Biomechanicals

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18/20
Nom du groupe Metalite
Nom de l'album Biomechanicals
Type Album
Date de parution 25 Octobre 2019
Style MusicalMetal Moderne
Membres possèdant cet album28

Tracklist

1.
 Far from the Sanctuary
 04:17
2.
 Apocalypse
 04:22
3.
 Biomechanicals
 04:46
4.
 Warrior
 04:30
5.
 Mind of a Monster
 04:05
6.
 World on Fire
 05:05
7.
 Eye of the Storm
 03:59
8.
 Breakaway
 04:46
9.
 Social Butterflies
 05:07
10.
 Rise of the Phoenix
 03:43
11.
 Victory or Death
 04:11

Bonus
12.
 Riders of the Storm (Japanese Edition)
 

Durée totale : 48:51

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Metalite


Chronique @ ericb4

12 Novembre 2019

Un second souffle générateur d'ascension graduelle pour la formation suédoise...

Les événements se sont accélérés à la vitesse grand V pour le quintet suédois depuis sa création, en 2015, sous l'impulsion du guitariste Edwin Premberg et de la frontwoman Emma Bensing... Quelque deux années plus tard naît leur introductif et vibrant album full length « Heroes in Time » ; point de départ d'une série de concerts, locaux pour l'essentiel (Harry B James (Stockholm), à deux reprises, en 2018 ; Pub Anchor (Stockholm), Rock Stage (Malmömfestivalen, Malmö), Bomber Bar (Motala)... en 2019). Porté par la vague d'un succès naissant, le combo nord-européen n'allait pas s'arrêter en si bon chemin. Aussi, nous reviennent-ils, deux ans plus tard, plus déterminés encore à en découdre, alors munis d'un second album studio dénommé « Biomechanicals », sorti chez le puissant label allemand AFM Records. On comprend que le collectif s'est laissé le temps nécessaire à la maturité de ses compositions et à l'affinage de son jeu d'écriture. Ce que laissent entrevoir les 11 pistes égrainées sur les 49 optimales minutes de la pimpante galette.

Dans ce projet, si les talents de Robert Örnesved (Castillion) à la guitare, Robert Majd (Eddy Malm Band) à la basse et Lea Larsson (Imber) à la batterie, ont à nouveau été sollicités, Emma, en revanche, s'est vue remplacée, en 2019, par Erica Ohlsson, frontwoman au filet de voix aussi clair mais aux inflexions un zeste plus puissantes que sa devancière. De cette nouvelle collaboration émane un propos rock'n'metal mélodique aux relents power et électro, à la fois enjoué et efficace, un poil moins acidulé et tout aussi tonique que son aîné, aux arrangements instrumentaux de bon aloi. Tout comme son prédécesseur, le présent message musical se cale sur d'accrocheuses sentes mélodiques, de pénétrants cheminements d'harmoniques, de rares mais réelles et opportunes démonstrations techniques, tout en voguant sur moult nappes synthétiques, dénominateur commun du méfait.

Fidèle à ses fondamentaux, les empreintes de Delain, Dynazty, Angelical Tears, The Murder Of My Sweet et surtout Amaranthe, se feront à nouveau sentir et souvent se conjugueront, mais ne sauraient prendre l'ascendant, nos acolytes parvenant dès lors à apposer leur sceau sur la plupart des portées de leur set de compositions. Une prise en main de leur destin, synonyme d'une certaine épaisseur artistique accolée à la proposition, qui a pour corollaire une qualité de production difficile à prendre en défaut. A cet effet, une fois encore, a été requise la patte experte de Jacob Hansen (Hansen Studios, Ribe (Danemark)), connu pour avoir été sollicité par Avantasia, Epica, Delain, Evergrey, Diabulus In Musica, Imperia, Kamelot, Pretty Maids, Pyramaze, Sirenia, Volbeat, parmi tant d'autres. Aussi y décèle-t-on un enregistrement d'excellente facture, où les sonorités parasites sont aux abonnés absents, ainsi qu'un saisissant effet de relief du champ acoustique. Mais entrons sans plus attendre dans la danse...


