Death & Legacy

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
17/20
Nom du groupe Serenity (AUT)
Nom de l'album Death & Legacy
Type Album
Date de parution 25 Fevrier 2011
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album73

Tracklist

Also Released in Limited Edition with Two Bonustracks
1. Intro / Set Sail to…
2. New Horizons
3. The Chevalier
4. Far from Home
5. Heavenly Mission
6. Prayer (Interlude)
7. State of Siege
8. Changing Fate
9. When Canvas Starts to Burn
10. Serenade of Fiames
11. Below Eastern Skies (Interlude)
12. Beyond Desert Sands
13. Lament (Interlude)
14. My Legacy
Limited Edition
1. Intro / Set Sail to…
2. New Horizons
3. The Chevalier
4. Far from Home
5. Heavenly Mission
6. Prayer (Interlude)
7. State of Siege
8. Changing Fate
9. When Canvas Starts to Burn
10. Serenade of Flames
11. Youngest of Widows (Bonustrack)
12. Below Eastern Skies (Interlude)
13. Beyond Desert Sands
14. To India's Shores (Bonustrack)
15. Lament (Interlude)
16. My Legacy
Bonustrack (Japanese edition)
17. Guiding Light

Chronique @ dark_omens

30 Juillet 2013

Death and Legacy n'est qu'un très joli moment qui ne laisse aucune trace, ou si peu...

Qu'il fut pénible, pour votre humble serviteur, de se résoudre à mettre des mots sur l'amertume que fit naître ce Death and Legacy, troisième véritable album des Autrichiens de Serenity. Qu'il en fallut du temps, de la raison, des écoutes, et du discernement pour ne pas se laisser submerger par ce désarroi et parvenir à modérer une déception, et ce, dans le but de ne pas condamner définitivement ce nouvel effort à la vindicte.

Ce désenchantement qui m'étreint est d'autant plus cruel et cinglant que les deux précédentes œuvres de cette formation furent de nature à faire naître certaines convictions qui, du moins le croyais-je, demeureraient infaillibles et avérées, et ce, même si pourtant Georg Neuhauser et ses comparses nous proposaient avec ces albums (Words Untold and Dreams Unlived (2007), Fallen Sanctuary (2008)) une expression artistique très empreinte de celle d'autres (Sonata Arctica, Fairyland, Kamelot, Dragonland). A vrai dire, peu importait puisque le résultat était suffisamment convaincant et nuancé pour nous faire oublier ces modèles prégnants. L'enthousiasme fanatique de la découverte tempéré, il restait encore suffisamment de tenue à ces deux albums pour ne pas rougir des éloges dont ils furent couverts.

Mais Death and Legacy n'est assurément pas de cette catégorie d'albums séduisants. Théoriquement, rien ne semble pourtant le différencier de ces deux illustres prédécesseurs tant le magnifique univers créatif de cette expression musicale n'a guère évolué nous proposant, une fois encore, de nous égarer en ces contrées Power Prog Symphonique où le groupe aura admirablement démontré sa valeur ainsi que ses influences déjà évoquées. Toutefois, aussi invraisemblable que cela puisses paraître, ce nouvel effort pèche par excès. Tant et si bien qu'il s'égare en une profusion assommante.

De titres déjà, puisque ce ne sont pas moins de quatorze morceaux, dont quatre instrumentaux, qui nous sont proposés ici.

D'effets ensuite, puisque les parties orchestrales, les variations de tempos, les interventions chorales, les breaks, les claviers et les pianos n'auront jamais été aussi présents.

L'esprit de l'auditeur peu aguerri ne pourra donc que se déliter face à tant de beauté, tant de symphonies, tant de méandres, tant de nuances. Il s'égarera en un album où la surabondance, paradoxalement, nuit à la qualité. Rien n'est simple en ces lieux ou se confondent tant de ressentis aveuglés par cette opulence démesurée. Les parties symphoniques y sont majestueuses, les chants efficaces, les guitares incisives, les voix féminines célestes superbes, les nuances nombreuses et belles, les soli inspirés et les claviers savamment disséminés. Pourtant, rien n'y fait. Aucun de ces éléments ne parvient à s'imbriquer correctement pour former un ensemble cohérent et attachant. Et, bien au contraire, chacun d'entre eux, semble s'exprimer indépendamment, ajoutant encore de la confusion supplémentaire.

De surcroît, il faut noter que les morceaux de ce nouvel opus sont, à l'évidence, moins captivants qu'autrefois. Nettement plus convenus, ils ne parviennent pas à s'enraciner en un auditeur décontenancé et défait. Les refrains, notamment, y sont moins immédiatement fédérateurs et moins immédiatement assimilables. De plus les éléments Death, si remarquables dans les précédents méfaits, sont ici totalement absents.

Autant de défauts qui, lorsque s’éteignent ces couleurs, ces lumières, cette grandiloquence et lorsque disparait cette fresque éblouissante, ne nous laissent qu'un vague souvenir diffus qui finit par s'étioler.

Et finalement, bien malheureusement, ce Death and Legacy n'est que ça. Un très joli moment qui ne laisse aucune trace, ou si peu.

1 Commentaire

3 J'aime

Partager
Dark_Gargoyle - 06 Mars 2022:

Vu les notes données tu t'es peut-être planté sur ton jugement... comme quoi les ressentis d'une personne à l'autre peut se différencier énormément...

    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire