Demiurge of the Void

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Nom du groupe Deivos
Nom de l'album Demiurge of the Void
Type Album
Date de parution 27 Septembre 2011
Produit par Slawek Wieslawski
Enregistré à Hertz Studio
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album19

Tracklist

1. No Gods Before Me 03:28
2. Code of a Dead Deity 04:47
3. Absolute of Hatred 03:47
4. Born to Loathe 04:24
5. Extreme Unction 03:55
6. And the Word Became Flesh 03:31
7. Demiurge of the Void 02:10
8. Panacea 06:28
Total playing time 32:30

Chronique @ Matai

11 Novembre 2011

Rapide, brutal, technique, écrasant

Fort d'un son sec, brutal et technique, Deivos s'est imposé en quatre ans grâce à deux albums efficaces et violents nommés « Emanation of Hatred » (2006) et « Gospel of Maggots » (2010). Ces derniers renfermaient l'agressivité polonaise bien légendaire, tout en étant le reflet même d'un death metal déjà mature et bien exécuté, tels leurs compatriotes d'Azarath ou de Lost Soul. Un an plus tard, Deivos sort sa nouvelle offrande « Demiurge of the Void », signée une nouvelle fois chez le bien connu label Unique Leader Records et enregistré aux prestigieux Hertz Studio.

Les polonais ne changent pas leur formule, laissant de nouveau le design de l'artwork démoniaque entre les mains du tatoueur Andrzej Lenczuk, et ne lésinant pas sur l'agressivité de leurs compositions. Les huit titres sont remplis d'une rage évidente et jouissive à mesure que les membres nous assènent d'éléments techniques, autant au niveau des riffings tranchants et maîtrisés que de la batterie écrasante et précise, à l'instar d'un « No Gods Before Me » dégoulinant de sueur et de hargne.

Alors que l'opus précédent nous avait montré un combo au sommet de son art grâce à une technique et une originalité sans faille, ce dernier met plus l'accent sur la rapidité d'exécution et la lourdeur des guitares, privilégiant des passages légèrement plus posés mais toujours incisifs, et une certaine linéarité présente de morceau en morceau. Toutefois, la brièveté des compositions prouve que Deivos sait être efficace, brute, rapide et technique, comme sur un « Extreme Unction » jouant sur la précision de riffs mécaniques et de soli déchaînés.

Comme à l’accoutumée, les polonais intègrent des samples étranges à la fin voire au début de leur titres. Ces samples frôlent l'électronique sur certains passages (« And the World Became Flesh », « Absolute of Hatred ») mais font plus souvent office d'atmosphère, renforçant un certain côté effrayant et mécanique (« Code of a Dead Deity »). Longs de quelques secondes, ils ne sont pas là pour s'imposer, mais nous pouvons les voir comme une sorte de marque de fabrique, quelques groupes de death metal s'étant déjà teinté d'éléments industriels (Crionics, Hate).

Deivos conclut sur un « Panacea » où les jeux de batterie sont à l'honneur le temps de plus de six minutes, les techniques étant bien employéees et atteignant leur paroxysme en milieu de morceau alors que le growl et les riffs écrasent tout sur leur passage. Une conclusion un peu longue, certes, mais révélatrice d'une maîtrise et d'une suite d'autant plus encourageante qu'attendue, la scène polonaise prouvant une nouvelle fois que son death metal reste et restera de qualité.


5 Commentaires

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sijj - 11 Novembre 2011: Merci pour ta chronique. Je suis resté sur une impression mitigée de Gospel of Maggots, où je trouvais qu'ils tournaient un peu en rond autour de leurs indéniables technique et talent. Visiblement, ils reviennent à une agressivité exacerbée, j' ai hâte d'écouter ça!
Matai - 11 Novembre 2011: Le précédent album est sans aucun doute plus technique et plus original dans son approche, mais celui-ci reste tout de même bien furieux et agressif, bien que la recette soit la même, en quelque sorte.
tonio - 12 Novembre 2011: Pas exeptionnel, mais l'album s'écoute avec plaisir grace à la maîtrise technique indiscutable des musiciens. Vu leur aisance dans l'art de manier brutalité et technique, dommage que les musiciens ne se cassent pas plus la tête pour pondre des ambiances et des riffs plus marquants, ça manque de personnalité tout ça...
M666 - 07 Décembre 2011: Excellent album je trouve !!!
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