Darkness Descends

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Nom du groupe Dark Angel (USA)
Nom de l'album Darkness Descends
Type Album
Date de parution 17 Novembre 1986
Enregistré à Music Grinder Studios
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album352

Tracklist

Re-Issue in 1998 by Century Media
1.
 Darkness Descends
 05:53
2.
 The Burning of Sodom
 03:18
3.
 Hunger of the Undead
 04:19
4.
 Merciless Death
 04:08
5.
 Death is Certain (Life Is Not)
 04:18
6.
 Black Prophecies
 08:34
7.
 Perish in Flames
 04:52

Durée totale : 35:22


Chronique @ Fabien

19 Juin 2007
Dark Angel, parmi les précurseurs de la scène thrashmetal nord américaine, fait forte impression lors de la sortie de We Have Arrived en 1984, en lâchant des rythmiques particulièrement violentes pour l’époque et une férocité dans les riffs déjà notoire. Le gang des bagarreurs emmené par Jim Durkin suscite alors l’intérêt de Combat Records, jeune label new-yorkais ayant notamment sorti le culte Seven Churches de Possessed une année auparavant, lui offrant un contrat pour son second album, le diabolique Darkness Descends distribué en Europe via Under One Flag, nouvelle filiale de Music For Nation plus distinctement dédiée au thrashmetal.

Dès sa sortie, le disque est acclamé par la presse et les thrashers, faisant l’effet d’une véritable bombe. En effet, si le 1er album posait les bases de la musique violente de Dark Angel, Darkness Descends affirme quant à lui carrément le style de la formation californienne, en balançant un thrashmetal agressif et sans compromis, d’une rage et d'une pureté à toute épreuve.

Darkness Descends débute sur une introduction tout en lourdeur, puis enchaîne sur des rythmes d’une rapidité affolante et assène des accélérations démentielles, à l’image de l'invincible morceau Hunger of the Undead, contrecarrant le tout par des breaks parmi les plus meurtriers jamais entendus, notamment sur les terribles The Burning Of Sodom & Death Is Certain. En 35 minutes, le thrashmetal de Dark angel ne donne aucun moment de répit, lâchant une violence débridée, mais pourtant tout aussi contrôlée.

A l'image de l'impitoyable morceau Merciless Death, déjà présent sur We Have Arrived et prenant ici une sacrée dimension, il faut bien sûr souligner combien l'apport de Gene Hoglan derrière les fûts renforce cette puissance de feu phénoménale et cette précision tout aussi dévastatrice. A l’époque, le batteur est d’ailleurs considéré à juste titre comme la crème des tanneurs du milieu thrashmetal, aux côtés de son collègue Dave Lombardo. Ainsi, sur un tel martèlement rythmique, Jim Durkin et Eric Meyer assomment l’auditeur avec une cascade de riffs tous aussi tranchants les uns que les autres, sans être ultra démonstratifs pour autant. Enfin, les cris possédés & indomptables de Don Dotty délivrent une sacrée férocité et apportent ainsi un surcroît de haine aux compositions déjà si diaboliques.

A l'instar de Reign in Blood, Seven Churches ou Pleasure to Kill, Darkness Descends compte parmi ces albums clés ayant poussé le style thrashmetal encore plus loin dans la violence. Ce joyau incandescent d’une qualité irréprochable et à l'atmosphère immensément sombre, servi par une capture très agressive de Randy Burns (ayant su canalisé idéalement l'energie du groupe là où Bill Metoyer avait été plus hésitant deux années auparavant), rappelle à chacun la véritable signification des mots 'riff' & 'thrash'. Sa contribution sur la scène extrême de l'époque est énorme et son statut culte largement mérité. A conseiller à tous les thrashers et deathsters qui ne le posséderaient pas déjà.

Fabien.

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PhuckingPhiphi - 13 Septembre 2017:

Il y a des albums, allez savoir pourquoi, dans lesquels on n’arrive jamais à entrer, quels que soient le nombre de tentatives ni les années qu’on y consacre. Le pire, c’est quand ça arrive avec des chefs d’œuvres universellement reconnus, ceux dont tout le monde chante les louanges, respecte l’influence déterminante dans le genre, vante les riffs et les compositions imparables et verse sa petite larme en repensant à l’époque bénie au cours de laquelle ils ont vu le jour. Alors on se sent tout honteux, on se dit qu’on doit louper quelque chose, on réessaye encore et encore… Et pourtant, rien à faire, ça rentre pas, c’est hermétique. Bref, ça le fait pas.

