Holy War

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17/20
Nom du groupe Thy Art Is Murder
Nom de l'album Holy War
Type Album
Date de parution 26 Juin 2015
Produit par Will Putney
Enregistré à Machine Shop
Style MusicalDeathcore
Membres possèdant cet album64

Tracklist

1.
 Absolute Genocide
 04:25
2.
 Light Bearer
 03:55
3.
 Holy War
 04:00
4.
 Coffin Dragger (ft. Winston McCall of Parkway Drive)
 02:55
5.
 Fur and Claw
 04:16
6.
 Deliver Us to Evil
 03:06
7.
 Emptiness
 04:03
8.
 Violent Reckoning
 02:55
9.
 Child of Sorrow
 03:33
10.
 Naked and Cold
 05:30

Bonus
11.
 Vengeance
 02:23

Durée totale : 41:01


Chronique @ pielafo

09 Juillet 2015

Ce disque ne révolutionne rien mais on passe tout de même un bon moment.

Thy Art Is Murder est un combo qui nous vient de l’autre bout du monde, plus précisément, du pays des kangourous et des tribus aborigènes, à savoir, l’Australie. A l’heure actuelle, il a trois albums à son actif. Le dernier en date, "Hate", s’est fait connaitre grâce au morceau "Reign in Darkness", connu essentiellement pour son exceptionnel breakdown. L’album, en soi, était du death metal pur et dur avec une légère pointe de deathcore et de thrash que ne renierait pas le combo américain Lamb Of God, dont l’influence est particulièrement forte au sein de la musique de Thy Art Is Murder. Puis, vient le cap fatidique du troisième album intitulé : "Holy War".

Tout d’abord, ce qui saute aux yeux, c’est le titre lui-même de l’album. En effet, il est évoqué au cœur d’un contexte géopolitique ayant lieu à l’heure actuelle au Moyen-Orient. Et puis il y a cette pochette qui aura été soumise à la censure car, à l’origine, elle représentait une jeune fille avec sur elle une ceinture d’explosifs. Un symbole, certes, mais qui sera jugé comme étant trop sujet à polémiques. Donc, l’illustration sera réservée aux soins du livret qui, lui, la montrera. L’album n’est pas conceptuel mais les paroles traitent néanmoins de sujets particulièrement sombres comme la guerre et ses conséquences, par exemple. Et ce, sur l’ensemble des morceaux.

En ce qui concerne la production, elle est globalement très bonne, même si on regrettera que la batterie soit beaucoup trop mise en avant, au point d’étouffer parfois les guitares qui, elles, en perdent de leur impact initial. Mais après, la batterie est sans conteste le grand point fort de leur musique. Elle envoie du pâté, et ce, sur tous les morceaux. Blast beat après blast beat, elle vous massera les oreilles pour peu que le jeu très propre au death ne vous dérange pas. Après, on peut aussi souligner le manque certain de renouveau tant on a l’impression que la transition entre l’album précédent et celui-ci ne se fait pas. Il y a peu d’expérimentations. C’est du pur death metal sans concessions, qui n’hésite pas à user et abuser des breakdowns, et cela paraît être aussi facile que prévisible. Il y en a sur presque tous les morceaux mais ils sont souvent très réussis malgré tout.

Par contre, est-ce que tous ces défauts font de Holy War un mauvais album ? Non, assurément, car cela reste extrêmement efficace. Et on ne peut pas dire que le Death Metal soit un genre qui soit propice à beaucoup de nouveautés et de mutations. Mais ici c’est fait pour ne pas se prendre la tête. C’est juste du death metal qui vous fera bouger la tête et qui vous mettra en forme pour la journée. Et Thy Art Is Murder sait s’y prendre pour pratiquer des riffs entêtants. "Absolute Genocide" qui ouvre l’album est un condensé de tout ce que le groupe sait faire. Une petite atmosphère, un chant guttural qui fait son entrée à la manière d’un Gorod et la machine est lancée. Le groove est là, c’est dansant et ça fait bouger la tête. Mais, le problème est que tous les morceaux se ressemblent, et la lassitude pointe le bout de son nez à un moment donné. Et, pour ma part, j'ai eu du mal à finir l’album tant j’ai l’impression de réécouter ce premier morceau en mode repeat.

Donc, au final, Thy Art Is Murder est un groupe qui pratique un death metal, somme toute, efficace mais qui peine énormément à se renouveler au fil des morceaux. Et ces mêmes morceaux suivent presque tous le même schéma. Un gros build up pour aboutir au final en gros breakdown, ce qui commence à être la marque de fabrique du groupe. Bien sûr, l’album reste techniquement irréprochable et la production est absolument impeccable, sauf pour les défauts sus-cités. Mais, la redondance et le manque de prise de risques font de cet album, finalement, un disque plutôt moyen. Il reste agréable à écouter, mais on n’en sort clairement pas changé.

En conclusion, "Holy War" est un album que je recommande si vous voulez un fond sonore sympa pour vos soirées bière, ou si vous voulez vous éclater un bon coup sur un jeu vidéo bien gore. En ce qui me concerne, cette galette n’aura pas plus d’usage que ceux sus-cités. Ce disque ne révolutionne rien mais on passe tout de même un bon moment.

