Hope

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15/20
Nom du groupe Eyevory
Nom de l'album Hope
Type EP
Date de parution 28 Novembre 2014
Style MusicalFolk Metal
Membres possèdant cet album2

Tracklist

1. The Perfect Empire 05:06
2. Sorry 04:20
3. Hope 04:30
Total playing time 13:56

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Eyevory


Chronique @ ericb4

25 Octobre 2016

Un bref mais troublant message musical...

Porté par un vent d'inspiration renouvelé, le combo allemand natif de Brême continue son petit bonhomme de chemin, évoluant, comme à l'accoutumée, dans un metal alternatif mêlant harmonieusement moult influences pop-rock progressif, folk, hard rock et classiques. Pour rappel, le prolifique collectif, bien qu'encore peu popularisé hors de ses frontières originelles, est déjà à la tête de quelques productions prestement enchainées, dont : l'Ep « The True Bequest » (2012) ; le dvd « A Symphonic Night of Prog Rock » (2013) et l'album longue durée « Euphobia » (2013). Un bagage artistique diversifié, dont l'échelonnement impose un certain respect, qui témoigne d'un intense et substantiel travail en studio. Et ce, avant même de s'être attelés à l'élaboration de cette nouvelle offrande produite par le groupe lui-même et sortie, tout comme « Euphonia », via Artist Station Records.

Plus ambitieux dans son projet tout en demeurant prudent dans sa démarche et rigoureux tant dans son jeu d'écriture que eu égard aux restitutions de ses portées, minutieusement élaborées, le trio teuton (Jana Frank (chant, choeurs et basse), Kaja Fischer (chant, choeurs et flute) et David Merz (guitare, synthés, piano et choeurs)) a souhaité conférer une assise orchestrale plus solide et davantage d'ampleur sonore à son message musical que par le passé. Aussi, pour une mise en valeur optimale de son présent et laconique propos, « Hope », Ep de 3 titres égrainés sur un ruban auditif de 14 minutes, le groupe a pu compter sur le concours d'invités tels que : Mike Thorne (Saga) à la batterie ; Lür Tischer (The Euphobia Orchestra) au violoncelle ; Wanja Brinkmann (The Euphobia Orchestra) au violon et Kinge en qualité de choriste. Pour sa mise en valeur, la rondelle a été finement mixée par Klaus-Dieter Keusgen, au Keusgen Tonstudio, à Haldern (Allemagne) et masterisée par Eroc au Eroc‘s Mastering Ranch, à Breckerfeld (Allemagne). C'est dire que nos acolytes n'ont pas plaint leur peine, pouvant dès lors s'appuyer sur une logistique plus sécurisante pour asseoir leur propos. Aussi, auscultons cette humble galette de plus près afin d'en déceler la substantifique moelle.

C'est en dégressivité rythmique que s'opère le parcours auditif de la modeste rondelle, tout en conservant une inaltérable lumière mélodique et cette magie qui sied à chaque mesure de chaque acte de la pièce. Pièce où les deux vocalistes, au regard de leurs chatoyants et émouvants médiums, nous prouvent une fois de plus à la fois l'homogénéité et le magnétisme naturel de leur duo, nous poussant alors à prolonger le voyage.

Dès l'entame, on plonge dans un bouillonnant chaudron. D'une énergie communicative, l'offensif « The Perfect Empire », titre metal mélodique progressif à la touche folk, dissémine ses riffs corrosifs au fil des pérégrinations virevoltantes d'une flute enjouée (dans la lignée de Jethro Tull), d'une discrète mais perceptible et opportune apparition du violoncelle, et d'une gracieuse et libertine empreinte vocale (apparentée à Apparition). A mi-chemin entre Elane et Blackmore's Night, cette rayonnante et jubilatoire livraison n'a pas manqué de soigner sa ligne mélodique, la rendant quasi imparable sur le refrain, sans céder aux chimères de l'extrême accessibilité pour autant.

On poursuit notre traversée dans un bain orchestral aux doux remous. Non sans une certaine originalité, des claquements de doigts frémissants et réguliers accolés à de soyeux arpèges au piano introduisent l'aérien « Sorry », charmant mid tempo progressif estampé pop-rock metallisé, non sans rappeler The Corrs. Cet instant fragile repose sur un sécurisant parterre synthétique où déambulent avec élégance et à l'unisson les deux sirènes pour nous lover le pavillon, rendant la promenade d'autant plus savoureuse.

Ce bref parcours s'achève par une hypnotique ballade, d'obédience pop/classique, présentie comme devant faire partie de leur prochain album full length. Ainsi, on frissonne sur le délicat et a-rythmique « Hope », dont la filiation à The Corrs ne saurait être démentie. Ce faisant, on ne résistera que malaisément aux subtiles variations du romantique et élégant piano/voix introductif pas plus qu'aux radieuses et permanentes ondulations d'une violoneuse assise. Aux deux maîtresses de cérémonie de donner le coup de grâce sur un refrain fondant à souhait, dont notre tympan se souviendra encore longtemps. C'est dire que la charge émotionnelle est si puissante que la petite larme au coin de l'oeil sera bien difficile à contenir.

Ainsi, on effeuille une œuvre tenant dans un mouchoir de poche et qui se veut résolument accessible et émouvante. Ayant ajouté un supplément d'âme à sa proposition, le combo teuton parvient plus aisément aujourd'hui qu'hier à convaincre de son potentiel artistique, sa technique et sa capacité à rendre identifiables ses nouvelles compositions. Ce faisant, sans prendre de risques, ni témoigner d'originalité dans leur style, leur rythmique ou leurs ambiances, nos compères ont néanmoins relevé le défi de nous retenir plus que de raison, de l'entame à l'ultime souffle du skeud. Si la brochette d'invités a contribué à conférer à cette livraison un certain caractère et une orientation atmosphérique particulière, la réelle source d'inspiration émane davantage du groupe lui-même, plus que ce ne fut le cas antérieurement. Aussi, une oreille attentive pourra être jetée par un large auditoire, dans l'attente de leur futur et substantiel méfait...


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