J’ai bien peur que Darkness Descends fasse partie de cette catégorie d’albums avec lesquels ma relation se résume à ce désespérant autisme affectif. Au risque de me faire crucifier en Place de Grève par les 99,9 % des SOMiens qui vouent un culte à ce disque, je le trouve monotone, indigeste, vite redondant et – osons le terme – chiant.

Certes, il est d’une agressivité assez jouissive au premier abord et le pilonnage en règle du père Hoglan laisse pantois l’auditeur tétanisé ; mais cela suffit-il à le rendre intéressant sur la longueur ? Pour ma part, j’ai beau tendre l’oreille, je peine à déceler ces riffs terribles qui, semble-t-il, font frissonner tout le monde, et je ne retrouve dans le chant de Don Doty ni la folie délirante d’un Paul Baloff, ni la rugosité d’un Mille Petrozza, ni même l’efficacité épurée d’un Tom Araya. Le bourrinage systématique d’un titre à l’autre finit par me saoûler, et je peine en général à aller au bout de l’album.

Blasphème suprême : le seul autre album de DA que je connaisse un tant soit peu, Time Does Not Heal, m’apparaît finalement plus diversifié, plus inspiré et, en fin de compte, plus percutant que celui-ci.

Bon allez, je file me cacher au fond du premier trou que je trouve, j’entends déjà les pierres et les noms d’oiseaux siffler à mes zoreilles, haha ! ;)

Merci pour la kro ! :)

Fyrnael - 26 Avril 2018:

J'ai l'impression qu'au début chaque groupe de trash voulait et à fait en sorte d'être le plus violent, mais là on n'est pas loin d'avoir la palme avec cet album! Ce bourrinage sans concession et sans répis est hallucinant! Merci pour la découverte!

Alistair57 - 28 Avril 2018:

Voici un album agressif et sombre, que l'on pourrait comparer avec hell awaits de Slayer. Cependant je trouve que le son des guitares est un peu étouffé, pas vous ?

 

 

witchfucker - 30 Octobre 2018:

Faudrait que tu me files l'adresse du trou où tu t'es planqué, PhuckingPhiphi, que je puisse te rejoindre. Tout comme toi je n'ai jamais pu rentrer dans la disco de ce groupe, et pourtant ce n'est pas faute d'avoir essayé au fil des années.

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Commentaire @ infernis

23 Juin 2007
Attention cet album est CULTE !! Mais aussi un peu oublié et injustement d’ailleurs. Les gens connaissent surtout Dark Angel pour « We Have Arrived » mais « Darkness Descent » est bien meilleur à mon humble avis. Déjà avec des titres de morceaux comme ça on pourrait penser que c’est du black mais pas du tout c’est plutôt du bon thrash qui ressemble d’ailleurs à du Kreator période « Pleasure to Kill » mais en beaucoup plus evil.

« Darkness Descent », le morceau éponyme, a la plus belle intro rêvée pour un concert extrême. Je ne comprends pas d’ailleurs que ce titre ne soit jamais repris. Si des groupes de black la jouaient, je suis sûr qu’on trouverait ça excellent. La batterie tartine du début à la fin, la voix et les soli ne sont pas sans rappeler Kreator mais je me répète. Ce que je préfère c’est quand le chanteur la pousse à mort et hurle comme un écorché.
The Burning of Sodom” est du même acabit. Encore un titre taillé pour la scène et pour faire une super reprise dans un concert de black. Cette fois on dirait que le chanteur essaie de claquer une voix à la Violence mais en moins réussi quand même.
« Hunger of the Undead » est pareil (mais pourquoi je fais une chronique ?! Je vais faire copier/ coller ça ira plus vite). Ce titre fait très Kreator (encore !). Mention spéciale aux soli le manche chauffe sacrément !
« Merciless Death » : Aah ! Quelle intro géniale ! La batterie aussi tue tout sur son passage. Le chanteur nous remet un petit coup dans les aigus, le solo vient vous achever : les oreilles dégoulinent de plaisir vous ne vous en êtes pas rendu compte mais vous êtes en train d’headbanguer comme un furieux en faisant de la air-guitar. Quoi c’est déjà fini ?! Ah, non il faut retourner le vinyle héhé désolé !