12 Commentaires

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thefastandgrind - 12 Juillet 2015: Bon album et perso je veux pas que ça change un chouilla peut être mais bon obituary n'a rien changé depuis 88 et si ça change on criera au scandale, thy art je le trouve plus brutale que hate et ça reste une putain de claque pour ma part
dakefhi - 27 Juillet 2015: J'allais préparer une chronique dessus, mais tu m'es passé devant :p Dommage qu'elle ne décrive pas plus les morceaux, et qu'on sente que le deathcore n'est pas ton style de prédilection, parce que cet album, c'est clairement du deathcore, et du deathcore fainéant (breakdowns-breakdowns-breakdowns-riffs groovys-breakdowns etc etc)sans recherche particulière. Si tu écoutes Suicide Silence, eux ils
ont un deathcore plus développé et pour le coup plus death (structure des riffs, construction des morceaux, rythme...) :)
Juli1hard - 29 Juillet 2015: La musique de TAIM n'a pas changé depuis leur EP ? Euh si, carrément même. Hate et Holy War se ressemblent, mais The Adversary et Infinite Death n'ont rien à voir. Sinon c'est vrai qu'il y a un très léger côté Black à certain moment (j'a dit léger) qui fait son petit effet. Par contre à part le blast je vois pas le rapport avec du death.
Icare - 23 Janvier 2017: Le morceau est efficace et le clip vraiment bien foutu, par contre, effectivement, on est dans le deathcore pur jus, et assez loin du death à mon sens.
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Chronique @ Tyrcrash

06 Octobre 2015

C'est cette fluidité qui fait la force principale de Thy Art is Murder.

Le trône du Deathcore est vacant. Whitechapel s'enfonce dans une facilité toujours plus manifeste. Peu de groupes, à l'instar de Carnifex ou The Acacia Strain, parviennent à réinventer leur recette. Ils sortent de bons albums, mais ce ne sont toujours que de "bonnes" sorties. Mais Thy Art Is Murder veille! Et après le redoutable Hate, la suite ne pouvait être attendue qu'avec crainte et expectation.

Pour cette troisième offrande, ce sont très clairement les ambiances qui ont été privilégiées, là où le premier opus préférait l'intensité et le second l'efficacité générale du propos.

Ici, le rendu est à la fois plus sombre et massif, le résultat homogène. Paradoxalement, si l'ensemble est moins véloce, il est aussi moins dansant (mais si vous saviez, cette envie de sautiller partout, à l'écoute de The Purest Strain of Hate un peu trop fort...).

A noter des influences Black Metal souvent palpables, à l'instar de l'intro de Absolute Genocide ou de la mélodie ascendante sur Naked and Cold. Bien que l'on constate une plus grande accessibilité, notamment sur d'évidents refrains, cela se fait toutefois au détriment de la frontalité et un plus grand travail sur les atmosphères. Finalement, plus qu'une dilution de l'identité du groupe, c'est davantage une nouvelle facette que TAIM nous propose ici.

A l'exclusion de quelques titres servant un peu de remplissage, l'album est tout à fait correct. Depuis Hate, la formation bâtit surtout sa réputation sur cette capacité à délivrer une énergie, allez osons le terme, un groove, qui n'appartient qu'à lui. De ce point de vue là, l'album marche tout à fait, pour peu qu'on soit réceptif à toute la dynamique du Deathcore.

C'est cette fluidité qui fait la force principale de Thy Art is Murder. C'est d'autant plus remarquable que bien des formations "-core" ont ce défaut d'un patchwork de bonnes idées, suivant un schéma identique et récurrent, enchaînant des plans sans cohérences où les breakdowns semblent sortir de nulle part, détruisant la dynamique, au lieu d'y créer une rupture en rehaussant l'intensité. Ainsi, sur les deux précédents albums, l'écueil était totalement évité. A titre personnel, The Adversary représente la meilleure utilisation des breakdowns dans le genre.

Ici, le bilan est plus mitigé. Par exemple, sur Absolute Genocide, sans que le breakdown soit mauvais, il y a vraiment ce côté "cahier des charges" qui semble s'imposer. Mais soyez sans crainte, TAIM, sans pour autant être d'une originalité renversante, impose toujours une maîtrise, un savoir faire. Mine de rien, elle leur permet de prétendre continuer à tutoyer ce trône du Deathcore-jeu.

Puis, à présent, ils arrivent à acquérir une aura presque sulfureuse, avec la censure de la pochette originale, et la sortie de la vidéo pour le titre Holy War. Le propos y est intelligent de par son caractère universel, où tous les partis en présence sont incriminés, même certains, qui ne le sont que trop peu d'ordinaire. Cela dit, restons modéré, critiquer la religion, encore plus dans le Metal et assimilés, ne peut plus être subversif, tellement c'est la norme. Mais ce clip n'en est pas moins une claque esthétique.

Malgré ces quelques points, ne boudons pas notre plaisir, l'album fonctionne, propose des titres hymniques et puissants. C'est lourd, ça tabasse, c'est sombre et la mise en place est parfaite. Que demander de plus ?

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supertiptip - 07 Octobre 2015: J'ai personnellement fortement aprécié les mélodie et l'aspect très homogène de l'album qui est pour une grosse réussite pour du deathcore sans oublier les ambiance mise en valeurs.
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