Blind?

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16/20
Nom du groupe Whyzdom
Nom de l'album Blind?
Type Album
Date de parution 30 Octobre 2012
Style MusicalHeavy Symphonique
Membres possèdant cet album39

Tracklist

1. The Lighthouse 05:53
2. Dancing With Lucifer 05:50
3. Cassandra's Mirror 06:29
4. On the Road to Babylon 07:50
5. Paper Princess 06:27
6. The Spider 06:06
7. The Wolves 07:34
8. Venom and Frustration 07:26
9. Lonely Roads 05:02
10. The Foreseer 05:49
11. Cathedral of the Damned 10:27
Total playing time 1:14:48

Chronique @ xavier74

01 Octobre 2012

L'attente à été longue mais notre patience est récompensée

Ca y est, Whyzdom nous revient enfin après une attente de presque 3 ans !Il s'en sera passé des évènements entre-temps. Les Tournées en première partie de Delain, des ouvertures de concerts de Tarja, Vynce Leff et son équipe n'ont pas perdu de temps.

Leur premier opus misait efficacement sur un mélange de musique symphonique dynamique et une voix surprenante, celle de Telya ; mais pourquoi surprenante..? Je répondrais qu'en 2009 , les groupes de métal sympho avait tendance à vouloir faire du Nightwish et rechercher des voix de sopranos ou apparentées. Avec Whyzdom, pas de chanteuse lyrique en voix principale ! Ça change et en plus , ça sonne. De même, Clémentine nouvelle chanteuse arrivée en 2010 s'envolera vers d'autres cieux un an plus tard et c'est donc Elvyne Lorient que nous découvrirons dans cet album.

Dès la cover de l'album Blind ? , on reconnaît le style Whyzdom avec une dominante des teintes bleutées avec ses arrières plans mystérieux et le rappel de couleurs rouge et noire au premier plan grâce à la présence de la chanteuse

Il est maintenant temps de plonger dans l'univers à la fois sombre et lumineux de Blind ?
Dès les premières notes de l'album, on est sûr immédiatement de la qualité de la production, le son est d'une qualité exceptionnelle, les amateurs de hifi bien équipés pourront apprécier la moindre harmonique de l'album, et vous découvrirez à mesure de son écoute que ce n'est vraiment pas ça qui manque. Quant à la voix d'Elvyn, on est fixé tout de suite, elle chante avec assurance, maturité et précision, aussi bien dans les graves que dans les aiguës, sa voix est mélodieuse et puissante, elle n'a pas besoin de hurler pour que la note sorte avec précision, de bonne augure …

A l'écoute du premier titre de l'album « The Lighthouse » on retrouve immédiatement ce qui fait la particularité de Whyzdom, des riffs appuyés et puissants se mêlant parfaitement au constructions complexes et harmonieuses de l'orchestre philharmonique ; car Whyzdom reste une musique très profonde et complexe qui peut décourager l'auditeur néophyte ou le « métalleux pur et dur » …peut-être au début, le temps de prendre le soin et le temps de bien écouter tous les instruments, de ressentir toutes les notes....mais votre patience sera récompensée !

Les titres s’enchaînent et l'on y découvre des ouvertures originales avec « Cassandra's Mirror  », ou l'utilisation très singulière du piano avec « Paper Princess » qui accentue l'aspect mélancolique de cette chanson. Une ouverture symphonique de presque 3 minutes nous présente « On the Road to Babylon » où l'on retrouve l'éventail musical très vaste du groupe ,tant par son équilibre musical entre l'orchestre philharmonique et les instruments heavy métal qu'avec le mélange des voix d'Elvyne avec la voix death en retrait de Vynce ; un titre qui frôle les 8 minutes sans le moindre accros.
Le titre « The Spider » pourrait résumé, si tant est que cela soit possible, le ton général de cet album, mélodieux, sombre, mystérieux et vraiment impressionnant par sa singularité.