Le combo nous délivre à nouveau ces harmoniques difficiles à éluder, et qui, pour les fans d'Amaranthe et consorts, seront assimilés à une véritable cure de jouvence. Aussi, parmi ses passages les plus énergisants, les hits en puissance sont loin de manquer à l'appel. A commencer par « Far from the Sanctuary », véritable ogive électro/power mélodique aux riffs acérés, se déversant sur un inaltérable et martelant tapping, et mise en habits de lumière par les puissantes et sensuelles volutes de la sirène. Générant des couplets bien customisés relayés chacun d'un refrain catchy, nous octroyant parallèlement un bref mais flamboyant solo de guitare, le brûlot s'avère apte à éveiller d'authentiques plaisirs. Le tympan ne sera guère moins secoué par les cinglants et inaltérables coups de boutoir assénés par « Biomechanicals », tempétueux et mélodieux manifeste dans la lignée d'Angelical Tears. Réservant de grisantes montées en régime de son corps orchestral et sous-tendue par les offensives impulsions d'une princesse alors muée en une redoutable prédatrice, la pulsionnelle offrande se révèle, à son tour, aisément inscriptible dans les charts. Dans cette mouvance, on retiendra encore les percutants et ''amaranthiens'' « Warrior » et « Eye of the Storm » au regard de leurs entêtants refrains et de leurs sémillantes et inaliénables rampes synthétiques.

Le collectif nord-européen a, par ailleurs, a habillé son message metal mélodique d'une touche électro pop, regard alternatif destiné à le rendre plus immédiatement accessible encore, et donc impactant, pour l'aficionado du genre. Ce qu'illustrent « Mind of a Monster », « World on Fire » et « Victory or Death », entraînants et élégants méfaits à la confluence entre Amaranthe, Delain et Angelical Tears, recelant tous trois des riffs crochetés adossés à une sanglante rythmique. Dans un cas comme dans l'autre, c'est sur une ligne mélodique des plus sécurisées qu'évoluent les angéliques et néanmoins toniques inflexions de la déesse. C'est dans cette même et grisante énergie que nous plonge « Social Butterflies », tubesque et pimpante offrande dans la veine atmosphérique d'Amaranthe. Décochant un refrain éminemment entêtant et sous-tendu par une basse résolument vrombissante, l'enjoué propos se fait aussi enveloppant que dévorant. Stratégie payante, in fine, pour l'escadron suédois. Mais là ne s'arrête pas la ronde des saveurs exquises...

Sur une cadence un poil plus en retenue, la troupe trouve, là encore, les clés pour nous retenir plus que de raison. Ainsi, à mi-chemin entre Delain et The Murder Of My Sweet, le rayonnant et immersif mid tempo « Apocalypse » ne mettra qu'une poignée de secondes pour atteindre sa cible, celle de nos émotions les plus profondément enfouies. Et ce, même si le cheminement d'harmoniques au demeurant infiltrant s'avère en proie à quelques répétitions. Dans cette mouvance, l'envoûtant « Rise of the Phoenix » nous octroie d'insoupçonnées variations atmosphériques et rythmiques, une kyrielle de blasts ainsi que de chavirants gimmicks guitaristiques, ne nous laissant que peu le loisir de reprendre notre souffle. Autre instant de pure jouissance auditive, donc...

Quand la lumière se fait tamisée et que s'apaisent les tensions, nos acolytes parviennent à un rapide encensement de nos tympans, nous livrant par là même leurs mots bleus les plus sensibles. Dans la lignée de « In the Middle of the Night », la ''delainienne'' power ballade « Breakaway » recèle de tout aussi séduisants atours, à commencer par des arrangements aux petits oignons. Aux airs d'un slow qui emballe, l'instant privilégié jouit d'enivrantes séries d'accords, d'une sente mélodique certes convenue mais des plus ensorcelantes, sur laquelle se meuvent les enchanteresses oscillations d'une interprète que l'on croirait alors touchée par la grâce. Bref, un moment de profonde zénitude, d'une redoutable efficacité, que l'on ne quittera qu'avec l'indicible espoir d'y revenir aussitôt l'ultime mesure envolée.


A l'issue de l'écoute de la rondelle, force est d'observer que le combo suédois nous livre un album à la fois éminemment fringant, d'une puissance dévastatrice, fortement chargé en émotion, sans réelle fausse note, témoignant d'une qualité de production aussi rutilante que celle de son aîné. Porté par un potentiel technique judicieusement exploité et des arrangements particulièrement soignés, le groupe nous octroie, en prime, un opus aux lignes mélodiques un poil plus nuancées, à l'identité artistique et aux lignes de chant plus affirmées que celles de son prédécesseur. Pas une ombre au tableau ne se dessinerait alors ?

Tout comme sa devancière, cette livraison s'avère peu variée sur les plans atmosphérique et vocal, les joutes oratoires étant aux abonnés absents. De plus, bien peu de prises de risques ont été concédées par le groupe et les exercices de style trop souvent tendent à l'uniformité, voire à la stéréotypie, donnant, là encore, une étrange impression de déjà entendu. Un poil moins emprunté, un tantinet plus saillant et un brin plus immersif que son aîné, ce second souffle marque, cependant, une légère mais réelle évolution relative au projet du quintet suédois. Une œuvre porteuse d'espoir, susceptible de placer dores et déjà la troupe parmi les valeurs montantes du metal moderne à chant féminin. Chapeau bas...

Note : 15,5/20

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