« Death Is Certain (Life Is Not) » : après ce qu’on vient d’écouter ce titre parait plus tranquille. Le rythme est plus « pépère » comme pour une bonne set-list pour garder un peu d’énergie (il faut ménager la nuque du public ).
« Black Prophecies » : Houla ! Encore une intro très Kreator, assez longue. La première fois que je l’ai écoutée, je croyais que c’était une instrumentale. Ce morceau est construit autour d’un refrain. Voilà j’ai tout dis. C’est le titre le plus long.
« Perish in Flames » : évidemment pour la fin il faut réveiller un peu l’auditeur. Alors vous êtes prévenu ça va re-tartiner. De nouveau le chanteur part dans les aigus et essaye aussi une voix plus rauque. Bon comme dit plus haut les soli sont exécutés d’une main de maître.

Alors je résume ça ressemble quand même pas mal à Kreator c’est peut-être pour ça qu’il n’a pas eu tant de succès. Dommage. Cet album entier est taillé pour le live on croirait une vraie set-list de pro. Et c’est très, très EVIL HOUHAHAHARG !

P. S. : A l’attention de tous les membres de groupes de black qui lisent ça. Essayez voir de claquer un de ces titres en live, le succès est garanti !

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Trashking - 15 Juillet 2008: Ouai. Cet album est culte de chez culte et c'est mon préféré de leur discographie.
 
GLADIATOR - 22 Novembre 2008: Les deux premiers album de Dark Angel sont incontournables pour tout "thrasheur" qui se respecte ! Malheureusement , le changement de vocaliste ne permettra pas au groupe d'accéder au niveau d'un "Exodus" , par exemple ..."Leave scars" qui suit est confus , et "Time does not heal" est lamentable....quel dommage....merci pour la chro . Glad.
PhuckingPhiphi - 13 Septembre 2017:

Il y a des albums, allez savoir pourquoi, dans lesquels on n’arrive jamais à entrer, quels que soient le nombre de tentatives ni les années qu’on y consacre. Le pire, c’est quand ça arrive avec des chefs d’œuvres universellement reconnus, ceux dont tout le monde fait les louanges, respecte l’influence déterminante dans le genre, vante les riffs et les compositions imparables et verse sa petite larme en repensant à l’époque bénie au cours de laquelle ils ont vu le jour. Alors on se sent tout honteux, on se dit qu’on doit louper quelque chose, on réessaye encore et encore… Et pourtant, rien à faire, ça rentre pas, c’est hermétique. Bref, ça le fait pas.

J’ai bien peur que Darkness Descends fasse partie de cette catégorie d’albums avec lesquels ma relation se résume à ce désespérant autisme affectif. Au risque de me faire crucifier en Place de Grève par les 99,9 % des SOMiens qui vouent un culte à ce disque, je le trouve monotone, indigeste, vite redondant et – osons le terme – chiant.

Certes, il est d’une agressivité assez jouissive au premier abord et le pilonnage en règle du père Hoglan laisse pantois l’auditeur tétanisé ; mais cela suffit-il à le rendre intéressant sur la longueur ? Pour ma part, j’ai beau tendre l’oreille, je peine à déceler ces riffs terribles qui, semble-t-il, font frissonner tout le monde, et je ne retrouve dans le chant de Don Doty ni la folie délirante d’un Paul Baloff, ni la rugosité d’un Mille Petrozza, ni même l’efficacité épurée d’un Tom Araya. Le bourrinage systématique d’un titre à l’autre finit par me saoûler, et je peine en général à aller au bout de l’album.

Blasphème suprême : le seul autre album de DA que je connaisse un tant soit peu, Time Does Not Heal, m’apparaît finalement plus diversifié, plus inspiré et, en fin de compte, plus percutant que celui-ci.

Bon allez, je file me cacher au fond du premier trou que je trouve, j’entends déjà les pierres et les noms d’oiseaux siffler à mes zoreilles, haha ! ;)

Merci pour la kro ! :)

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