Vous découvrirez bien sur d'autres surprises sur cet l'album qui se termine par le morceau « Cathedral of the Damned » un titre de 10 minutes qui à lui seul pourrait justifier l'écoute de l'album, même pour les plus réfractaires à ce style de musique, ce titre est puissant, sans jamais être bourrin, utilise toute les parcelles du symphonique sans jamais prendre le devant sur la partie métal, un savoir-faire et un tour de force qui propulsent assurément Whyzdom à la référence en matière de metal symphonique français, et faire trembler les grosses pointures des pays nordiques en qualité musicale, car la vraie force de Whyzdom est de faire du très bon, mais surtout de ne pas vouloir ressembler à untel ou un autre. Whyzdom est un groupe unique en son genre, qui nous propose une musique complexe, certes mais que l'on ne retrouvera chez aucun autre compositeur.

Je me permets de donner un dernier conseil aux futurs auditeurs, prenez bien le temps de l'écouter, ne vous contentez pas de juste l'entendre, vous ne l'apprécierez que d'avantage encore.

4 Commentaires

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princeofmetal - 01 Octobre 2012: Un peut touffu je trouve la chronique, çà mériterai quelques saut de paragraphe car au bout d'un moment on s'y perd dans sa lecture.

Sinon à part çà, merci pour ta chronique
BestJules69 - 01 Octobre 2012: Oui, le texte mériterait d'être plus aéré, mais bon, cela n'est qu'un détail :)

En ce qui concerne l'album, j'avoue que ta chronique me donne vraiment envie d'y jeter un coup d'oreille, et je t'en remercie !
Elvangar - 07 Novembre 2012: 19/20 ? pour la partie instru, je veux bien mais alors le chant ... au secours !

"Quant à la voix d'Elvyn, on est fixé tout de suite, elle chante avec assurance, maturité et précision, aussi bien dans les graves que dans les aiguës, sa voix est mélodieuse et puissante, elle n'a pas besoin de hurler pour que la note sorte avec précision, de bonne augure … "

C'est une blague, j'espère ? si c'est pas le cas, je te conseille vivement de réécouter l'album parce que c'est tout ... sauf ce que tu décris.
xavier74 - 07 Novembre 2012: Pour l'avoir écouté une bonne vingtaine de fois avant d'écrire cette chronique, je dirais que je maintiens ma position quant à la voix.
Mais libre à toi de t'exprimer et de marquer un désaccord. C'est aussi le but d'une chronique d'avoir plusieurs avis
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Chronique @ Eternalis

30 Octobre 2012

Il manque l’étincelle de magie qui enverrait inexorablement ce "Blind ?" sur orbite.

Il est évident que la musique symphonique est devenue, avec le temps, l’une des composantes essentielles de la musique metal, et un complément parfait à cet art pour lui offrir un paradoxe, une antinomie et une association initialement grotesque mais finalement logique.

Le succès et l’essor de groupes comme Nightwish, Within Temptation ou After Forever ont également permis de mettre en avant, en plus de la présence d’orchestre, les femmes au premier plan d’un courant encore majoritairement masculin. De ce fait, le genre fut pillé pendant une dizaine d’année de toutes parts, les groupes se multipliant et bourgeonnant à tout va, pour le meilleur mais surtout pour le pire. En effet, que ce soit dans l’exigence de l’instrumentation ou l’excellence vocale que requiert le style, le metal symphonique reste un domaine relativement élitiste, ou l’erreur est difficilement acceptable. Les nombreux Magica, Visions of Atlantis ou encore Amberian Dawn (pour les plus connus) souffrent donc de ce manque chronique de talent individuel, de moyens techniques pour mener à bien le périple artistique que de constituer un opus solide et ambitieux de véritable metal symphonique.

