Atavist

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Nom du groupe Otep
Nom de l'album Atavist
Type Album
Date de parution 26 Avril 2011
Style MusicalNéo Metal
Membres possèdant cet album73

Tracklist

DISC
1. Atavist Animus 00:46
2. Atom to Adam 04:05
3. Drunk on the Blood of Saints 04:04
4. Remember to Forget 04:25
5. Skin of the Master 03:47
6. We Dream Like Lions 03:14
7. I, Alone 03:42
8. Baby's Breath 07:12
9. Fists Fall 03:50
10. Stay 04:43
11. Bible Belt 05:39
12. Not to Touch the Earth (The Doors Cover) 05:32
DVD - DELUXE EDITION
1. Baby's Breath (a Short Film)
2. Spiritual Intercourse (Inside the Mind of Otep Shamaya)
3. Alchemy & Atavism
4. Smash the Control Machine (Music Video)
5. Rise, Rebel, Resist (Music Video)
6. Run for Cover (Music Video)
Total playing time 50:59

Chronique @ NeoBaBa

02 Mai 2011

La revanche d'une blonde.

C'est le printemps ! Les arbres fleurissent, les champs verdissent, les papillons s'unissent, et ma grande tante vient de choper la jaunisse. C'est le printemps, mais la belle rebelle Otep Shamaya n'en est pas moins tourmentée pour autant. Loin d'avoir trouvé la sérénité et la quiétude de l'âme en ce renouveau annuel de la nature, la plantureuse blonde n'en finit toujours pas de ressasser ces idées noires, de beugler sa haine, de vomir sa rage, de dessiner des femmes mutantes mangeuses d'hommes qui tirent la langue par la poitrine… C'est le printemps, mais Otep a décidé de nous filer le bourdon et de nous déboîter les cervicales. Damned !

Malgré presque 10 ans d'existence, force est de constater que le groupe a toujours le feu. Le temps des " Warhead " n'est pas révolu, et le groupe en a toujours dans le pantalon. De la double pédale en veux tu en voilà, des riffs féroces et méchants, une basse grasse et claquante, et bien entendu, une Otep Shamaya toujours aussi habitée qui hurle, qui grogne, qui braille, qui beugle comme un goret qu'on égorge. On a même l'impression que la musique s'est sensiblement radicalisée. Ayant longtemps traîné derrière eux une terrible étiquette de groupe Neo Metal ( alors qu'en vérité, même a l'époque, il n'avaient absolument rien de Neo ), le groupe tranche ici définitivement le débat, et s'affirme durablement dans le Metal extrême. Il n'y a qu'à écouter le terrible et limite Deathcore Atom to Adam, premier véritable titre de l'album, pour se rendre compte que Otep est clairement un groupe de méchant, pour ceux qui en doutaient encore.

L'album est indiscutablement bourrin, comme à la belle époque. Ayant mis un peu d'eau dans son vin dans le moyen Smash the Control Machine, le combo a vite changé de régime alimentaire pour se remettre a bouffer du lion. Peu importe si le groupe reprend plus ou moins la recette qui avait fait le succès de Sevas Tra, le retour des murs de guitares et des titres burnés fait indéniablement plaisir. Afin d'éviter la repompe totale du premier album, le combo a eu l'intelligence, contrairement à Ill Nino avec son dernier album, d'intégrer quelques innovations dans sa musique. On y perçoit ainsi quelques touches Metalcore par-ci par-là, des morceaux atmosphériques particulièrement malsains ( mais qui ne s'énerveront jamais ), une reprise couillue des Doors, et même une ballade, fort sympathique, qui fait l'exploit d'être calme ( normal, c'est une ballade ), presque optimiste et placé en plein milieu d'album sans casser le rythme forcené ni l'ambiance générale plutôt morbide. Faut le faire !

Atavist n'est pas, et ne sera pas l'album de l'année. Mais saluons Otep d'avoir repassé la cinquième après l'album précédent en perte de vitesse. Saluons aussi Otep de ne pas avoir perdu la rage, la hargne et le sens de l'atmosphère, que l'on peut retrouver ici sur Bible Belt et aby's Breath. Saluons enfin Otep de s'être plutôt bien réapproprié à leur sauce la chanson Not to Touch the Earth des Doors, et de nous prendre a contre-pied en composant une très jolie et surprenante ballade à la Neil Young, ou la voix suave de la chanteuse fait merveille. Après avoir été un peu oublié, Otep s'impose de nouveau dans le paysage Metal, et n'en a pas fini de nous botter le postérieur !

13 Commentaires

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NeoBaBa - 04 Mai 2011: Oui, peut-être, mais bon, en attendant, elles sont là quand même ;) !

