Game of Fools

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Nom du groupe Koritni
Nom de l'album Game of Fools
Type Album
Date de parution 16 Mars 2009
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album62

Tracklist

1. 155
2. Stab in the Back
3. Roll the Dice
4. V8 Fantasy
5. You Vs Me
6. By My Side
7. Deranged
8. Nobody's Home
9. Game of Fools
10. Keep Me Breathing
11. Tornado Dreaming
12. Tornado Dreaming II
13. The Devil's Daughter

Chronique @ GLADIATOR

29 Mars 2009
Avec l'avènement du Death et du Black , le retour du Thrash et la persistance du Heavy , qu'est-ce-qu'en-est-il du bon vieux "Hard-Rock"...?...Hein...?...Alors...?

Après avoir réalisé l'album éponyme "Green Dollar Colour" avec Anthony De Lemos , Lex Koritni s'entoure de Luke Cuerden et de Eddy Santacreu aux guitares , de D.Matt Hunter à la basse et de Chris Brown aux baguettes pour monter le groupe KORITNI en 2006 .
Après un "Lady Luck" carrément exceptionnel en 2007 et un "Red Live Joint" énergique et authentique l'année suivante , le nouvel album "Game of Fools" sort ces jours-ci toujours sur le même label BADREPUTATION .

Alors , quoi de neuf depuis "Lady Luck" ?...Eh bien , les amateurs de Hard-Rock racé vont retrouver avec plaisir ce groupe en pleine forme , grace à 13 titres rentre-dedans et très efficaces .
Même si on a toujours affaire à du bon gros Hard , le propos du groupe s'est un peu durci et à plusieurs reprises , on frôle le Heavy-Rock costaud . Les guitares se font plus incisives et rugueuses , et les soli sont vraiment d'un excellent niveau . La section rythmique tendue emmène l'ensemble avec puissance et conviction , grace à un bon mixage ( Mike Fraser ) et à une production claire et directe .

Du côté des compositions , pas de réelles surprises : Les mélodies sont toujours aussi réussies et accompagnent les riffs de manière impeccable . "Game of Fools" regorge d'hymnes taillés pour la scène tels "V8 Fantasy" , "Nobody's Home" , "Deranged" ( que n'aurait pas renié AC/DC...) , "By my Side" ( que Bon Jovi ne renierait pas non plus...) , "Roll The Dice" , "Tornado Dreaming 2" ( pendant lequel le groupe durci considérablement son jeu ) et un "Devil Daughter" final et magnifique , ou Lex Koritni montre tout son talent de compositeur et de vocaliste . Le chanteur nous régale une fois de plus avec cette voix souvent "en limite" , et avec ce vibrato tendu très saturé qui fait tout son charme...

Si un petit malin vous demande d'un air narquois comment va le Hard-Rock , tendez-lui cet album et répondez :
Très bien , vraiment très très bien...

19/20 . Un des plus gros espoir dans ce style . Glad.

25 Commentaires

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dark_omens - 06 Avril 2009: Et c'est bien dommage!!!! Surtout quand on met en lumière ceux qui ont le moins de talent. Je préfère, et de loin, Koritni, Starbreaker, Buckcherry, The Answer, Souls of the We et leurs univers respectif à tous les pantins essoufflés qui ne sont plus que l'ombres d'eux mêmes (Extreme, TNT...) ou a ces sous-produits réchauffés sans aucun talent si ce n'est une certaine énergie contagieuse tel Airbourne.



Mais c'est vrai que c'est pas nouveau, le cimetière du hard est emplie de ces Dirty White Boys, Freak Of Nature...
 
BoteM - 21 Juin 2009: Ok les gars !!! Je vous ai tous lu !!! bien vu....bien dis !!! D' Accord avec vous tous !!! moi....le vieux ( 48 ans...aie...aie...)peut vous dire de ne pas comparer ce qui c est passè avec les annèes 70...! moi qui cherche tout le temps des sensations d antan...et avec tout ces groupes " pret a jouer " sans ame...je commence a desesperer !!! alors !? peut importe les raisons....de tel ou tel groupe....un conseil...oublier toutes les considerations !! on s en fout !!! au fait......thank...KORITNI !!!! et...long live rock n roll...et ...KORITNI !!!!
asmoth - 13 Août 2010: Je viens de découvrir ce groupe et cet album grâce à ta chronique de "No More Bets", et... quelle claque =D
Merci Glad !
 
