Beyond Reality

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16/20
Nom du groupe Dreamtale
Nom de l'album Beyond Reality
Type Album
Date de parution 21 Juin 2002
Produit par Le Groupe
Enregistré à Finnvox Studios
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album40

Tracklist

1. Intro / The Dawn 04:06
2. Memories of Time 04:46
3. Fallen Star 04:45
4. Heart's Desire 08:10
5. Where the Rainbow Ends 05:01
6. Time of Fatherhood 05:25
7. Dreamland 03:38
8. Call of the Wild 05:23
9. Dancing in the Twilight 04:58
10. Refuge from Reality 04:45
11. Silent Path 04:52
12. Farewell ... 07:15
Bonustrack (Japanese Release)
13. Secret Wish
Total playing time 1:03:04

Chronique @ EndiMistery

25 Juin 2011

...un album simple et beau, pour laisser l'auditeur se reposer dans ses rêves...

Les rêves. Les rêves sont des choses magnifiques. Vous vous endormez, vous partez loin de la réalité. Vous voyagez dans les tréfonds de votre être, vous voyez des choses belles et des choses angoissantes. Le rêve est une aventure extraordinaire. Un voyage sans bouger, vous restez dans le monde réel, mais en vous, vous êtes dans un univers différent et magnifique. Une quête dans laquelle ce que vous n'avez jamais vu se dévoile. Vous fermez la porte entrant vers votre esprit, pour que personne ne s'y aventure. Vous restez seul dans votre univers, au-delà de la réalité. Vous traversez ce miroir, pour vous échapper et partir loin de ce monde industriel, pour arriver dans un monde naturel, simple et beau... Dreamtale est un groupe de Power Metal finlandais (pour changer) racontant dans ce premier album, Beyond Reality, l'aventure des rêves, le fait de s'échapper dans les bras de Morphée et de vivre dans un monde meilleur. L'idée de la création du groupe vient de Rami Keränen en 1999, guitariste et également le chanteur à cette époque. Après avoir écrit plusieurs chansons, il enregistre cet album, un album simple et beau, pour laisser l'auditeur se reposer dans ses rêves...

Des notes magnifiques de piano, une émotion déjà transmise. The Dawn. Voici le nom de cette longue introduction, composée par Hans Zimmer. Une mélodie simple, mais tout à fait extraordinaire, un défilé de plaisir, une maîtrise parfaite des musiciens et avant tout, une production de très bonne facture. La guitare s'arrête parfois, pour laisser le piano faire une symphonie splendide. Une voix continue le chemin et les instruments reprennent leur magnifique course. On pourra se surprendre à être au bord des larmes, face à une si belle mise en marche. L'aigle s'envole avec son ami le loup dans ce début de course. Alors, enchaîne et arrive le speed Memories of Time, là où on se doit vraiment d'applaudir la qualité musicale. Le morceau reprend la mélodie de l'introduction. La voix de Keränen rajoute une couche à l'ensemble. Le refrain très beau et guerrier pourra sans doute emmener l'auditeur dans des souvenirs lointains qu'il ne voit que dans ses rêves les plus profonds. Un magnifique solo de guitare très bien ajouté donnera le sourire à ceux en quête de musique digne de ce nom. Un très bon morceau, idéal à la discographie du groupe.

Les morceaux du même genre prennent une grande place dans Beyond Reality. Le très accrocheur Dreamland commence par une introduction guerrière, là encore, les musiciens ne peuvent qu'être acclamés. Le refrain et son chant féminin est d'une relative beauté. Simple, court et joyeux, tel semble être la règle d'or de Dreamtale. Il y a également le solo de guitare speed et soutenu qui semble être idéal pour le groupe, autant sur le point technique que sur le point mélodique. Le charme de ce morceau pourra en faire succomber plus d'un. Une jolie perle de l'album, à consommer sans modération. Superbe morceau. On pourra nommer l'excellent Where the Rainbow Ends et son introduction très vidéoludique, avec également la participation du grand Marco Hietala, de Nightwish. Un refrain gai et entraînant, dans la grande veine du Power Metal finlandais. La très belle ballade Silent Path et son magnifique chant féminin est d'une beauté divine, laissant bouche bée l'auditeur. De magnifiques petites notes de piano dans le fond, la batterie et la guitare qui arrivent, pour donner un sentiment de tristesse à l'ensemble et vient le bouleversant refrain, poignant comme une dague s'enfonçant dans le coeur. Un solo tranchant, splendide, magique, culte... tant de mots pour le décrire, mais n'importe quel mot ne pourrait pas faire ressortir l'émotion que l'on ressent en écoutant ce morceau simplement beau, divin... Encore beaucoup de mots pour ne trouver que l'ombre de la meilleure chose à dire. Magnifique.

Farewell donne fin à l'album de façon épique. Le chant féminin reprend donc sa route, dans une bouffée d'air frais vraiment indispensable. L'introduction très guerrière, la mélodie imparable, une grande montée en puissance jusqu'au pré-refrain beau, long, divin, où la musique laisse entrevoir sa profondeur, pour parvenir au refrain mélancolique, très beau, mélodique, d'une qualité rarement atteinte pour un début de formation. Le solo vient mettre son poids sur toute la surface du morceau. Un passage symphonique orchestral très beau donne fin à ce morceau gargantuesque. Une fin épique. Dans ce bain de bonheur, il y a également des défauts. Aucunement techniques, les musiciens sont très bons, mais sur certains morceaux. Donc... certains morceaux sont assez dispensables. Le long et assez banal Hearts Desire, avec la présence de Marco Hietala, est assez lourd. Le morceau aurait été plus digestif s'il avait duré au moins trois minutes de moins que la version originale. Fallen Star et son refrain entêtant ne parviendra pas à séduire, du manque d'originalité et de profondeur, mais également du fait que ce morceau soit assez mou dans son ensemble. Les premières écoutes de ce morceau seront réjouissantes, mais la lassitude gagnera sur la patience. Un autre défaut également, qui pourra sans doute être ridicule, c'est le manque de fraicheur sur l'ensemble de l'album. Bien que la fraicheur soit présente, avec la grande présence de bonnes idées, on pourra dire qu'après plusieurs écoutes, quelque chose manque à l'album. Un sentiment précis. Quand l'album se termine, on a l'impression qu'il manque quelque chose, que l'album est trop court (bien que sa durée de plus d'une heure soit suffisante). Voici les seuls reproches que l'on pourra faire à l'album.

