Carpe Diem

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Nom du groupe Heavenly
Nom de l'album Carpe Diem
Type Album
Date de parution Novembre 2009
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album115

Tracklist

1.
 Carpe Diem
 04:51
2.
 Lost in Your Eyes
 03:51
3.
 Farewell
 05:04
4.
 Fullmoon
 04:59
5.
 A Better Me
 06:10
6.
 Ashen Paradise
 05:24
7.
 The Face of the Truth
 05:57
8.
 Ode to Joy
 04:55
9.
 Save Our Souls
 04:20

Durée totale : 45:31


Chronique @ Eternalis

30 Janvier 2010
Le plaisir de la chair et de la vie, profité d’un temps si précieux qui nous est tous imparti, penser à son plaisir personnel et le partager à son entourage…"Carpe Diem"…

Le plaisir…Heavenly a toujours été ce genre de groupe que l’on sait qu’il produit, compose et joue avant tout pour s’éclater, prendre un bon temps manifeste à perpétuer un heavy métal symphonique hérité de l’âge teuton et surtout ne pas se perdre dans des expérimentations qu’ils ne comprendraient pas eux même. Si Heavenly fut et restera toujours controversé, la sortie de "Virus" avait pourtant redoré le blason d’un groupe qui peinait à confirmer. Néanmoins, Virus pêchait énormément par un manqué évident d’inspiration et un plagiat quasi continuel de Gamma Ray (il n’y avait qu’à écouter les premières secondes de "The Dark Memories" pour s’en rendre compte) dont la direction plus agressive n’était pas anodine.

"Carpe Diem", cinquième opus des français, après un nouveau remaniement du line up derrière la batterie et l’arrivée de Piwee, voit donc le jour et dévoile un atwork typiquement « Manowarien », sympathique et révélateur de la sensation du groupe. Musicalement, nous sommes en revanche très loin des allemands, et très loin d’une inspiration qui semble bel et bien complètement absente du processus de création de Ben Sotto. Il est parfois presque aberrant de lire ses propos et l’écouter parler lui-même de l’incroyable nombre d’influences et de passages lui évoquant des groupes, et non pas Heavenly. Car oui, Heavenly est impersonnel, Heavenly est un patchwork de nombreux groupes, Heavenly n’a aucune personnalité.
"Carpe Diem" ouvre le bal sur quelques orgasmes féminins et dévoile un riff syncopé efficace, bien que typique, Ben reste dans un registre aigu mais la déception vient du travail orchestral, dont Ben est si fier mais si kitsch et synthétique. De fines nappes de claviers, des lignes de piano très peu mises en avant…et ce deuxième couplet…reprenant complètement "Fame", même débit, même mélodie. Le refrain remonte le niveau, épique et très beau, avant que le riff central plus thrash fasse décoller le morceau. La production est bonne mais manque d’épaisseur et de mordant, elle sonne surfaite, lisse, stéréotypée…

Mais la plus grande influence de cet opus est sans contexte Queen. "Fareweel" s’ouvre ainsi sur une mélodie vocale où Ben s’évertue à singer Freddy Mercury sur une néanmoins magnifique ligne de piano. Mais là où il monte et décroche effectivement des notes impossibles, il en oublie l’émotion et l’intensité que le maitre pouvait détenir. "A Better Me" semble étrangement une symbiose de "Bohemian Rhapsody" et "Killer Queen", une introduction piano/voix, une ambiance intimiste et belle, puis un déluge de chœurs plus proche de ce à quoi Heavenly nous avait habitués, avant un second couplet en forme de plagiat complet. Même forme de chœur, mimétisme du phrasé de Mercury, même riff…tout…avant de reprendre une tournure power sur le refrain…alors il est clair que l’influence de Queen n’est pas une honte, mais à ce point, elle le devient (et ce solo qui prend exactement le même pli).
Encore une fois, tout est bien fait, mais avec si peu d’âme. "Ashen Paradise" s’ouvre ainsi sur les même chœurs que le "Induction" de Gamma Ray (vraiment les même) et la même ouverture vocale que Virus. Certes, la qualité intrinsèque est au dessus de l’amateurisme et de pas mal de groupes, mais quand on remarque que presque aucuns éléments musicaux n’appartiennent à Heavenly, le constat est amer.

