As Daylight Breaks

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16/20
Nom du groupe Serious Black
Nom de l'album As Daylight Breaks
Type Album
Date de parution 20 Janvier 2015
Labels AFM Records
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album41

Tracklist

1. I Seek no Other Life 03:13
2. High and Low 03:38
3. Sealing My Fate 04:29
4. Temple of the Sun 01:14
5. Akhenaton 04:20
6. My Mystic Mind 04:16
7. Trail of Murder 02:52
8. As Daylight Breaks 04:30
9. Someone Else's Life 03:51
10. Setting Fire to the Earth 04:22
11. Older and Wiser 03:58
Bonustracks
12. Listen to the Storm 04:46
13. Fly On 05:32
14. No Son of Mine (Genesis Cover) 06:22
Bonustrack (Japanese Edition)
15. I Show You My Heart
Total playing time 40:43

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Serious Black


Chronique @ dark_omens

06 Fevrier 2015

Tout ça manque cruellement d'aspérités...

Lorsqu'on examine le casting des musiciens participant à ce nouveau projet baptisé Serious Black, un léger vertige nous étreint. Et lorsqu'on étudie plus précisément encore leur cursus, l'émerveillement naît. Bientôt suivi par une excitation avide et normale. Imaginez Helloween, Masterplan, Visions Of Atlantis, Bloodbound, Tad Morose, Edenbridge, Iron Savior, Blind Guardian, Coldseed ou encore Dreamscape en une seule et même entité. Qui pourrait sincèrement ne pas être aguiché par une affiche sur laquelle les noms de Roland Grapow, Urban Breed, ou, entre autres, Thomas "Thomen" Stauch (dont, soit dit en passant, on ne comprend plus vraiment l'état de santé après son départ de Savage Circus et son retour) ?

I Seek No Other Life vif et enlevé, mélodique juste ce qu'il faut, âpre comme il se doit, nous offrant les plaisirs d'un Heavy Power Metal fort agréable, entame l'aventure et nous laisse présager le meilleur. Malheureusement, bien vite, la machine s'enraye, et dès High and Low, un titre à l'inspiration notamment italienne (Labyrinth), on déchante. Le mélange qu'il nous offre est simplement indigeste. Ces superbes couplets rugueux d'un Heavy Metal efficace, où l'ancien vocaliste de Pyramaze excelle de cette voix dans laquelle on peut, parfois, entendre quelques similitudes avec celle du grand, et injustement méconnu, Terrence Holler (Eldritch), y côtoient des refrains d'une musicalité Hard Rock guillerette et pénibles. D'autres morceaux sont, eux aussi, construits sur un schéma similaire où ces contrastes peinent à nous convaincre. L'aspect très mélodique de ces chorus est une constante que l'on retrouvera, en effet, peu ou prou, sur l'ensemble de cet opus Parfois de manière excessivement pénible (Sealing My Fate par exemple) et parfois un peu moins douloureusement fatigant (Someone's Else Life, Older and Wiser...). Avec la ballade As Daylight Breaks, on atteint cependant des sommets lilas où les arbres nous offrent leurs pommes roses sucrées jusqu'à l'écœurement.

Bien évidemment il y a quelques exceptions à cette règle comme par exemple le preste My Mystic Minds, Trails of Murder ou encore Akhenaton malgré sa facette orientale éculée.

Il nous faudra aussi évoquer la conclusion de cet opus fort de ce trio infernal. Listen to the Storm, une autre ballade, bien moins pire que la précédente cependant, où l'interprétation d'Urban n'est pas sans nous rappeler celle d'Andy Kuntz (Vanden Plas), Fly On, encore un titre dangereusement lent et suave, et, enfin, No Son of Mine, une reprise, elle aussi tout en légèreté et délicatesse, du titre de Genesis (We Can't Dance (1991)). Autant dire qu'avec cet atterrissage ouaté, on est loin de la plénitude attendue.

Au fond, As Daylight Breaks est le prototype même du disque perclus de bonne volonté où chacun joue sa partition proprement, et avec application, mais dont, in fine, il ne ressort pas grand-chose. Entendons-nous bien, loin de moi l'idée d'affirmer que ce disque est mauvais mais qu'il manque singulièrement de folie, d'aspérité, de relief et d'agressivité. Ici les instants creux et vides sont légion. Et seuls les rugissements d'un Urban Breed toujours aussi efficace viennent délicieusement troubler la quiétude de ce voyage souvent paisible.

Reconnaissons néanmoins, s'agissant d'une telle distribution, qu'elle attise forcément exagérément nos espoirs et que, de fait, nous attendons bien plus d'une formation de cet acabit que d'une autre plus lambda. C'est injuste, mais c'est ainsi.

Quoi qu'il en soit, si on retrouve aisément ici les influences les plus lumineuses, guillerettes et mélodiques des groupes dans lesquels les artistes en présence auront officié, on aurait apprécié y retrouver davantage de cette sombre obscurité, de ces callosités et de ce tourment qui fait aussi parti de ces formations-là. En d'autres termes plus de Blind Guardian, Coldseed ou Iron Savior et moins d'Edenbridge nous auraient davantage séduits.

1 Commentaire

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LeLoupArctique - 25 Janvier 2016: Je relis ta chronique, qui est très bien, mais il y a juste au milieu une phrase qui n'est pas terminée ^^

"Bien évidemment il y a des exceptions à cette règle (le preste My Mystic Minds, Trails of Murder, Akhenaton malgré sa facette orientale éculée, "
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