Très attendu, le second album des français de Whyzdom, intitulé "Blind ?" est donc actuellement scruté comme l’un des possibles étendards du genre dans nos contrées. Musicalement, l’album démontre très rapidement que les moyens ont été donnés pour que la production sonne massive et épaisse, que ce soit pour l’instrumentation metal ou la puissance orchestrale des symphonies. Les maitres en la matière que sont Nightwish pour distiller cette alchimie parfaite sont une influence évidente, et cela se ressent également dans le jeu de guitare de Vynce et Régis, pouvant évoquer celui d’Emppu Vuorinen. La présence de chœurs assez ambitieux, et d’orchestrations à chaque instant, montre bien que Whyzdom a voulu aller dans ses derniers retranchements pour créer un mastodonte du genre, et ne plus faire dans la figuration.
L’unique écoute de "Dancing with Lucifer" suffit à se faire souffler par l’élan épique et les chœurs impressionnants qui ont été enregistrés, tout comme le jeu incisif et précis des guitaristes qui insufflent beaucoup de dynamisme à l’ensemble. L’introduction presque médiévale de "Cassandra’s Mirror" ne sera pas sans évoquer les voyages transalpins que peuvent nous offrir Rhapsody of Fire ou leurs compères, même si nous y verrons ici plus un moyen de varier les plaisirs et les paysages sonores.

Cependant, si musicalement, tout semble extrêmement bien en place, des guitares à la batterie en passant par les arrangements, ce n’est pas encore exactement le cas concernant la chanteuse Elvyne Lorient, qui dévoile ses limites sur ce même "Cassandra’s Mirror" par exemple. Relativement peu en voix, possédant un timbre manquant naturellement de puissance, de charisme ou simplement de pureté, elle manque singulièrement de chaleur ou d’âme et ne parvient pas à porter suffisamment la musique pour l’emmener à l’étage supérieur (les vocalises sur le pré-refrain en sont le meilleur exemple). Lorsque l’on débute le voyage de l’immense "On the Road to Babylon" (plus de huit minutes), il est difficile de ne pas se laisser embarquer par la puissance symphonique, le lyrisme (les chœurs sont véritablement monumentaux) et surtout par le riff impitoyable qui se met très rapidement en place. Mais lorsque Elvyne intervient…que ce soit la ligne vocale en elle-même (quelle idée de chanter de manière syncopée sur un titre aussi épique ?) ou simplement le timbre…rien ne colle. Elle apparait comme un corps étranger qui dessert la musique, même s’il est évident qu’elle possède un talent propre. Simplement que sa personnalité n’est pas du tout en symbiose avec la richesse musicale de l’instrumentation. L’emphase mélodique du refrain, traversé par de superbes guitares lead, lui permet pourtant de prendre plus d’assurance, notamment avant des soli à l’efficacité redoutable, faisant augmenter significativement la puissance de la composition.

Fondamentalement, il est indispensable de louer l’incroyable abatage qui a été réalisé sur ce "Blind ?", clairement l’un des albums de metal symphonique les plus ambitieux et bien réalisé dans le domaine (auquel on pourrait ajouter, bien que différent, le fameux "Cybion" de Kalisia). Une fois de plus, juste l’introduction du dantesque "Cathedral of the Damned", culminant à presque onze minutes, suffit à se dire que l’on tient réellement un groupe maîtrisant superbement son sujet. Les chœurs, les mélodies et cette faculté de sonner presque comme une bande originale de film sans que cela soit brouillon ou immature…mais il y a toujours, malheureusement, cette vocaliste qui ne peut pas porter les compositions, qui se veut comme un élément perturbateur, extérieur à la magie du groupe. Une fois de plus, il n’est pas question de remettre en cause sa technique, mais véritablement son inadéquation avec le groupe, faisant qu’il manque invariablement l’étincelle de magie, l’émotion supplémentaire, le « petit truc » qui enverrait inexorablement ce "Blind ?" sur orbite.

Il est certain que beaucoup y trouveront leur compte ("Venom and Frustration", et son ambiance plus gothique laisse s'infiltrer une aura plus sombre), et ils auraient tort de s’en priver. Je ne pourrais personnellement cesser de regretter ce point qui empêche de faire que le voyage soit complet et véritablement addictif. Car finalement, aussi ébloui que nous avons pu l’être, la fin de l’album ne donne pas nécessairement envie immédiatement de le relancer pour y plonger une fois de plus. Il s’agit là d’une tare qui pourrait rendre la vie de l’album plus courte que prévue, et qui n’est pas forcément un bon signe au vu de la durée de vie des disques actuels dans les bacs des disquaires…

