C’est après une démo et un enregistrement privé que
New Risen Throne sort son premier album : «
Flowing Ashes ». Pour un premier album "publique", Gabriele Panci frappe fort : trois titres pour une durée de près de 50 minutes de
Dark Ambiant extrêmement sombre, vraiment glauque et dépressif.
La galette, un CD-R pro (ce qui indique la confidentialité de la production) commence par un titre de 27 minutes du plus pur
Dark Ambiant qu’il soit donné d’entendre : sons de basse, bruits improbables répétés de façon quasi rituelle, mélanges de sonorités indus… le tout verse dans l’extrême de l’extrême lorsque dans les sept minutes de « Vision of Scourge » le son de basse planant laisse place à ces sonorités que l’on a pu entendre dans « La guerre des mondes » de Spielberg (même si «
Flowing Ashes » est sorti avant le film en question) lorsque les engins extraterrestres communiquent : le glauque ambiant se transforme en une sorte de chape de plomb étouffante, très oppressante, mais très jouissive pour tout adepte de ce genre d’ambiances malsaines complètement démentes.
Un peu plus tard dans cette lente descente aux Enfers, dans les environs du quart d’heure, on peut entendre une sorte de respiration derrière un rideau de claviers plus cosmiques… l’effet est assez frappant si vous écoutez cela seul, avec ou sans lumière on peut se surprendre à sentir une présence à ses côté ! Peu rassurant, mais franchement tripant !
Après ce morceau de 27 minutes, nous arrivons à «
Ritual over Ruin », moins impressionnant déjà par sa durée, mais aussi par le fait que « Vision of Scourge » vient de s’achever. Il y a tout de même d’excellents éléments : un discours prononcé par une voix distordue. Pour être honnête, le titre est assez plat jusqu’à environs la moitié de sa durée, quand arrivent des sortes de percussions lointaines, très sourdes portées par une nappe de claviers très graves extrêmement malsains. «
Ritual over Ruin » prend alors tout son sens et ses dix minutes passent finalement très bien… à moins de bad-triper avant !
Dernier titre, «
Ashes » commence d’emblée sur un ton plus impressionnant que «
Ritual over Ruin ». Les réverbérations et les claviers de plus en plus malsains vous plongent dans une sorte de torpeur glacée que seul le
Dark Ambiant de qualité peut procurer. De plus en plus oppressante, la musique s’immisce dans votre esprit comme si elle vous parlait, vous projetait des images de ruine et de décadence. Le morceau est à la fois apaisant et terrifiant… c’est tout un art : on vous englue l’esprit pour y projeter des "images" déprimantes, envoûtantes, obsédantes et très oppressantes…
Si vous adhérez à «
Flowing Ashes », le processus est lancé, plus moyen d’en décoller, même quitte à passer la journée à traîner comme une larve rampante, musique à fond pour masquer les cris de vos voisins appelant la police ou l’armée à la rescousse. Sans aucun doute, avec «
Flowing Ashes »,
New Risen Throne joue dans la cour des glauques, juste à côté de
Trist, loin devant tout le reste en matière d’oppression, mais peut être encore un peu trop minimaliste. Les albums suivant démentiront ce doute…
Amen.
Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire