enfin ! A écouter de toute manière, Sadus = un bon plaisir.
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