15/20

Following the path to a silent vale 
Whispers of wind call me to stay 

Nightfall is weaving its spell 
Darkness hides the land within its shell 
Twilight lights my way as I flow 
Realms beyond imagination I go 

"Mon rêve, c'est de toucher les étoiles !"

EndiMistery, six ans, avait dit cette phrase. Avec cet album de Dreamtale, on voyage et on se souvient...

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Chronique @ dark_omens

30 Août 2013

Même en tentant d'être le plus impartiale possible, cette œuvre reste injustifiable...

L'aspect le plus caricatural d'une créativité manquant singulièrement d'imagination est souvent ridiculement déplorable. Il est, en effet, grotesque de s'entêter dans une voix où les idées les plus évidentes ont été usées jusqu'à leur dernier souffle par d'autres. Le talent de ces illustres influents n'étant plus à démontrer, en empruntant, tantôt aux uns, tantôt aux autres, une créativité nous faisant défaut; on se décrédibilise totalement. Et ce d'autant plus si vous le faites sans le minimum de discernement qui consisterait à s'inspirer bien plus qu'à reproduire. Cette façon de créer s'inscrit, indéniablement, dans une démarche artistique douteuse. Et cette hérésie achevée dans laquelle certains n'hésitent pas à fièrement se complaire donne parfois naissance à quelques œuvres hautement dispensables. Mais aussi, malheureusement parfois, à quelques groupes affligeants. loin de moi l'idée de juger les hommes, car seuls les musiciens, et leur expression, m'intéressent ici, mais cette fâcheuse tendance ayant aussi pour désavantage de fortement discréditer des genres entiers ; elle ne peut être passé sous silence.

L'intérêt qui pourrait être le mien à défendre l'expression de certains musiciens et de certaines œuvres, est parfois un engagement bien complexe. Lorsqu'on songe à des défis tels que Dreamtale, par exemple, il devient alors, en effet, très compliqué de s'exprimer avec toute la retenue de rigueur dû au minimum, et ce n'est pas une figure de style ici, d'implication, de sincérité et de travail fournis par les groupes. On pourra considérer mon propos comme exagéré et partisan. Soit. Faisons donc, le plus objectivement possible, le travail nécessaire à la rédaction de la chronique de cet album.

Premier véritable album des Finlandais de Dreamtale, ce Beyond Reality porte tous les stigmates les plus embarrassants inhérents aux genres. Dévoué à un Power Metal " épique " d'un classicisme achevé, et alourdis de toutes les figures de styles de rigueur telle que la double grosse caisse véloce, l'épopée guerrière, les clavecins et j'en passe et des meilleurs, l'opus nous amène dans les dédales douloureux d'une musique sans réel émerveillement. Dreamtale nous propose, en effet, un voyage sur les chemins d'un ennui profond et ce à l'aide d'une musique s'inspirant très largement des poncifs institutionnels de son pays natal instauré par, entre autres, Stratovarius ou Sonata Arctica, en y ajoutant une dimension héroïque plus emblématique d'autres écoles (transalpine, par exemple, avec, notamment Rhapsody).

Si les musiciens cultivent aussi un certain talent, très succinct, pour le changement de rythme (l'instrumental The Dawn, Time of Fatherhood, Silent Path ou Farewell…, par exemple), on ne peut pourtant pas réellement affirmer que le résultat de ces titres plus " nuancés " est un quelconque intérêt. Et ce parce que presque chacun d'entre eux s'accompagne d'une entrave difficile. Disons d'abord que presque tous sont des ballades, ou des morceaux assimilables comme telles. Ajoutons ensuite que pour le premier The Dawn, par exemple, il s'agit d'un interminable instrumental de plus de quatre minutes, préambule de cet album, qui alourdit péniblement le propos. Parlons aussi des deux derniers, Silent Path et Farewell…, qui viennent clore, délicatement, un opus dans un calvaire atrocement long et insipide.

En outre de ces instants aux teintes plus variées, les autres chapitres de ce manifeste à la gloire épique demeurent, essentiellement, et inlassablement prestes. De sortes, que dans cette quasi-constance de cadences aux doubles croches promptes, nombres de morceaux paraissent interchangeables. Ainsi Memories of Time, Refuge from Reality, Fallen Stars, Heart's Desire, Dreamland ou Secret Wish, dévellope cette monotonie à la similitude etouffante.

De plus si chacun de ces titres rapides suffis, en lui-même, à nous accabler ; cette charge de bravoure inepte, emplis d'une naïveté mièvre écœurante et dédiée à un esprit héroïque saugrenu, qui alourdit cet opus est autrement désespérante encore. La main sur le cœur, regardant noblement devant lui, le guerrier Dreamtale s'en va au front alors que notre agonie, au son de ce Beyond Reality, est un véritable supplice.

Décidément non. Même en tentant d'être le plus impartiale possible, cette œuvre reste injustifiable.

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