Hybrid Ego System

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16/20
Nom du groupe False Memories
Nom de l'album Hybrid Ego System
Type Album
Date de parution 09 Juin 2023
Style MusicalMetal Gothique
Membres possèdant cet album6

Tracklist

1.
 The Storm Inside (ft. Anette Olzon)
 04:43
2.
 Holding On
 05:31
3.
 Rising Tide
 05:44
4.
 The Other Side
 04:44
5.
 Rise Again
 04:59
6.
 Stains
 04:05
7.
 Concrete
 05:27
8.
 Insanity
 05:49
9.
 From Dust
 03:49
10.
 Fragments of Your Ego
 06:21
11.
 Shed My Skin
 04:14

Bonus
12.
 The Storm inside (Rossella Vocal Only)
 04:43

Durée totale : 01:00:09

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False Memories


Chronique @ ericb4

01 Juillet 2023

C'est en toute sérénité mais sans réelle surprise que se poursuit l'aventure pour le collectif italien...

De l'eau aura coulé sous les ponts pour le quintet italien depuis sa création, en 2015, sous la houlette du guitariste/producteur Francesco Savino (Demons Down). Ultérieurement à un discret EP éponyme sorti un an plus tard, le groupe affinera ses gammes et ses arpèges, inscrivant dès lors son message musical dans une dynamique résolument rock'n'metal gothique. Une nouvelle orientation stylistique qu'atteste son premier album full length « Chimerical », sorti en 2019. Deux ans plus tard, nos acolytes réaliseront un second effort de longue durée, « The Last Night of Fall », propos atmosphérique gothique et mélodique où s'immiscent, cette fois, des touches prog et doom. S'ensuivront un EP de reprises, « Echoes of a Reflection », fin 2021, et un album live, « Live Until the Twilight », en mars 2022. Mais le combo transalpin en veut plus, beaucoup plus. Aussi, les quelque 60 minutes de la troisième et présente galette, « Hybrid Ego System », lui permettront-elles de porter l'estocade, et ce, dans le foisonnant registre metal gothique à chant féminin ?

Dans ce dessein, le groupe a procédé à un remaniement partiel de son équipe. Auprès du maître d'oeuvre, évoluent désormais la chanteuse aux troublantes inflexions Rossella Moscatello (ex-Edran), Moreno Palmisano aux guitares, Davide Tavecchia, en remplacement de Gianluca Zaffino, à la basse, et Emanuele Cossu derrière les fûts. Avec la participation, pour l'occasion, de la chanteuse suédoise Anette Olzon (The Dark Element, ex-Nightwish) De cette étroite collaboration émane une œuvre metal gothique aux relents doom, dark et progressif, coécrite et composée par Francesco Savino et Rossella Moscatello. Dans la lignée stylistique et atmosphérique de son aîné, ce set de partitions laisse à nouveau entrevoir les influences d' Autumn, The Gathering, Tristania, Vuur, Unsun, Vetrar Draugurinn, Evanescence ou encore Lacuna Coil. Enregistré, mixé et mastérisé par Davide Tavecchia au Twilight Studio, à Senago (Milan) en Italie, le méfait témoigne d'une belle profondeur de champ acoustique et de fort peu de sonorités résiduelles. De quoi nous intimer d'aller explorer plus attentivement la cale du vaisseau amiral...

A l'instar de son devancier, le propos s'égraine essentiellement sur un tempo mesuré, non sans disséminer quelques pépites dans son sillage. Ainsi, eu égard à ses enchaînements intra piste des plus sécurisants et à sa mélodicité toute de fines nuances cousue, le ''gatherien'' mid tempo progressif « Rising Tide » ne se quittera qu'à regret. Et ce ne sont ni les cristallines modulations, ni les growls glaçants de la déesse, ni le fringant solo de guitare qui nous débouteront de ce ''jamesbondien'' masterpiece, tant s'en faut. Dans cette énergie, s'immisce également « The Other Side » ; un intrigant mid tempo à mi-chemin entre Autumn et Tristania, faisant la part belle aux effets de contraste atmosphérique et vocal, que l'on retiendra tant pour ses riffs crochetés que pour son fondant refrain, mis en habits de lumière par les fluides oscillations de la princesse.