On retiendra un "Lost In Your Eyes" typiquement dans leur genre, single en puissance et très catchy, comme "Spill Blood on Fire" mais dans un registre moins fm, ce genre de morceau simple mais accrocheur mais qui au moins porte la marque Heavenly. Et si "Ode to Joy" s’ouvre sur la célèbre Hymne à la Joie de Beethoven (tellement reprise) pour un morceau « qui donne l’impression d’écouter du Helloween » selon son créateur, on est néanmoins plongé grâce à un gros riff speed dans une composition riche et intéressante, aux multiples arrangements, marqué par un refrain qui semble tout droit sortie des citrouilles de l’ère Michael Kiske. Quand à "Save Our Souls", s’ouvrant sur des samples mécaniques et rehaussé par la prestation d’Oliver Hartmann (Hartmann, Avantasia…) au timbre plus rugueux et puissant, il se veut de loin le titre le plus personnel (c’est un bien grand mot) du disque. Un refrain magnifique et grandiloquent, ainsi que des couplets partagés entre deux vocalistes bien différents mais complémentaires, et un solo magnifique et virtuose. Un album qui fini sur une excellente note mais qui ne permet pas d’oublier un passé si peu glorieux…

…"Carpe Diem" n’a rien de réel à proposer, il est pauvre de créativité, fade mais non dénué de plaisir. Certes, les fans pourront y trouver leur compte, les chœurs, soli, refrains et autres riff sont parfaitement interprétés. Mais aujourd’hui, lorsque l’on sort un cinquième album sur un marché du disque saturé et si mal en point, on attend simplement plus que ça…

14 Commentaires

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lasorciere - 30 Avril 2010: Pour ma part dans cet album il y a quelques chansons que je n'aime pas (exemple farewell pour n'en citer qu'un)et d'autre que j'aime bien (comme lost in your eyes) Je ne connais ce groupe que depuis peut et je pense qu'effectivement cela fait penser à Queen,...
belzaran - 20 Juillet 2010: Le plagiat de Queen est vraiment limite... Non seulement il y a les vocalises, mais même les soli sonnent Brian May ! Alors certes on peut écouter cet album en se disant "c'est pas grave, la musique est sympa" mais finalement c'est quand ils plagient le plus que la musique est la meilleure... Alors non !
Draig - 17 Septembre 2010: Je pense que ce n'est pas une mauvaise chose que de s'inspirer des autres artistes... surtout si on parle de Queen! Ne sommes-nous pas tous des nains se tenant sur les épaules des géants qui nous ont précédé? Célébrons l'originalité, mais pas de là à trop faire la fine oreille... Reconnaissons le travail de ceux qui s'inspirent du « beau » pour faire d'autre « beau ». On est en face d'une oeuvre d'artiste, qui, même inspirée voire fortement inspirée, constitue un beau travail musical
Elvangar - 09 Fevrier 2011: Entièrement d'accord avec toi Jo, concernant ce clonage hallucinant avec Queen, dommage car j'aime quand bien cet album (après on se demande pourquoi) ...
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Chronique @ MetalAngel

28 Décembre 2010

'Carpe Diem' est, donc, un album sympathique, à écouter en fond sonore lors d'un apéritif entre amis...

"Gourmandise, paresse, luxure : ce sont les trois vertus cardinales, les vertus de la Fête. Le Paradis sur terre."

[Jean-Louis Bory - "Ma Moitié d'Orange"]

Heavenly, qui a encore subi un changement de line-up avec le remplacement de Thomas Das Neves par Piwee (l'ancien batteur de Fairyland), est un groupe qui a toujours su faire preuve jusque-là d'un certain talent au niveau de la composition. Le penultième album du quintet français, à savoir 'Virus', était une véritable réussite, malgré des passages pompeux, presque baroques, qui desservaient un tantinet sa qualité, sans forcément l'en départir. Ce 'Carpe Diem', bien que très agréable à écouter et malgré des éléments séduisants, manque d'énergie et surtout d'inspiration...

