For All Beyond

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Nom du groupe Metalwings
Nom de l'album For All Beyond
Type Album
Date de parution 19 Avril 2018
Style MusicalMetal Symphonique
Membres possèdant cet album9

Tracklist

1.
 End of the War
Ecouter04:50
2.
 Secret Town
Ecouter04:14
3.
 Immortal Metal Wings
Ecouter05:17
4.
 When We Pray
Ecouter04:16
5.
 A Wish
Ecouter05:51
6.
 There's No Time
Ecouter04:22
7.
 For All Beyond
Ecouter05:33
8.
 Realm of Dreams
Ecouter04:25
9.
 Tujni Serza
Ecouter04:08
10.
 For All Beyond (Orchestral Version)
Ecouter05:33

Bonus
11.
 Fallen Angel in the Hell
 06:06
12.
 Fallen Angel in the Hell (Instrumental)
 06:06

Durée totale : 01:00:41

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Metalwings



Chronique @ ericb4

17 Juin 2018

Un charismatique et troublant effort...

Au sein des plus prometteuses formations metal symphonique à chant féminin actuelles, à l'instar de Beyond The Black, Elvellon ou Sleeping Romance, se glisse ce talentueux combo bulgare, l'un des rares de cette contrée à caresser l'espoir de s'illustrer à terme parmi les valeurs confirmées de ce si concurrentiel registre. Créé en 2010 sous l'impulsion de la soprano, violoniste et claviériste Stela Atanasova, le jeune espoir sofiote est d'abord resté dans l'ombre durant quelques mois ; période qui, précisément, l'a vu investir les studios, et ce, avant qu'il n'aille fouler moult planches de la scène locale en 2011. Le projet n'en fut alors qu'à ses balbutiements. Encore peu popularisé sous nos latitudes, et conscient des enjeux d'un tel défi, le collectif s'est laissé le temps de la maturité compositionnelle et logistique pour faire évoluer son art. Aussi la troupe ne revient-elle dans les rangs qu'en 2015, sortant dans la foulée la bagatelle de trois singles : « Crying of the Sun », « Realm of Dreams » et « Second Chance ». Porté par cette énergie, le groupe prépare son envol...

Mais ce n'est qu'en 2016 qu'un réel décollage s'amorce, à l'aune de leur premier et vibrant EP « Fallen Angel in the Hell ». Porté par les vibes et les retombées de ce rayonnant effort, la troupe a patienté deux longues années durant avant de nous livrer son premier album full length répondant au nom de « For All Beyond » ; auto-production généreuse de ses 60 minutes sur lesquelles s'enchaînent sereinement 12 pistes, œuvre entièrement composée et finement écrite par Stela. Les arrangements instrumentaux, au demeurant d'excellente facture, sont le fruit d'un travail minutieux en studio de la part du groupe. Mastérisé et délicatement mixé par Max Morton, au Morton Studio en Ukraine, la galette jouit d'une saisissante profondeur de champ acoustique tout en n'accusant que peu de sonorités résiduelles. Un confort auditif certain en découle, et qui ne s'est nullement démenti tout au long de la traversée. Mais là ne sont pas les seuls indices révélateurs de l'évolution de l'oeuvre.

Si les arrangements relatifs aux choeurs et aux orchestrations relèvent de la patte de la maîtresse de cérémonie, le groupe a cette fois sollicité l'appui du Sofia Session Orchestra, dirigé par Lyubomir Denev sur l'une des pistes, lui conférant une dimension insoupçonnée. Ce faisant, la frontwoman et ses compères (Angel Kitanov (claviers) ; Grigor Kostadinov (guitare) ; Krastyo Jordanov ''Dracovallis'' (flûte, guitare et choeurs) ; Nikola "Blackie" Ivanov (batterie) ; Milen Mavrov (basse)) nous plongent à nouveau dans un rock'n'metal mélodico-symphonique gothique, progressif et teinté de folk, inspiré par Within Temptation, Nightwish, Stream Of Passion, Lyriel, entre autres.

Tout comme ses inspirateurs patentés, le combo allie un chant lyrique limpide et très haut perché à une énergique et charismatique instrumentation où vrombit une basse délurée, rugit une guitare farouche, et où saignent les fûts, sur fond d'amples nappes synthétiques. L'originalité du concept reposerait davantage sur l'heureuse combinaison entre instruments rock/metal et folk, dont le souffle éolien du flûtiste interpelle autant que le toucher d'archet au violon électrique de la belle séduit, l'ensemble ainsi harmonisé témoignant d'une identité artistique qui, à défaut de se stabiliser, peu à peu se dessine. Soucieux de faire évoluer son message musical, la bande n'a pas pour autant tourné le dos à son passé. En témoigne le sobre, énigmatique et un tantinet obscur artwork de la pochette, signé Yasen Denev (Red Ring Entertainment). Mais entrons plutôt dans le vaisseau amiral...


