A Never-Ending Cycle of Atonement

Liste des groupes Death Technique Inanimate Existence A Never-Ending Cycle of Atonement
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Nom du groupe Inanimate Existence
Nom de l'album A Never-Ending Cycle of Atonement
Type Album
Date de parution 24 Juin 2014
Produit par Zack Ohren
Enregistré à Sharkbite Studios
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album23

Tracklist

1. Om Mani Padme Um 01:00
2. Omen 05:22
3. Bioluminescent Photophores 06:34
4. The Rune of Destruction 04:44
5. The Catacomb of Mirrors 06:30
6. Staring Through Fire 06:53
7. Out of Body Experience 09:21
8. Dueling Shadows 03:50
Total playing time 44:14

Chronique @ dakefhi

26 Août 2014

Un (second) bon début

Inanimate Existence est un groupe jeunot d'à peine quatre ans, de relativement fraîche entrée dans la scène death metal américaine et mondiale. Deux ans après un premier album au titre fort, "Liberation Through Hearing" (assez surprenant mais non exempt de défauts indiscutablement liés à l'expérience du groupe selon votre serviteur), les californiens récidivent avec "A Never Ending Cycle of Atonment", gratifié d'une pochette nettement plus accueillante que la précédente : on rêverait presque de gambader au milieu de ces montagnes rosées...Songe bucolique fort peu habituel lorsqu'on contemple la cover d'un album de death metal !

Un petit bémol initial peut être émis à propos du mixage. Si l'intégrité et l'honnêteté du label Unique Leader Records sont bien sûr préservées grâce à une production solide(en l’occurrence chapeautée par un Zack Ohren chevronné qui a bossé entre autres avec All Shall Perish), on aurait apprécié un son plus organique, moins net, pour la batterie notamment. Les percussions dans l'ensemble manquent de vie.
Ce détail technique n'entache cependant pas l'écoute d'un disque qui mérite une sincère attention.

Par esprit critique, on commencera par noter que certains morceaux sont trop longs (au hasard, "Bioluminescent Photophores") déployant parfois trop amplement une fertilité créative et une technique qui tendent plus à noyer l’auditeur qu'à le transporter. A contrario, le superbe morceau "Out Of Body Experience" porte si bien son titre qu'il vous transporte littéralement sans vous demander votre avis, par une excellente maîtrise de l'alternance entre l’acoustique atmosphérique et le death, grâce à une réelle et palpable progression dramatique.

Cette alternance, par ailleurs, mélodique-acoustique/brutalité électrique amorcée dès la première piste "Om Mani Padme Um" est tantôt un schéma qui se répète sans trop de saveur, tantôt une surprise sensible : quand trois ou quatre morceaux de suite qui commencent tous doucement avant de partir en hurlements représentent des systèmes introductifs répétitifs, les passages avec les percussions exotiques, tels que des djembés et autres bongos, apportent une touche résolument séduisante et iconoclaste...L'album souffre de piste à piste de cette qualité versatile, changeante avec une mayonnaise qui ne prend pas tout le temps.

Pour autant, nous ne passerons pas outre les tours de force comme ces breaks "solo" de basse (à la Cannnibal Corpse en moins sous-accordé si je puis dire), le blast dévastateur de "Omen", les phases apocalyptiques de "The Catacomb of Mirror", un des riffs de "Staring Through Fire" qui brise vos vertèbres et vous envoie direct chez le kiné, et l'indéniablement puissant "The Rune of Destruction" (pas de secret, c'est un des morceaux les plus courts) qui frappe par sa violence cohérente et en même temps contredite par un très beau chant clair féminin, avant de finir dans un djent d'apothéose...

On conclut de ce voyage musical qu'il y un talent palpable chez Inanimate Existence, mais qu'il leur reste à travailler leur cohérence, leur personnalité. La capacité de foutre une claque à la fois violente et intelligente, comme les grands du death metal ont tous, à leur façon, su le faire.

4 Commentaires

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brutaltof - 26 Août 2014: Autant le dire tout de suite, je ne suis pas du tout d'accord avec cette chro. Effectivement la prod n'est pas terrible (bien trop compressé) mais la batterie n'est aucun cas trop propre. Bien au contraire, la caisse claire est beaucoup trop mate et, mis à part les grosses caisses, la batterie dans son ensemble est trop en retrait. On peut considérer cet opus comme un concept album car il y a une histoire et que les morceaux s'enchainent quasiment sans interruption. Donc je n'arrive pas à comprendre tes critiques sur la durée des morceaux, c'est un album à un écouter dans son intégralité, comme un tout. C'est un album plein de surprises et d'un richesse incroyable doté d'une forte personnalité. Tu es manifestement passé à coté.
Darksaucisse - 26 Août 2014: Je rejoins Brutaltof, pour cet album !
En ce qui concerne la prod' c'est surtout au niveau de la caisse claire trop faiblarde, et qui manque donc d'impact que ça me gène... en ce qui concerne le couple guitare/basse, on entend relativement bien les deux instruments sans que l'un empiète trop sur l'autre ce qui est un avantage ici !
Du reste, concernant la musique, la durée ne m'a en aucun cas gêné, les changements de rythmes et cassures accomplissant le travail de belle façon, l'ajout d'instruments exotiques et de claviers ce fait proprement et ne gène en aucun cas preuve en est du squat régulier de la bête dans ma platine...
Donc en ce qui me concerne, une très bonne sortie en death tech qui n'use pas d'une technique trop "lourde" rendant le tout parfois indigeste comme le font certains groupes et laisse place à des lignes mélodiques aérant le tout...
dakefhi - 27 Août 2014: Merci pour vos retours ! Comme je l'explique dans la chronique, il y a durée et durée, des morceaux qui pourraient durer des heures et d'autres qui s’essoufflent. Sur quelques pistes de cet album, je n'ai pas senti assez d'âme ni d'originalité de composition ou de structure pour que je puisse me laisser embarquer. D'où cette impression de longueur parfois. Cela dit, il est juste de préciser que cet album est une espèce de voyage, auquel on se joint ou non...Et ce voyage manque de surprise...
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