Escape

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17/20
Nom du groupe Journey
Nom de l'album Escape
Type Album
Date de parution Juillet 1981
Style MusicalHard FM
Membres possèdant cet album118

Tracklist

Re-Issue in 1989, 1996, 2002, 2004, 2006 and 2009 by Sony Music
Re-Issue in 1992,1996, 2000 and 2006 by Columbia Records
Re-Issue in 2006 and 2013 by Legacy
Re-Issue in 2010 by Friday Music
1. Don't Stop Believin' 04:10
2. Stone in Love 04:25
3. Who's Crying Now 05:01
4. Keep on Runnin' 03:39
5. Still They Ride 03:49
6. Escape 05:16
7. Lay It Down 04:13
8. Dead or Alive 03:20
9. Mother Father 05:28
10. Open Arms 03:18
Total playing time 42:39

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Journey


Chronique @ frozenheart

02 Août 2024

Une incontournable pièce d'orfèvre de l'AOR et du Rock en général.

Le triptyque que constitue Infinity, Evolution et Departure sorti entre 1978 et 1980, avait largement confirmé les espoirs placés en Journey. Ces trois albums, plus mélodieux et orientés Rocks US calibré, laissaient apparaître une marge de progression toute aussi importante que celle de leurs homologues de Foreigner, Boston et Styx.

Après une tournée triomphale qui donna naissance au légendaire live "Captured", le groupe alors au sommet de sa carrière, doit faire face à la défection du claviériste Gregg Rolie. Ce dernier lassé de la vie en tournée, quittera le groupe après avoir assisté aux auditions de son remplaçant, à savoir l'ex-The Babys, Jonathan Cain, qui au-delà d'être un habile et redoutable claviériste, pianiste, s'avère être aussi un excellent compositeur et guitariste rythmique.

Afin de confirmer les espoirs créés par ses trois excellents prédécesseurs, Escape en 1981, s’impose directement et durablement comme un album incontournable en matière d' AOR et Rock américain. Ce dernier se distingue par une évolution musicale notable, dû notamment à des compositions solides à l'instrumentation sans failles ainsi que des prouesses vocales de grande qualité, mais aussi et surtout de l'apport non négligeable de claviers majestueux et variés de Jonathan Cain.

C'est le tube "Don't stop Believin'" qui ouvre le bal. Cet excellent morceau à l'introduction de notes de piano, prolongé de guitares classieuses, soutenu d'un chant puissant et mélodieux interprété par un Steve Perry très en voix servira de ligne directive à l'opus. En effet des tubes de cet acabit Escape en regorge un très grand nombre. Le lent "Who's Crying Now" aux nuances AOR prononcé et mélodie qui ne vous quitte plus, ainsi que les deux langoureuses ballades "Still They Ride" et "Open Arms", chanter de façon impériale seront de ceux-là.

En dehors de ces 3 tubes légendaires, l'album offrira plusieurs autres moments forts , à commencer par les plus rythmés "Keep on Runnin'" à l'air et refrain qui fait mouche. L'éponyme au riff et lead de guitare dynamique, orné de subtil arrangement de claviers rutilants signé Jonathan Cain, ainsi que le pêchu "Dead or Alive" aux plans de guitare bodybuildé et sautillantes notes de piano à faire danser un cul-de-jatte.
Dans un registre plus direct, n'oublions pas de mentionner l'entrainant "Lay It Down", aux accents Big Rock (aréna Rock). Impossible de passer à côté de "Mother Father" dont on retiendra surtout un Steve Perry impérial au sommet de son art, avec un chant urgent à fleur de peau se mariant à merveille au jeu de guitare lumineuse de Neal Schon qui ici nous fait une prestation plus qu'honorable.

Bénéficiant de l'élan créé par ses incontournables et légendaires hits, "Who's Crying Now, " Don't Stop Believin'", Escape produit de main de maitre par le tandem Mike Stone / Kevin Elson, s'impose donc comme un album incontournable du genre Rock californien, AOR. Il permet aussi à Journey de confirmer sa place d'outsider aux côtés des formations du même genre tel que : Foreigner, Boston ou dans une moindre mesure Reo Speedwagon et Styx.

Un rang que le groupe gardera jusqu'à la fin des années 80 avec la doublette Escape, Frontiers et leurs sonorités Hard Rock FM prononcé, " le très Soft Rock AOR, Raised on Radio ainsi que Trial by Fire qui malheureusement scellera la fin de la collaboration entre le groupe et Steve Perry.
La suite sera moins glorieuse, avec une traversée du désert de plus de 10 ans le groupe reviendra timidement sur le devant de la scène en 2008, avec le chanteur originaire des Philippines Arnel Pineda . Mais cela est une autre histoire.


3 Commentaires

8 J'aime

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workflame90 - 03 Août 2024:

Trs belle chronique Frozenheart! Il m'arrive souvent de le réécouter, avec toujours un réél plaisir. Un Oeuvre qui ne souffre pas du temps. Dans ta conclusion, tu parles des albums a venirs du groupe, tu as oublié Frontiers? qui est je trouve excellent.

frozenheart - 03 Août 2024:

Tout à fait Didier, surtout que je met Escape et Frontiers ex eaquo dans mon classement des meilleurs albums de Journey . Je vais corrigé ça de suite.

DIO41 - 03 Août 2024:

A chaque écoute, je suis saisi par la nostalgie d'un monde qui a disparu, je pense que c'est le son des claviers et leurs mélodies ( notamment sur stone in love le break au milieu du morceau et l'intro de who's crying now ). J'associe toujours ce disque au Fire of unknow origin du Böc, sans doute les réminiscences d'écoute de Radio FM américaines au cours d'un voyage estival il y a maintenant fort longtemps. Ravi de voir que des chroniques sur ce type d'album sont encore écrites aujourd'hui alors un grand Merci. Mes gamines connaissent ce groupe au travers la série GLEE ( j'espère que j'ai bien ortographié), cela fait aussi plaisir de constater que ces groupes traversent les générations !  

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