Dans une même dynamique, mais reposant sur de plus complexes schèmes d'accords, d'autres passages pourront à leur tour nous aspirer dans la tourmente. Ce qu'attestent, tout d'abord, « Holding On » comme « Rise Again », mid tempi syncopés aux relents dark gothique dans la veine coalisée d' Unsun et de Draconian. Essaimant des couplets délicatement ciselés ainsi qu'une basse résolument vrombissante, et mis en exergue par les poignantes volutes de la sirène, ces deux tortueux méfaits pousseront assurément le chaland à un headbang subreptice. Dans cette mouvance, et en dépit de quelques linéarités mélodiques, le félin et intrigant « From Dust » nous retiendra aussi bien pour ses effets de contraste oratoire que pour son atmosphère tantôt anxiogène, tantôt souriante. On pourra encore s'orienter vers l'alambiqué et ''lacunacoilesque'' mid/up tempo « Insanity » à la fois pour son fin picking à la guitare acoustique et au regard de la soudaineté de la montée en régime de son corps instrumental aux deux-tiers du parcours.

Quand il retient plus encore les chevaux, le collectif italien trouve là encore de convaincants arguments pour nous rallier à sa cause. Aussi ne mettra-t-on qu'une poignée de secondes pour se voir happé par les grisants accords d'arpèges délivrés par le ''lacunacoilesque'' low/mid tempo « Concrete ». Octroyant un break opportun prestement balayé par un poignant solo de guitare, et calé sur un invitant filet mélodique sur lequel se greffent les ''siréniennes'' ondulations de la belle, le félin propos ne se quittera que pour mieux y revenir, histoire de plonger à nouveau dans cet océan de félicité. Moins aisément domptable, l'''autumnien'' low/mid tempo « Fragments of Your Ego » se pose, lui, tel une fresque gothico-progressive un brin altière, pétrie d'élégance et abondant en coups de théâtre. Et la sauce prend, in fine.

Comme ils nous y avaient déjà accoutumés, nos compères trouvent à nouveau matière à aspirer le tympan à la lecture de leurs moments intimistes. Ce qu'illustre, en premier lieu, « The Storm Inside », ''lacunacoilesque'' power ballade aux riffs émoussés, glissant le long d'une radieuse rivière mélodique et magnifiée par un flamboyant solo de guitare; qu'il soit encensé par les angéliques impulsions d'Anette Olzon et de la maîtresse de cérémonie, alors en parfaite osmose, ou mis en habits de soie par les seules patines de cette dernière, à l'aune de la piste bonus, l'instant privilégié fera plier l'échine à plus d'une âme rétive. On ne saurait davantage éluder l'infiltrant cheminement d'harmoniques que nous propose de suivre l'''evanescente power ballade « Stains ». Se chargeant graduellement en émotion au fil de sa progression et agrémentée d'un fin legato à la lead guitare, la tendre aubade comblera assurément les attentes de l'aficionado d'instants tamisés. Enfin, c'est cheveux au vent que se savourera « Shed My Skin », ballade atmosphérique investie d'un grisant picking à la guitare acoustique et d'un refrain immersif à souhait encensé par le gracile filet de voix d'une interprète bien habitée.

A l'image de son aîné, ce méfait se fait à la fois avenant, énigmatique, complexe et empreint de délicatesse, et jouit à son tour d'une ingénierie du son difficile à prendre en défaut. Dévoilant des exercices de style un poil moins stéréotypés que son devancier, ce propos n'en témoigne pas moins d'une dynamique rythmique le plus souvent émoussée, de quelques linéarités mélodiques et de timides prises de risques. Etat de fait qui n'a empêché ni une réelle mise à distance des modèles identificatoires ni les troublantes inflexions de la frontwoman de magnétiser un tympan déjà familiarisé avec les vibes du groupe, mais pas seulement. Si ce troisième et pénétrant effort ne pourrait permettre au combo italien de porter l'estocade, il lui autorise néanmoins l'accès au rang de valeur confirmée du metal gothique à chant féminin. C'est en toute sérénité mais sans réelle surprise que se poursuit l'aventure pour le collectif italien...

Note : 14,5/20

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