After the War

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Nom du groupe Gary Moore
Nom de l'album After the War
Type Album
Date de parution 25 Janvier 1989
Labels Virgin
Produit par Peter Collins
Style MusicalGuitar Hero
Membres possèdant cet album139

Tracklist

Re-Issue in 2003 by Virgin
1. Dunluce (Part 1) 01:17
2. After the War 04:17
3. Speak for Yourself 03:43
4. Livin' on Dreams 04:15
5. Led Clones 06:09
6. The Messiah Will Come Again 07:29
7. Running from the Storm 04:46
8. This Thing Called Love 03:23
9. Ready for Love 05:43
10. Blood of Emeralds 08:19
11. Dunluce (Pt. 2) 03:50
Bonustracks (Re-Issue 2003)
9. Emerald 04:06
10. Over the Hills and Far Away (Live) 10:16
11. Military Man (Live) 06:26
12. Wild Frontier (Live) 05:01
Total playing time 1:17:00

Chronique @ frozenheart

02 Avril 2016

Une page de l'histoire du Hard Rock, définitivement tournée!

After the War sera l'album qui clôturera définitivement la période Hard Rock de Gary Moore au bout de presque dix ans de bons et loyaux services pour la cause Hard Rock, dont 9 albums studio et deux Lives d'excellente qualité.
Année 1989, Gary Moore nous propose un nouveau manifeste de Hard Rock, proche de l'album Corridors of Power, surtout pour ses guitares, et aux compositions originales. Gary puisera encore un peu plus dans ses racines Rock, mais conservera les touches celtes, déjà présentes sur son prédécesseur, l'excellent et chef-d'œuvre Wild Frontier.

Sur After the War, Gary fera de nouveau appel aux mêmes musiciens que sur Wild Frontier, à la différence qu'un vrai batteur assurera et complétera la section rythmique. Le choix de Gary s'arrêtera sur l'indéboulonnable Cozy Powell, qu'on ne présente plus, et à la liste d'albums longue comme le bras: Rainbow, MSG, Whitesnake, Black Sabbath etc.

Aussi, nous aurons droit à une liste d'invités intervenant sur cet album, comme par exemple : Don Airey sur 3 titres, le batteur Simon Phillips (Toto) sur les titres "Speak for Yourself" et "Blood of Emeralds" et bien sûr, son ami Ozzy Osbourne, venu pousser la chansonnette sur le poilant et moqueur Led Clones. L'album se voudra tout aussi varié et enthousiasmant que la doublette Run for Cover et Wild Frontier, avec toujours cette originalité qui lui est propre. C'est Peter Collins lui seul qui aura encore la lourde tâche de produire l'album. Le son et le mix seront une fois de plus équilibrés, modernes, et cela, même 27 ans après.

L'album commence sur une douce intro aux sonorités celtes et aux guitares pleines de feeling et débute les hostilités par le rapide titre phare aux guitares mélodieuses et aiguisées, accompagnées d'un superbe refrain, et de claviers pompeux, pas kitch et ennuyeux pour un sou. Dans un registre un peu plus mélodieux, on décèle le remuant et dansant "Ready for Love" ou bien le très FM "Livin' on Dreams" morceau, qui n'aurait pas dépareillé sur l'album Run for Cover. N'oublions pas le rapide "This Thing Called Love" et sa rythmique très Rock and Roll, où les guitares jouissives et inspirées du maître Moore font des merveilles.

Bien entendu, nous aurons droit à des véritables morceaux de pur Hard Rock, tels que "Speak for Yourself" aux guitares très heavy et au refrain immédiat, ou le très zeppelinien "Led Clone" où Gary et Ozzy se feront un malin plaisir à se moquer des groupes qui copiaient sans vergogne le groupe anglais dans le milieu des années 80. Attardons nous un instant sur les deux perles que sont "Running from the Storm" et "Blood of Emeralds". Ces deux petits chefs-d'œuvre seront à mes yeux les meilleurs de l'opus.
Le premier à l'intro orageuse et ambiance guerrière nous dévoilera le savoir-faire du maître des fûts, Cozy Powell. Blood of Emeralds, se situera un peu plus vers un "Wild Frontiers" ou "Strangers in the Darkness" pour son approche mélodieuse, sans oublier ce refrain de folie accompagné de chœurs grandioses (un hymne à lui seul !).
Tout comme sur Wild Frontier, nous aurons droit à un instrumental, le beau "The Messiah Will Come Again" aux guitares gorgées de feeling démontrant encore quel six-cordiste de génie était Gary.
L'album se terminera, comme il a commencé, par une courte outro aux sonorités celtes "Dunluce part II".

Une page est définitivement tournée, Gary ne sortira plus jamais d'albums de Hard Rock, préférant s'orienter et rester dans les hautes sphères du Blues.

En conclusion, Gary Moore, avec l'album After the War, termine sa carrière Hard Rock, avec une œuvre certes bien exécutée, aux compositions une fois encore variées, riches, mélodieuses et originales, mais peut-être un poil en-dessous des chefs-d'œuvre que sont Run for Cover et Wild Frontier. Les plus pointilleux d'entre nous émettrons quelques réserves, les autres, eux, se régaleront une fois encore de cet incontournable du Hard Rock de cette fin de décennie.

9 Commentaires

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ericb4 - 04 Avril 2016: Joli texte, en tout cas, qui met le doigt sur les talents d'un artiste qu'on se ferait fort de (re)découvrir! Et cet album finement analysé s'avère être une réelle invitation au voyage...
boule - 10 Avril 2016: Bel hommage pour un excellent album et un grand artiste.
frozenheart - 10 Avril 2016: Oui, un grand un grand artiste, qui a apporté beaucoup au Hard Rock et à la musique en général. Et personne ne le remplacera, même John Norum qui a toujours voué, une grande admiration et s'être beaucoup influencé du jeu de Gary Moore.
witchfucker - 20 Mai 2018:

Je suis surpris de voir que seul Frozen se soit donné la peine d'écrire une (très bonne) chronique de cet excellent album que je me rappelle avoir acheté en août 89. Ah putain ! combien de fois n'ai-je pas fermé les mirettes en m'écoutant The Messiah will Come Again ! Tout comme The Loner de l'album précédent, cet instru est un pur joyaux, une merveille de sensibilité, un chef d'oeuvre d'émotion guitaristique, un bonheur auditif, un....    Merde alors, je suis à court de superlatif !

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