GLADIATOR - 13 Août 2010: De rien asmoth , c'est réellement un plaisir que de faire découvrir ce grand groupe .
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Chronique @ dark_omens

29 Juin 2016

Un album exceptionnel pour un groupe d'exception...

L’essor d’un genre tel que le Hard Rock qui, par exposé tacite, n’a d’autres ambitions primordiales que celle du partage festif et de la simplicité efficace communicative, est d’une complexité moins évidente que ces apparences trompeuses le laisseraient présager. Se contenter légitimement de cette échange d’émotions simple, sans se consacrer démesurément à la réflexion artistique évolutive, et se disant que seul le plaisir instinctif et immédiat est la règle de rigueur, est, certes, suffisant dans le vécu présent mais dangereusement lésant dans une perspective d’avenir. Car sans renouvellement du genre, au-delà de ces illustres et mythiques initiateurs, nul ne s’inscrit dans l’histoire, et tous s’égarent dans l’inexorable oubli.

Loin d’une volonté obnubilée qui voudrait faire apparaître mes obsessions concernant un genre que je considère, à juste titre, comme excessivement séduisant mais dont je déplore la pauvreté des idées créatives nouvelles (ce qui, parait-il, n’est pas son objectif définis) qui pourtant font de certains groupes moyennement intéressant de véritable messie consacrés. Ces quelques lignes, tant et tant ressassées, ont pour but d'exprimer ma consternation de voir ces groupes portés aux pinacles au détriment de certains autres plus aptes, selon moi, à proposer une alternative, pas fondamentalement révolutionnaires non plus mais suffisantes pour constituer une option artistique clairement plus séduisante.

Pour en revenir à ce Game of Fools, troisième album de Koritni, on ne peut passer sous silence ces accointances culturelles essentiellement issues de cette terre natale australienne dont certains d’entre eux sont natifs. Il nous faudra donc, encore, évoquer AC/DC, Rose Tatoo et dans une moindre mesure The Angels. Mais aussi, du côté Américain, Aerosmith. Pourtant loin de se contenter des pâleurs fantomatiques d’une copie sans âme, et méprisant, à raison, toutes considérations carriéristes ou évolutives qui alimentent vainement les réflexions et les palabres de polémistes aigris tel que votre humble serviteur, ces descendants des terres australes défendent un Hard Rock Boogie Blues diablement séduisant.

Dans l’évocation des qualités inhérentes à cette œuvre, outre cette délicieuse énergie communicative dont font preuve nos australiens, outre ce feeling et ce groove incroyable autour desquels le groupe axe des compositions binaires simples et efficaces et outre un son percutant au grain symptomatique à l’exercice; il est nécessaire d’exprimer de nombreuses satisfactions concernant des musiciens aguerris et talentueux. Et notamment dire ce plaisir né à l’écoute de ce chanteur, Lex Koritni qui sublime véritablement ces titres, fort de sa voix chaleureuse, pleine de feeling, évocatrice, touchante mais aussi capable de retranscrire remarquablement diverses émotions.

Au jeu des comparaisons capitales, triomphant face au passé, Koritni semble, aussi, plus convaincant que certains groupes influencés actuels. Plus serein, plus naturel, plus personnel, plus groovy et, selon moi, plus inspiré, il compose une musique qui s’appuie sur les vertus d’un héritage passé, mais qui sait, aussi, s’ancrer en des nuances très contemporaines. Tantôt enlevés et contagieux (155, V8 Fantasy ou encore, par exemple, Tornado Dreaming II), tantôt plus lancinant (Stab in the Black, mais aussi, par exemple, You Vs Me), tantôt plus bluesy (Deranged, Game of Fools…), le groupe erre en divers univers aux nuances variées et attirantes.

En un seul album, Koritni aura su formidablement exalté son Hard Rock, pour une excellence indiscutablement exemplaire, et, si le monde était parfaitement juste, s’octroyer un statut méritoire de groupe, non seulement exceptionnel, mais aussi d’exception.

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