Eternal

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Nom du groupe Fallen Arise
Nom de l'album Eternal
Type EP
Date de parution 04 Fevrier 2011
Style MusicalMetal Symphonique
Membres possèdant cet album3

Tracklist

1.
 Intro
Ecouter00:57
2.
 My Fall
Ecouter03:42
3.
 Eternal Sins
Ecouter05:42
4.
 Never Forget Me
Ecouter05:32
5.
 Heaven's Away
Ecouter04:55

Durée totale : 20:48

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Fallen Arise




Chronique @ ericb4

09 Janvier 2018

Des débuts prometteurs pour la jeune formation hellénique...

Les formations metal symphonique grecques à chant féminin affluent depuis quelques années déjà, et ce, suivant un schéma certes classique mais assez souvent compensé par un bel élan d'inspiration mélodique de leurs auteurs. Après Bare Infinity, Meden Agan et Elysion, pour les plus connus, voici que se profile un jeune et ambitieux sextet athénien répondant au nom de Fallen Arise, créé en 2009 par le claviériste Gus Dibelas (Wolfcry, ex-Secret Illusion). Et cela, dans un contexte d'intense concurrence entre les cadors du genre (Epica, Nightwish, Xandria, Delain, Leaves' Eyes, entre autres) et où les jeunes loups aux dents longues ne manquent pas à l'appel. Le collectif grec en a mesuré les risques et les enjeux, et décidé, malgré tout, de relever le défi de s'imposer à son tour parmi les valeurs montantes de ce registre metal. La partie était donc loin d'être gagnée, et pourtant...

Pour mener à bien son projet, le maître d'oeuvre s'est entouré d'Evelyn, mezzo-soprano au troublant grain de voix, de musiciens et d'un vocaliste de talent, dont : Frangiskos à la guitare ; Maria à la basse ; Thanos à la batterie et Jon Soti (Floating Worlds, Quadrus, ex-Secret Illusion...) au chant. Soucieux de peaufiner sa production d'ensemble, le groupe a soigné ses arrangements et confié le mastering et le mixage à Dion Christodoulatos (narrateur sur « Intro » et bassiste sur « My Fall »), pour une optimale acoustique de la rondelle ; logistique réalisée aux CFN Studios.

Prudent dans sa démarche, le combo hellénique a sorti ce premier EP 5 titres pas moins de deux ans après sa fondation ; laconique offrande qui n'est pas sans rappeler les premiers travaux de Nightwish pour ses arrangements ou encore Visions Of Atlantis au regard d'un duo mixte en voix claires parfaitement harmonisé. Indice révélateur du niveau d'exigence du groupe avec lui-même eu égard à ses séries d'accords et ses lignes de chant. Que nous réservent alors les 20 minutes de la menue galette ?...

Dès les premières portées, nos six gladiateurs révèlent déjà leurs qualités mélodiques, parvenant à nous retenir sans avoir à forcer le trait. Ce faisant, une entame instrumentale de rigueur nous est octroyée à la lumière du bref « Intro », titre cinématique progressif doté d'arrangements nightwishiens, de fins arpèges au piano et d'un récitatif en voix de basse. Par un fondu enchaîné, on plonge prestement dans le bain bouillonnant de l'entraînant « My Fall », à mi-chemin entre un Nightwish à l'époque de « Angels Fall First » et un Visions Of Atlantis estampé « Cast Away ». Livrant d'efficaces refrains et d'insoupçonnées variations rythmiques, ce propos se double d'un vibrant solo de guitare dans le sillage de Lanvall (Edenbridge). En outre, c'est en osmose qu'évoluent les grisantes impulsions d'une mezzo-soprano bien habitée et les puissantes et graveleuses attaques de son acolyte en voix claire. Sur un même modus operandi, le rayonnant « Heaven's Away » dissémine ses riffs épais adossés à une rythmique fringante. Ses refrains catchy tout comme les pérégrinations de son corps oratoire sont une réelle invitation au voyage.

Lorsqu'il ralentit le rythme de ses frappes, le collectif grec ne magnétise pas moins le tympan. Dans cette mouvance, on sera happé par les jeux de contrastes atmosphérique de « Eternal Sins », conjuguant habilement un univers gothique évanescent, à la limite du doom, et de saisissantes accélérations rythmiques. De même, on ne pourra échapper à l'emprise d'un fin legato à la lead guitare ni à un tapping martelant s'insinuant dans une trame aussi complexe que peu convenue. On aurait peut-être souhaité davantage d'oscillations mélodiques pour une adhésion plus immédiate à une piste au demeurant solidement échafaudée et bénéficiant d'arrangements de bonne facture.

Quand il nous offre ses mots bleus, le sextet témoigne d'une rare capacité à nous happer, et ce, dès les premiers accords. Ainsi, sensible jusqu 'au bout des ongles, non sans rappeler les premiers émois de Xandria, le romantique « Never Forget Me » ne rencontrera pas l'ombre d'un obstacle à son immersion. Le message musical se présente tel une enchanteresse ballade a-rythmique en piano/voix mise en habits de soie par les angéliques modulations de la déesse. En outre, un subtil et captateur toucher au piano nous intime de pousser notre incursion jusqu'au souffle ultime de l'offrande. Une véritable cure de jouvence pour les aficionados du genre...

Est-ce à dire qu'à l'aune de son introductif opus, la bande des six aurait déjà réalisé un sans faute ? Pas tout à fait. Si le combo a diversifié son offre rythmique, atmosphérique et vocale, il n'a pris que très peu de risques, et témoigné de peu d'originalité, celle-là même qui lui aurait permis de se distinguer de la masse sans cesse croissante de ses pairs. Certes, la production d'ensemble reste propre, le mixage équilibré, et les prestations techniques difficiles à prendre en défaut. Il leur faudra cependant s'éloigner encore de leurs modèles identificatoires pour faire évoluer leur art, et ainsi gagner en épaisseur artistique. En apposant leur sceau sur chacune des portées de chacune de leurs partitions, ils devraient ainsi éviter l'écueil d'un frustrant mimétisme. Les talents conjugués des instrumentistes et des vocalistes aidant, nos compères pourront alors caresser l'espoir d'un accessit au rang de valeur montante du metal symphonique. Peut-être à la lumière d'un album full length ?...

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