En tout cas, merci a tous pour vos commentaires !
Celldweller55 - 05 Mai 2011: Merci pour la chronique, j'ai très envie de m'y mettre maintenant !
NeoBaBa - 05 Mai 2011: a quoi ? A la chronique ou au disque ? ^^
psycho62 - 07 Mai 2011: C'est clair qu'il est trop bon cet album, il tourne en boucle depuis sa sortie. Et la miss est en forme (y'a qu'à regarder le clip de Fists fall pour s'en rendre compte). Content d'avoir retrouvé le vrai OTEP. (Et la reprise des doors; un régal)
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Chronique @ Oskorei

17 Juin 2011

Là où Korn se casse la gueule et agonise, Otep s'en tire haut la main

Atavisme : terme en biologie signifiant la réapparition chez un descendant d'un caractère ancestral demeuré latent chez les parents. Bizarre introduction me direz-vous, mais je me devais de mettre cette définition, titre du nouvel album des pionniers du Neo américain, j'ai nommé Otep. Les Etats-Unis, terre qui a vu éclore, grandir, puis suivre la déchéance de bon nombre de mouvements du Metal, tel le Thrash (Bay Area, avec entre autres Metallica en tête) ou encore le Death (avec Possessed, Death, et Cannibal Corpse pour les plus connus). Terre qui a également vu naître un nouveau genre de Metal, alors en plein déclin durant les 90's, j'ai nommé le Neo, avec Korn et Slipknot, pour ne citer qu'eux...

Fondé en 2000, à l'initiative de la charismatique et torturée Otep Shamaya, Otep se démarque alors de tous les dérivés de l'époque qui sortent pèle-mêle, c'est-à-dire un mélange de gros riffs bien lourds et de Rap, souvent chanté et incorporé via des scratching du plus mauvais effet et indigestes. Oui, Otep se démarque de cette masse grouillante et infâme via sa frontwoman. Il doit vous sembler étonnant que je chronique un album de Neo. Je ne suis pas friand du genre, je l'avoue, mais Otep a eu le mérite de prendre le côté le plus sombre et le plus brutal du Neo, pour en faire un mélange malsain et violent, un concentré de pure haine, qui vous retombe en plein dans la tête, et dont il vous est difficile de vous relever. Après quatre albums ; un Sevas Tra (2002) et un House of Secrets (2004) grandiloquents, un The Ascension (2007) en demi-teinte, et un Smash the Control Machine (2009) totalement raté (pour ma part), comment Otep allait-il remonter la pente, et regagner le cœur des fans déçus ? Réponse dans les lignes qui vont suivre ! Un p'tit arrêt sur la pochette s'impose : Otep nous livre à ce jour sa pochette la plus violente qui soit, avec sa Gorgone qui fourmille de symboles en tous genres, et qui procure déjà une sensation de gêne, un petit côté malsain où la curiosité nous pousse encore et toujours à regarder, pour nous sentir totalement happé dans un tourbillon d'horreur. Mais le contenu de l'album est il en concordance avec sa pochette et son titre ? Comme à leur habitude, le groupe nous livre une intro malsaine, où se livre différents sons, cris, et rugissements en tout genre, qui enchaine directement sur... Damned, mais Otep a mangé du lion ou quoi ? L'heure de la renaissance est-elle arrivée ? Quelle brutalité dès le début, c'est bien le Otep que j'ai connu avec Sevas Tra et House of Secrets ! Ça fait franchement plaisir à entendre !

J'ai même l'impression que le groupe n'a plus tellement cette étiquette Neo qui lui collait à la peau, seul Drunk on the Blood of Saints peut prétendre à être encore un peu Neo avec ses parties de chants rappées. Mais pour le reste, ma parole, y'a de la double en veux-tu en voilà, des riffs qui arrivent franchement à sortir leur épingle du jeu, et une basse carrément audible et qui est bluffante ! Plusieurs titres sentent le hit en puissance (tel Remember to Forget, avec son refrain hyper accrocheur), ou sont juste faits pour vous casser la tronche, vous briser les genoux, vous exploser les dents, bref vous m'aurez compris! La voix, qu'elle soit claire ou braillée, d' Otep Shamaya n'a jamais aussi bien collé à sa musique! On la sent possédée, habitée, elle nous vomit sa haine, et on adore ça! On peut aussi aisément s'amuser à chercher les influences : des impressions Metalcore sur Atom to Adam, forcément Neo sur Drunk on the Blood of Saints, on repère facilement les riffs thrashy, accrocheurs qui parsèment l'album, et qui apporte un certain vent de fraîcheur sur le groupe. Ça va en décrocher la tête de certains ! Il est à noter également que le groupe n'a pas oublié ses petites chansons malsaines (Baby's Breath, Bible Belt) et nous gratifie même d'une ballade (We Dream Like Lions), étonnante, sans vraiment casser le rythme de l'album, et d'une reprise des Doors (Not to Touch the Earth), qui colle parfaitement à l'esprit du groupe, oppressante et malsaine. Je peux l'affirmer, sans aucun doute, Otep, a tenu ses promesses : à l'image de son titre, la brutalité que l'on ne trouvait plus dans Smash the Control Machine s'est exprimée à travers cet Atavist, qui affiche une violence déconcertante. Sans vraiment se renouveler, Otep a réussi à se relever, ce qui n'est quand même pas rien, et qui laisse présager un meilleur avenir! Là où Korn se casse la gueule et agonise, Otep s'en tire haut la main et s'envole un peu plus haut... The Art Saves...

3 Commentaires

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slutcore - 19 Juin 2011: Très bonne chronique, c'est un album qui ma agréablement surpris.
dissikator - 24 Septembre 2011: Je ne dirais pas qu'il est aussi bon que le Sevas Tra, mais tout de même bien meilleur que les autres albums.
Merci Otep,
Merci Oskorei!
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