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Elvangar - 07 Novembre 2012: D'accord avec ta chro... cependant, je te trouve bien gentil concernant la vocaliste.
dissikator - 02 Décembre 2012: Je n'ai pas écouté l'album mais j'avais déjà cette impression sur le précédent, pourtant avec une chanteuse différente : une instrumentation énorme et très travaillée, que ce soit sur le plan metal ou orchestral, mais un chant assez mou et décevant. Pour le coup, je n'ai pas écouté souvent cet album mais c'était toujours une belle claque musicale.
Je pense tout de même que je vais profiter des bonnes grâces du père-noël pour vérifier s'ils ont toujours ce même problème handicapant. Et en même temps les soutenir pour qu'ils parviennent à crever le plafond.
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Chronique @ dark_omens

13 Novembre 2013

Ce disque ne laissera personne indifférent...

Fort de premiers pas encourageants, les musiciens de Whyzdom furent, bien évidemment, désireux de porter leurs rêves toujours plus loin vers de célestes firmaments obsédants et promis. Néanmoins, freiné dans cet élan, ils connurent quelques fâcheux déboires qui les contraignirent, notamment, à se démener afin de trouver celle qui allait, de ses mots suaves et enchanteurs, incarnée la nouvelle voix de leurs nouveaux désirs. Amputé de Telya Melane, qui officia autrefois sur les premières œuvres du groupe, il leur fallait, en effet, trouver une nouvelle chanteuse. Ils finirent par jeter leurs dévolus sur la charmante Evelyne Lorient. Et ainsi guéris de cette blessure, purent-ils concrétiser leurs désirs créatifs, en sortant, en cette année 2012, un tout nouveau bijou intitulé Blind?.

Alors qu'en est-il donc de ce nouveau joyau? Les voix âpres et écorchées masculines, la beauté langoureuse et monotone inhérente à ce genre d'exercice de Metal mélodico-symphonique dit "à chanteuses", les myriades de sentiments éblouissants, les chants féminins angélique, les orchestrations majestueuses instaurés par d'authentiques instruments classiques, la grandiloquence, la douceur, l'opposition entre délicatesse et force, la maestria exprimé en des constructions, parfois, complexe, les chœurs magistraux, les soli de guitares superbes ou encore le travail subtil sont autant d'éléments délicieux présents ici. Rien ne manque donc au creux de cet écrin ambitieux. Tant et si bien d'ailleurs qu'en cette parure idyllique, aucune fêlure incertaine et infamante ne vient entailler une pierre parfaitement ciselée.

Seul pourrions-nous, à la rigueur, regretter quelques-uns de ces reflets moins éclatants alors que certains passages de pianos du titre Paper Princess induisent des niveaux de lectures différents, presque contradictoires, qui, ainsi, rendent ces instants-là, selon votre humble serviteur, vraiment difficile à appréhender.

Éventuellement pourrions nous également déplorer la longueur d'une oeuvre dense et riche qui ne se laissera assurément pas apprivoiser sans envies. Blind? est, en effet, une terre de convoitise qu'il faudra fouler à maintes reprises avant d'en apprécier toutes les saveurs.

Peut-être pourrions nous aussi, en définitive, désapprouver le classicisme de cette pochette à l'illustration certes belle mais devenu, désormais, un peu trop ordinaires dans les genres défendus ici.

Mais à dire vrai toutes ces tentative prompte à tenter de mettre de l'obscurité en cette lumière sont vaines. Tant pis. Contentons-nous donc de nous laisser bercer par l'excellence d'une musique aussi plurielle, intense et belle. Et ainsi de goûter à la splendeur de morceaux séduisants tels que The Lighthouse, Dancing with Lucifer aux contrastes vocaux intéressants, Cassandra's Mirror, On the Road to Babylon, Venom and Frustration ou tels que, par exemple, The Forseer et ses guitares acérées. Mais aussi tels que The Spider qui est, semble-t-il, à l'aune de l'objectivité de votre modeste obligé, la face la plus réussie de ce diamant.

Blind? est donc une œuvre superbe qui, indéniablement, ne laissera pas indifférent les adeptes férus de ce genre d'auguste démonstration emplie d'émotions multiples.

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