Five Across the Eyes

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16/20
Nom du groupe Iniquity
Nom de l'album Five Across the Eyes
Type Album
Date de parution 1999
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album24

Tracklist

1. Inhale the Ghost 05:23
2. Surgical Orb 04:12
3. Sidereal Seas 05:36
4. Random Bludgeon Battery 04:48
5. From Tarnished Soil 04:40
6. Reminiscence 01:07
7. Pyres of Atonement 04:00
8. The Rigor Mortified Grip 05:19
9. Forensic Alliance 04:17
Bonustrack (Latin American Release)
10. Desiderated Profligacy
11. The Hidden Lore
Total playing time 39:22

Chronique @ BEERGRINDER

08 Fevrier 2009
La scène danoise dispose en Mighty Music (plus discret ces derniers temps) d’un label n’hésitant pas à donner dans le chauvinisme, Iniquity profite de l’aubaine et signe pour y enregistrer d'abord le mini The Hidden Lore puis leur second disque Five Across the Eyes (1999). Serenadium leur premier album disposait d’un son gras de chez gras à la Illdisposed, mais ici Jacob Hansen tout en gardant une certaine lourdeur particulièrement pour les guitares, a privilégié davantage de clarté permettant de mettre en valeur une dextérité largement au dessus de la moyenne des musiciens.

Inhale the Ghost renseigne immédiatement sur les intentions de Iniquity, même s’il a gagné en rapidité leur Death Metal est toujours fait de riffs lourds et alambiqués et on reconnaît clairement leur patte, notamment avec des harmoniques totalement déboulonnants. Il est d’ailleurs étonnant de retrouver à ce point l’identité du groupe car le batteur Jesper Frost** est le seul rescapé de l’album Serenadium. Dans tous les cas Mads Haarlov, sans avoir la voix si inhumaine de Brian Petrowski, possède un sacré coffre et son travail à la 6 cordes avec Brian Enriksen est remarquable tant au niveau des rythmiques que des soli, à l’image d’un Random Bludgeon Battery frénétique et ravageur agrémenté d’une partie finale écrasante.

Question puissance dégagée, Pyres of Atonement est imparable : guitares en acier trempé, basse pulsant par dessus la double pédale, solo judicieux, et cette impression d’une machine en mouvement que rien ne peut arrêter, élément qu’on retrouvera sur le magistral Soul Collector de leur collègues de Panzerchrist l’année suivante. Iniquity donne aussi plus souvent qu’avant dans les tempos rapides comme sur le vraiment brutal The Rigor Morified Grip, dont le riff à 0 : 25 est encore une fois un modèle de succession d’harmoniques.

Moins lourd, mais plus technique, plus travaillé et toujours aussi efficace, Five Across the Eye est un bon compromis entre le crasseux Serenadium et la brutalité intense de Grime. Passé relativement inaperçu à sa sortie, ce disque n’a malheureusement pas été aidé par une pochette vraiment pourrie (je ne vois pas un autre mot) qui n’a pas du attirer l’œil des metalheads dans les bacs.
Ceux qui sont lassés du son américain et de la course effrénée à la technique et la vitesse devraient apprécier ce disque d’Iniquity qui prouve qu’on peut posséder une maîtrise instrumentale impressionnante et ne pas en oublier l’efficacité.

BG

2 Commentaires

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tonio - 08 Fevrier 2009: Je ne connais pas beaucoup le groupe, je ne possède que 2 titres live tirés de leur 1er album sur une vieille compilation (Brutal Youth), mais leur style me plait carrément. Un bon compromis entre le old school et le death technique.
NICOS - 26 Décembre 2015: Il a été du a trouver en original celui là.!! Excellent album que ta chronique m'a fait découvrir
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Chronique @ BrutusBourrinus

01 Avril 2017

Quasi perfection au sein du style.

Son line-up en partie renouvelé, avec l'arrivée de Maads Haarlov au chant et à la guitare, Iniquity se lance à l'assaut de son deuxième album, après un EP qui annonçait la couleur. Au programme du jour, donc, gros Brutal Death technique et groovy, aux riffs qui changent toutes les dix secondes. Nos amis danois semblent avoir des problèmes avec les tempos : c'est soit à fond, soit pachydermique. Parfois, comme dans Surgical Orb, on a droit à un petit mid-tempo, qui dégénère forcément en blasterie effrénée.

Un son parfait pour le style pratiqué. Instruments clairs, batterie au son pas trop trafiqué, et grattes dans un registre pire-que-Sunlight Studio, le son de Five Accross the Eyes est massif et agressif. Le chant quant à lui est bien placé, et parlons-en justement, du chant. Le cancéreux de la gorge en phase terminale qui growle sur cet album s'est probablement fait greffer des cordes vocales de gorille, vu l'extrême gutturalité et le côté gueulard qu'il arrive à produire, et la vitesse qu'il arrive à atteindre.

Décrire la musique en elle-même est assez difficile. On peut reprocher à Iniquity de toujours appliquer la même structure à ses chansons : très vite, très lourd, solo, très vite. La spécialité d'Iniquity, leur marque de fabrique, c'est entourer un passage lourd proprement écrasant (The Rigormortified Grip, Random Bludgeon Battery) avec un riff d'épileptique agrémenté de blast. Cet argument est ici de la merde. L'enchaînement de chansons toutes foutues pareil contribue fortement à l'impression de marteau-pilon, et crée une sorte de rythme sur toute la longueur de l'album. Et de toute façon, quand on a entendu une fois le premier riff de The Rigormortified Grip, on est content de le retrouver plusieurs fois dans la chanson.

Jesper Frost** à la batterie déploie son habituel jeu rythmique, assez peu académique (syncops et contre-temps à gogo, je préfère ne pas parler du jeu de cymbales). Le son de la double est d'ailleurs un peu étouffé par les grattes, mais très agréable. Les riffs sont destructurés au possible, variés en permanence et s'enchaînent souvent de manière abrupte (le blast de Random Bludgeon Battery). Très techniques aussi, mais qui pourraient en rebuter certains à cause de l'abus d'harmoniques. Ça siffle dans tous les sens, et on a souvent l'impression que les guitaristes peinent à garder leur contrôle. Soli dysharmoniques de rigueur, mais avec parfois un étrange sens de la mélodie. La basse est peu sensible, plutôt présente sur les passages lents. Il faut dire que l'accordage général plonge joyeusement vers le Si, et que la saturation du son est légèrement exagérée.

La petite curiosité, la piste Reminiscence, peut être interprétée comme une forme d'humour de bourrin, quand on entend débarquer juste après Pyres of Atonment. Mais elle a son utilité, puisqu'elle coupe l'album en deux, et sépare les trois dernières chansons, purement apocalyptiques, de leurs excellentes précédentes.

Enfin bref, Five Accross the Eyes donne dans le 100% Brutal Death : foin d'influs thrash, heavy ou black ici. Le tout avec des riffs techniques et mélodiques (la fin de Sidereal Seas) tout en étant très agressifs, et des rythmes assez chaotiques. Tout se mélange pour aboutir à une atmosphère de brutalité barbare, le chant en étant la démonstration flagrante. Néanmoins, il m'a fallu longtemps avant de vraiment arriver à rentrer dans la musique d'Iniquity. Mais une fois habitué, on peine à se lasser de cet album, qui se redécouvre avec plaisir.

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