Heartbreak Station

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Nom du groupe Cinderella (USA)
Nom de l'album Heartbreak Station
Type Album
Date de parution 20 Novembre 1990
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album209

Tracklist

Re-issue in 2011 by Bad Reputation with a bonusdisc
1. The More Things Change 04:21
2. Love's Got Me Doin' Time 05:20
3. Shelter Me 04:50
4. Heartbreak Station 04:27
5. Sick for the Cure 03:39
6. One for Rock and Roll 04:28
7. Dead Man's Road 06:38
8. Make Your Own Way 04:17
9. Electric Love 05:24
10. Love Gone Bad 04:23
11. Winds of Change 05:35
Bonustrack (Re-issue 2011)
12. Move Over
BONUSDISC - LIVE AT HEARTBREAK STATION (Re-issue 2011)
1. The More Things Change
2. Somebody Save Me
3. Heartbreak Station
4. Don't Know What You Got (Till It's Gone)
5. Gypsy Road
6. Shake Me
7. Rock Me Baby
8. Bring It on Home
9. Second Wind
10. In from the Outside
Total playing time 53:40

Chronique @ scotch

08 Juillet 2012

Un grand album de hard rock bluesy !

Cinderella fait partie de ces groupes pour lesquels la vague « Hair Metal » eut deux effets. Le premier fut de leur permettre de profiter de la hype dont bénéficia le dit mouvement dans le courant des 80’s et le tout début des 90’s. L’assimilation aux Ratt, Poison et autres Warrant, leur fit, en effet, écouler des palettes entières de leurs deux premiers albums : « Night Songs » (1986) et « Long Cold Winter » (1988). Le second, un peu moins réjouissant, fit que le groupe fut inéluctablement taxé de ringard et jeté aux oubliettes suite à l’émergence de la déferlante grunge initiée par Nirvana et soutenue par la toute puissante MTV. Un rapide coup d’oreille suffit pourtant à se rendre compte que la musique des pennsylvaniens n’a pas grand chose à voir avec les rythmes basiques habituellement pratiqués par les permanentés/maquillés de la vague Hair metal, et que le principal point commun avec ce style tient essentiellement au look arboré par les membres du groupe (matez donc la pochette de « Night Songs » pour vous faire une idée !!). Non, ici on entre de plein pied dans un hard rock bluesy gorgé de feeling et saupoudré d’orgue Hammond, de piano vintage et de cuivres somptueux. Pour cela, Cinderella est donc bien plus à rapprocher des Tesla, White Lion ou Great White, eux aussi piégés bien malgré eux dans une mouvance qui, au final, leur fit plus de mal que de bien !

Dès les premières notes de « The More Things Change », un slide bien graisseux ouvre les hostilités et c’est parti pour un hard rock au groove infernal. Soutenue par des cuivres endiablés, la voix de Tom Keiffer évoque tour à tour Brian Johnson, Steven Tyler, Paul Rodgers ou Axl Rose en gardant toutefois un grain unique, chaud et chaloupé et il devient vite impossible de ne pas taper du pied. Payant son tribut aux grands anciens (AC/DC, Aerosmith, Free, Lynyrd Skynyrd ou Muddy Waters) Cinderella assimile, digère et honore son passé musical pour recracher une musique unique et délicieusement goûteuse. Et la suite est du même tonneau : enchaînant les morceaux avec une aisance et un groove à faire danser un paralytique, le groupe assaisonne tour à tour sa musique de sons sudistes (« Shelter Me », « Sick for the Cure »), country (« One for Rock and Roll ») ou même soul («Love’s Got Me Doin’ Time »), sans oublier les incontournables ballades au format assez classique mais plutôt bien torchées (« Heartbreak Station », «Dead Man’s Road »). Disposant d’un six cordiste (Jeff Labar) maniant la slide avec un feeling absolu et d’un sens inné de la composition, Cinderella signe avec « Heartbreak Station » un grand album de hard rock teinté de blues, sans rien inventer mais en respectant l’héritage du passé et en y ajoutant de nombreuses petites trouvailles comme autant de grains de sel rendant son ragoût bien alléchant.

7 Commentaires

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samolice - 16 Septembre 2012: "Still Climbing" le meilleur Cinderella Lepard?
Mouais, pour moi c'est le moins bon, et de loin.

L'influence d'AC/DC est présente depuis le départ, surtout sur le premier album d'ailleurs qui est un pur disque de hard rock. Les influences bluesy arriveront davantage avec le deuxième album.
Mais bon aprés tout, chacun sa petite préférence -)

Et merci pour la chronique d'un "Heatbreak Station" sympa mais qui passe rarement chez moi. Lrsque je veux entendre Cinderella, je pioche soit dans le 1er soit dans le 2éme album.
OVERKILL77 - 04 Octobre 2012: Moi, j'aimerais bien un 5eme album !
Le groupe tourne encore pas mal et s'en sort plus qu' honorablement malgré les 18 ans passés depuis le dernier et excellent (Oui, EXCELLENT!) Still Climbing.
J'en veux pour preuve le très bon Live-Report de l'ami ZazPanzer, publié en fin d'année dernière si je ne m'abuse et qui m'avait rassuré quant aux cordes vocales de Tom...
Alors quoi ???
Marre des lives et compils en tout genre, qui en plus, comportent exactement les mêmes titres d'un disque à l'autre...
samolice - 05 Octobre 2012: Je ne suis pas musicien - ça se saurait - mais il me semble qu'écrire régulièrement de nouvelles chansons doit être une grand part de ce qui motive chacun d'eux.
Donc ne pas sortir de nouveau disque pendant aussi longtempe est vraiment "étrange", surtout comme le dit Overkill qu'ils ont continué à tourner. Ils n'ont qu'à sortir le disque qu'ils ont envie de sortir, point barre. De toute façon, ils savent qu'ils n'en vendront plus des millions et qu'ils feront des déçus... comme des heureux. Alors pourquoi hésiter?
samolice - 05 Octobre 2012: Et merci pour la chronique scotch.
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Chronique @ dark_omens

10 Août 2014

Révélateur du talent deTom Keiffer et de son Cinderella, cet album aux horizons variés est superbe...

Indéniablement la période sera propice aux bouleversements artistiques intenses, et la naissance de nouveaux mouvements (Grunge, Fusion, Neo…) ainsi que l’essor et la radicalisation de certains autres (Thrash, Death, Heavy…) fera des ces années 90 le théâtre formidable de changements irrémédiables qui condamneront impitoyablement la plupart des groupes qui ne sauront pas donner cette touche de modernité nouvelle à leur musique. Indiscutablement pour survivre à ces années destructrices, la scène Hard Rock dut se remettre profondément en question, et tous ceux qui continuèrent à puiser leurs inspirations aux sources d’influences passées, goûteront aux délicates angoisses du désintérêt et de l’oubli artistique.

C’est dans ce paysage mouvant menaçant que sort ce Heartbreak Station. Et autant dire que le propos qui le caractérise, aux sons de cette musique étonnamment variées mais essentiellement et directement puisé dans les fondements les plus Blues Rock du Hard Rock, l’entreprise s’inscrit d’emblée dans une perspective plutôt périlleuse. Pourtant l’œuvre mériterait d’être considéré à sa juste valeur. Ainsi des titres aux parfums et à l’esprit plus directement inspiré par les traditions d’un art musical "countrysant", tels que One for Rock’n Roll, ou pour d’autres aux parfums d’une composition plus immédiatement influencée par une légère envie "funkysante" tels que Love's Got Me Doin' Time et ses orchestrations cuivrées, exprime, avec talent, des envies affichés aux nuances divinement nouvelles. Mais même si c’est dans l’éclectisme musical qu’il faut chercher l’essence de ce disque c’est incontestablement de la musique Blues qu’il extraie tout son suc le plus savoureux. Unie dans un mélange délicieux à un Hard-Rock très réussis, il nous donne à entendre des titres admirables nourris aux riffs slide délicieux, aux pianos de saloon nous plongeant directement au cœur de l’ouest lointains de l’Amérique profonde tels que Sick for the Cure, mais aussi, parfois, enrichis de cuivres et de saxos exquis, tels que The More Things Change ou Shelter Me. La ballade poignante, Heartbreak Station, met, quant à elle, en exergue des capacités différentes mais tout aussi attachantes d’un Tom Keifer pour une prestation au chant médium plus naturelle, alors qu’on sait l’homme exceller en des aigus si particuliers. Ajoutons-y les périples à dos de cheval, pistolet à la ceinture, stetsons sur la tête, d’un excellent Dead Man Soul à l’ambiance western assez évocatrice. Dans ce paysage pluriel aux racines profondément enfuis au cœur d’une Amérique pénétrante, seul les trop classiquement inspirés Make Your Own way, Love Gone Bad, et un Electric Love aux blues insuffisamment aboutis, font pâles figures.

Empreint d’une formidable richesse, ce Heartbreak Station explore, avec une sincérité authentique déconcertante, les vastes territoires d’une musique colorée. Tantôt blues, tantôt "countrysante", tantôt "funkysante" elle s’unit dans un mariage éminemment réussi à un Hard-Rock aboutis, révélant tous le talents de composition, de multi-instrumentiste, et de discernement de Tom Keifer et de son Cinderella.

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adrien86fr - 10 Août 2014: Merci pour ta chronique dont je partage globalement le point de vue général ; "Heartbreak Station" étant un superbe et classieux album. Par contre si je peux me permettre, il n'y a qu'un F au patronyme de Tom ; il se nomme Tom Keifer et non Tom Keiffer.
dark_omens - 10 Août 2014: Bien sûr que tu peux te permettre. Je n'ai eu la prétention de penser que j'étais infaillible. Bien au contraire...
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