Angels of Distress

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18/20
Nom du groupe Shape Of Despair
Nom de l'album Angels of Distress
Type Album
Date de parution 25 Septembre 2001
Enregistré à Hellhole Studios
Style MusicalDoom Funéraire
Membres possèdant cet album107

Tracklist

Re-Issue in 2002 by Relapse Records
1.
 Fallen
 06:09
2.
 Angels of Distress
 09:44
3.
 Quiet These Paintings Are
 14:40
4.
 ...To Live for My Death...
 17:22
5.
 Night's Dew
 07:01

Durée totale : 54:56


Chronique @ Nattskog

27 Septembre 2004
Le second opus des rois de la déprime. La majesté du doom revient avec son cortège de lenteur, de peine, de chagrin et d’obscurité.
Dans cette caravane de désespoir, beaucoup d’éléments ont changé par rapport au précédent cantique du groupe. Tout de suite, l’atmosphère d’ensemble paraît plus déprimée que sur « Shades of... Le ralentissement du rythme (si si, c’est ENCORE plus lent), le remplacement de la flûte par un violon, les chœurs féminins plus présents et plus spectraux qu’avant font de cet album un véritable glaçon, genre congélateur au pôle Nord.
L’inspiration de nos rigolos s’est assagie avec le temps, les guitares, bien placées en retrait pendant les parties de claviers montrent une volonté presque ambiant pour cet album, plus ambiant que doom même, poussant le vice jusqu’à se passer de claviers pour les chants atmosphériques et le violons, et ça s’entend !
Les passages au piano de « Quiet These Paintings Are » sont une véritable malédiction pour toute personne sous Prozac, et même pour les autres un tant soit peu dotés de sensibilité artistique ou morale… MAIS ACHEVEZ LES !!! ILS SOUFFRENT CES GENS ! C’est pas possible d’être triste comme ça… ça rend peu productif normalement !
Les gens capables de produire une telle dépression ont sans doute bien compris le fonctionnement du cerveau humain. Je ne connais pas une personne un tant soit peu cultivée et coruscante chez qui ça n’a rien fait !
Idem, on a jamais vu un titre aussi beau et mystique que « …to live for my death… », dont le rythme n’a été dépassé en lenteur que par Until Death Overtakes Me (autre one man band de doom ultime VRAIMENT malade), les guitares langoureuses sont des pleurs, le violon un récital mortuaire, les chants féminins une sorte d’appel au dernier sommeil… que dire de plus ?
Et bien malgré toutes ces choses fort sympathiques qui attendent l’auditeur éperdu, cet album, même s’il est plus varié que « Shades of..., il est différent du premier dans l’atmosphère qu’il créé. C’est moins mystique je trouve, plus humain même avec tous ces chants féminins fantomatiques… on ne ressent pas la même solitude qu’auparavant, la détresse est donc moins grande.
Cela reste malgré cela un album à ne pas mettre entre toutes les oreilles. Il est sublime mais peut déprimer pas mal. Le retour à la réalité est un peu dur après un passage en platine… il l’était d’autant plus quand on attendait encore l’album suivant, mais maintenant qu’il est sorti, tout va bien ! La dépression continue, plus besoin de boire pour oublier ! (lol)

2 Commentaires

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morkhor - 07 Septembre 2018:

Enorme la chronique !!! 

Un big merci! ;-)

morkhor - 07 Septembre 2018:

Allez j'ai un p'tite histoire(à faire ou rire ou pas?) à raconter vite fait lors d'une soirée sous écoute Shape Of Despair !

Posé au bord d'un feu dans le jardin d'une maison dans les Pyrénées en pleine montagen assez isolée entouré de mon ex copine et de 2 amies à elle venant des pays de l'Est!

Je m'écoute l'album Angels Of Distress avec une bonne bière à la main, un feu en guise d'accompagnement et avec épouse toute la beauté que pouvait m'offrir la silhouette de la montagne et des forêts, moment orné d'émotions.

Cependant, une des 2 demioselles voyageuses(celles cités ci dessus) commence à nous faire un genre de bad naturel, version crise d'angoisse, et à cause de quoi? Devinez ?

Ben à cause de Shape Of Despair, la meuf nous a pété une durite, elle a sorti son bol Tibetain, son morceau de bois, frotter en cercle celui-ci contre le bol, ensuite elle s'est ruée vers la sortie du jardin en précisant que la musique est malsaine, que cela la met dans un mal être profond et angoissant !

J'étais là entre le rire et l'incompréhension !

Résultat j'ai arrêté la zic le temps qu'elle revienne à elle(lol), au final c'est elle qui a créée une sale ambiance, bref, elle est partie quelques minutes plus tard(et tant mieux), aprés j'ai remis cet album magnifique et me suis laissé transporté par la pureté et beauté de ce chef d'oeuvre.

J'oublierai jamais de ma vie cette situation, que je trouve totalement démesuré, à trop vivre en mode peace en love(la fille en question) un rien un peu sombre peu totalement déstabiliser leur monde fait de pétales de rose et d'énergie spirituelle !

Voilà, la petite histoire. ;-)

 

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Chronique @ Septiis

16 Fevrier 2005
C’est après les avoir découvert sur un sampler de magazine que j’ai
commencé à m’intéresser à Shape of Despair. Même si à l’époque je n’étais pas très attiré par le doom, le morceaux « Quiet these painting are » m’avait fasciné par la mélancolie, la dépression et la beauté qu’il pouvait dégager…

C’est donc en toute logique que quelques semaines plus tard je me suis procuré le cd…Au menu, 5 chansons dont les durées varient de 7-8 minutes à 16-17 minutes pour le plus long, jusque la, rien de bien surprenant…mais attendez un peu, le meilleur arrive…

J’ai été content de voir que la totalité des chansons étaient dans la lignée de « Quiet these painting are », toutes d’une beauté sidérante…les intros et passages joués au clavier seul, sont très sombre et s’intègrent parfaitement aux compos, les chants féminins atmosphériques qui parsème l’album sont tous d’une beauté cristalline. Mais c’est pas tout « Angel of distress » dégage une incroyable mélancolie, et pourrait être la bande son du passage de la vie à la mort, cet album est, à mon sens, beaucoup plus dépressif que ce qu’avait pu l’être « Shades of... Pasi Koskinen doit y être pour quelque chose car sa voix, extrêmement grave, donne un coté surnaturel a cet album (on a l’impression qu’elle provient de l’au-delà !!!).

J’accorderais une mention spéciale à la chanson « To live for my death » qui résume parfaitement ce qu’était le groupe et son état d’esprit a la sortie de ce « Angel of distress »…

Et on peut tout de même noter que l’album bien que très sombre dans son ensemble, se termine sur une chanson légèrement plus gaie, comme si le groupe avait voulu dire à ses fans que l’espoir n’est jamais mort…

C’est donc à partir du jour ou je me suis procuré cet album que je me suis mis à écouter du doom ? Comment pouvait-il en être autrement ? Il est impossible de sortir indemne de ce « Angel of distress »…

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Wistful51 - 23 Août 2009: "Night's dew", plus gaie ??? C'est celle qui a le tempo le plus enlevé mais je la trouve presque plus désespérante que les autres !
Sinon, album sublime avec lequel je les ai découverts et suis devenu fan instantanément.
morkhor - 07 Septembre 2018:

Un album d'un profondeur qui ne lasse pas, et même avec le temps qui s'écoule, l'écoute de cet album reste totalement intact !!!

 

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