Comme il a su nous le démontrer à l'aune du précédent effort, le groupe recèle cette rare capacité à concocter les séries d'accords qui font mouche, et ce, dès les premières mesures. Ainsi, on ne résistera que malaisément aux vibes enchanteresses de « Secret Town », titre impulsif et ''delainien'' en l'âme, doublé d'une touche folk estampée Lyriel. Aussi, un virevoltant violon s'intercale judicieusement entre couplets invitants et refrains catchy, les sémillantes impulsions de la sirène achevant de nous convaincre de remettre le couvert. On ne restera pas moins scotché par la grisante mélodicité de « There's No Time », tubesque mid tempo syncopé au carrefour d'influences entre feu Rawkfist, Arven et Lyriel. Une réelle invitation au voyage en d'oniriques contrées. Et comme pour nous renvoyer à un passé magnifié, nos acolytes ont opportunément inséré dans cet opus le titre éponyme de leur EP « Fallen Angel in the Hell », véritable hit en puissance. De plus, cet efficace offrande a alimenté une magnétique version instrumentale, complétant ainsi un tableau déjà richement orné.

Tout en conservant une indéfectible dynamique, d'autres pistes seraient moins directement orientées vers les charts, avec néanmoins quelques belles pièces au programme. Le tempétueux « Immortal Metal Wings » et l'impulsif « Realm of Dreams » en sont une illustration. Dotés de riffs crochetés adossés à une frondeuse rythmique et de délicats arpèges au piano, dans le sillage de Stream Of Passion, ces deux ogives distribuent leurs frappes sèches sans discontinuer. Et ce, sans y perdre en substrat mélodique, ce dernier s'avérant cependant un poil moins impactant qu'au regard des pistes sus-mentionnées.

Lorsqu'il flirte avec le symphonique progressif, le combo nous convie à un spectacle haut en couleurs, réservant quelques surprises au passage. Ainsi, le graduel éveil instrumental parallèlement au déploiement progressif d'angéliques volutes sur le cinématique et altier « End of the War », à la manière de Nightwish (première période), se révèlent apte à nous retenir de bout en bout du méfait. Et comment résister aux sémillants effets de contraste rythmique et à la magnificence de la ligne mélodique du truculent « For All Beyond » ? Feignant de nous embarquer dans une sirupeuse ballade atmosphérique, le titre éponyme de l'opus densifie son assise orchestrale au moment où précisément la cadence s'accélère, l'acte se clôturant par un joli dégradé de l'intensité de l'espace sonore. A la manière de Stream Of Passion, avec un soupçon de Lyriel, le méfait trouve alors et sans mal les clés pour nous rallier à sa cause. Et ce n'est pas sa soufflante version orchestrale qui démentira l'agréable sentiment de détenir là sans doute l'une des pièces maîtresses de la plantureuse rondelle.

Parfois, nos compères se plaisent à varier les ambiances, et force est d'observer qu'une fois encore la sauce prend. Aussi ne saura-t-on éluder l'entraînant mid tempo progressif « A Wish » pour sa capiteuse atmosphère orientalisante, dans le veine conjointe d'un Epica estampé « The Divine Conspiracy » et Elane. Un galvanisant effort où rayonnent les cristallines inflexions de la belle et dispensant un sémillant solo de guitare.

Dans ses moments intimistes, le combo nous invite à d'infiltrantes rondes de saveurs. Aussi plonge-t-on sans retenue dans ses mots bleus les plus sensibles. On comprend alors que la petite larme ne pourra être esquivée sous l'impact des radieux harmoniques de « When We Pray » ; fondante ballade folk dans le sillage de « The Islander » de Nightwish, magnifiée par le léger et pénétrant vibrato de la déesse que viennent corroborer un violon touché par la grâce et de somptueuses gammes au maître instrument à touches. Bref, un instant privilégié apte à enivrer nos sens d'un battement d'aile. Dans un même mouvement, la tendre ballade a-rythmique « Tujni Serza », entonnée en bulgare, ne mettra qu'une fraction de seconde pour gagner le cœur de celui qui y aura goûté. Doté en prime d'un fin picking à la guitare acoustique, le touchant manifeste immergera le chaland dans bain instrumental aux doux remous d'où s'extirpent de siréniennes volutes. Magique.


On ressort de l'écoute de la galette à la fois conquis par le brio affiché par le corps orchestral, interpellé par un élan d'inspiration qui rarement ne s'essouffle, séduit par les divers cheminements mélodiques empruntés et sous le joug des magnétiques impulsions de la belle. De plus, nos gladiateurs ont su élargir la palette de leur offre rythmique, harmoniser les styles et varier aussi bien les ambiances que les exercices de style. Et ce, au point de rendre leur propos éminemment fringant et lavé de tout espace de remplissage, de longueur, ou de réelle baisse de régime qui en altéreraient la portée. Ainsi, en l'espace des deux années séparant ce manifeste de son prédécesseur, le combo a élevé d'un cran le seuil de ses exigences, offrant dès lors une œuvre à la personnalité artistique plus affirmée et plus aboutie sur les plans logistique et technique. Bref, une formation à suivre de près...

16,5/20

1 Commentaire

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bddidier - 18 Juin 2018:

Album sympa mais il manque un petit quelque chose pour moi. Un petit détour vers le Power Metal aurait ajouté un peu de souffle, qui manque un peu. Les guitares ne sont là que pour le rhytme, dommage. J'aime le titre en bulgare, cela repose de l'anglais assez moyen...

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