Les titres sont tous très entraînants. Mais, nous nous retrouvons coincés dans une orgie de notes qui, malheureusement, ne nous mènent pas à l'orgasme émotionnel que nous aurions pu attendre d'un groupe aussi jouissif. Exit la pochette suggestive et le clip à l'érotisme douteux tourné pour le second titre de l'album et premier single, "Lost In Your Eyes", dans lequel de nombreux plans nous assènent d'images de strip-teaseuses et d'hôtesses ayant la poitrine à l'air. Nous nous retrouvons alors avec moins d'une heure de musique. Certes, les titres "Lost In Your Eyes", "Fullmoon", "Ashen Paradise" et "Ode To Joy" maintiennent l'ensemble à un niveau plus que correct, mais l'atmosphère générale qui plane tout au long de notre écoute attentive n'arrive pas à nous convaincre de la pertinence de cet album...

Le sentiment qui survient donne l'impression que le groupe a voulu donner un plaisir immédiat à ses fans en ne passant délibérément pas par la case des préliminaires (morceaux plus courts, moins de mystère). Or, il s'agit d'une erreur grotesque. Un album doit être aussi agréable et sensuel qu'un long moment d'intimité passé en compagnie de son/sa partenaire, un pur moment de Bonheur et de partage. Non une fête où seuls comptent la gourmandise, la paresse et la luxure...Même si la Vie est une fête et un privilège dont il faut profiter à chaque instant, il ne s'agit pas de s'encanailler avec la première femme ou le premier homme venus, ni de s'empiffrer de pâtisseries ou de rester affalé dans son hamac...Or, cet album n'est rien d'autre qu'une fête digne des plus chaudes Bacchanales. Dyonisos en serait fier...

Alors, quel élément peut-il sauver ce disque d'une certaine débauche textuelle ou musicale ? Sûrement le chant de Ben Sotto, plus enjoué et plus gai qu'auparavant, les parties de claviers romanesques, les quelques riffs rentre-dedans qui ponctuent les moments forts, la détermination du groupe à oser ("Ode To Joy"), la grande technicité des musiciens...Mais, est-ce bien suffisant ? Malgré ces quelques bonnes choses, 'Carpe Diem' n'arrive pratiquement jamais à nous donner la chair de poule ou à nous procurer du plaisir. C'est comme si au lieu de faire l'Amour avec l'Homme ou la Femme de notre Vie, nous allions coucher avec une actrice ou un acteur porno, pour qui l'acte sexuel est un automatisme et non une Union sacrée entre deux Êtres...C'est froid, plat et aucune véritable émotion n'en ressort réellement. Espérons que le groupe saura redresser la barre (sans mauvais jeu de mots !!) et qu'il saura nous proposer à l'avenir un album plus savoureux, comme par le passé.

'Carpe Diem' est, donc, un album sympathique, à écouter en fond sonore lors d'un apéritif entre amis, contrairement à un 'Virus' ou un 'Dust to Dust', parfaits pour un rendez-vous romantique, voire plus.

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Silent_Flight - 28 Décembre 2010: MA qui met moins de 18? Et beh, sortons le champagne!
MetalAngel - 28 Décembre 2010: LOL, ben oui, il faut bien commencer un jour par ouvrir les yeux et faire le tri dans les albums. ;-)
deviat - 28 Décembre 2010: En fait, après l'avoir écouté pas mal de fois depuis sa sortie mon avis à bien changé. J'étais déçu parce que sortir ce Carpe Diem après Virus et Dust to dust, le virage était un peu trop sec d'un coup.
Mais au final je l'aime bien.
Ce qui me manque le plus est la rapidité et les solos de guitares des deux prédécesseurs.
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