World ov Worms

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
17/20
Nom du groupe Zyklon
Nom de l'album World ov Worms
Type Album
Date de parution 17 Avril 2001
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album162

Tracklist

1.
 Hammer Revelation
 06:23
2.
 Deduced to Overkill
 03:16
3.
 Chaos Deathcult
 05:59
4.
 Storm Detonation
 04:41
5.
 Zycloned
 05:24
6.
 Terrordrome
 03:59
7.
 Worm World
 04:15
8.
 Transcendental War - Battle Between Gods
 07:19

Durée totale : 41:16


Chronique @ BEERGRINDER

19 Janvier 2008

Chaos Deathcult

Prenez deux célèbres musiciens d’un groupe culte en veille (j’ai nommé Samoth et Trym d’Emperor), ajoutez-y Destructhor de Myrskog et Daemon chanteur de Limbonic Art, si je vous dis en plus que l’intégralité des paroles a été écrite par Faust : vous obtenez un « all-star band » avec un cinq majeur impressionnant.

Quand des musiciens de ce calibre se réunissent, cela donne souvent un, au maximum deux albums plus ou moins réussis avant l’abandon du projet. Et bien non, nous ne sommes pas ici dans un délire éphémère entre potes mais bien dans les prémices d’un grand groupe et la suite de la carrière de Zyklon (auparavant appelé Zyklon B) le prouvera.
D'abord au niveau de l’artwork, c’est fort bien réussi : étrange et inquiétant, collant parfaitement au concept industriel et misanthropique de Zyklon.
Musicalement ce World Ov Worm (2001) est un savant mélange black et Death mais bien différent de groupes comme Belphegor ou Angel Corpse, en effet, les norvégiens basent leur musique et leur imagerie sur la propension des humains à s’autodétruire.

Après une courte intro, Hammer Revelation nous balance un Death/black carré et efficace qui n’est pas sans rappeler Myrskog avec une touche Death un peu plus prononcée.
Deduced To Overkill est plus brutal et Trym s’en donne à cœur joie dans les blast et la double pédale, à noter un break original avec un chant très oriental. Chaos Deathcult enchaîne avec des riffs qui tirent davantage vers le Black Metal et une fin de titre electro /indus bien venue, qui permet à l’auditeur de souffler un peu au milieu de cette tornade auditive, des parties qui reviennent de temps à autre en particulier sur Zykloned.

Arrive ensuite Storm Detonation, titre le plus abouti du CD qui lorgne plus vers ce que fera Zyklon avec l’album suivant Aeon, avec ses riffs et refrains accrocheurs, c’est un modèle de furie destructrice et maîtrisée. L’ambiance ne faillit pas et les chansons s’enchaînent sans lassitude dans une ambiance froide, apocalyptique et avec le sentiment inéluctable de filer vers les abysses.
Transcendental War – Battle Betwween Gods, long titre qui clôt l’album est un peu plus faible et manque un peu de « gnak » ce sera l’un des seuls reproches à faire à ce World ov Worms. Si on ajoute à cela un gros travail au niveau du son et des arrangements, comme ces superpositions de voix claires et extrêmes ou des samples bien placés, rien n’est à jeter.

Attention malgré tout : les inconditionnels du Death pourront trouver le côté black trop prononcé, tandis que les amateurs de black pur jus regretteront un petit manque de haine. En fait World ov Worms de Zyklon est tout simplement une galette de Metal extrême très fouillée et magistralement exécutée.
Pour ceux qui pensent que brutalité peut aussi rimer parfois avec originalité, vous pouvez vous précipiter sur cette offrande les yeux fermés.

BG

6 Commentaires

15 J'aime

Partager
Fabien - 21 Janvier 2008: Album décisif de la bande de Samoth, World Ov Worms apporte une nouvelle vision du paysage death métallique. Ses ambiances froides & sombres, son concept intelligent, ses structures complexes et son approche innovante en font un must dans sa catégorie, propulsant directement Zyklon sous les feux de la rampe, souvent cité comme le Morbid Angel européen.

Difficile de mettre quelconque titre en avant, tant chacun possède une personnalité propre. J?adore notamment le climat dégagé sur les superbes Deduced et Zykloned, qui prennent véritablement aux tripes !
Du très grand art.
Fabien.
MikeSlave - 19 Janvier 2012: j'avais vu à la Loco ce groupe avec Morbid Angel.ce qui avait fonctionné en live ne m'avait pas paru évident sur cd.la faute à l'alcool? disons que je ne suis pas réceptif.

En tout cas la prestation chant de daemon au mégaphone était unique.
BEERGRINDER - 19 Janvier 2012: J'ai moi aussi vu Zyklon à cette époque avec Morbid Angel et Cadaver Inc au printemps de Bourges, j'avais adoré la prestation de Samoth et sa bande, Daemon en plus d'avoir une voix particulière possède un vrai charisme sur scène.
 
Euphoryon - 07 Mars 2013: A souligner quand même, la performance absolument ahurissante de Trym à la batterie, on voit qu'il a choisit de prendre son pied, ça groove, tournoie, vrombit et part dans tous les sens pendant que les riffs martèlent nos crânes. Et ouep une performance également bluffante de Daemon au chant, sur CD comme en live.
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Chronique @ Svartolycka

30 Septembre 2004
Zyklon est ce que l’on pourrait appeler une sorte de super-groupe (yeah), constitué de la crème des crèmes des musiciens norvégiens. Né des cendres pas du tout éteintes de Zyklon B, Zyklon en est son prolongement. Prenez deux musiciens d’Emperor, soit Trym et Samoth, se baptisant par là, Zamoth (arf), plus Daemon de Limbonic Art ainsi que Destructhor du furieux Myrkskog, vous avez déjà un sacré matériau de base. Mais prenez aussi les paroles ainsi que le concept de l’ancien batteur d’Emperor, Faust, les ayant écrites du fin fond de sa cellule qui sont tout sauf idiotes mais recherchées et expliquées et là vous pouvez avoir un combo hors-norme et intéressant.
Musicalement, ce premier album de Zyklon est un pur produit black-death des plus corrosif. Black-death d’accord, mais aussi des plus singuliers car au-delà du tempo supersonique dont seul Trym a le secret, la paire de guitares lance au milieu de ce déluge cataclysmique des accords pour le moins étranges et distordus donnant une certaine impression d’hybridité et de malaise. Par ailleurs des éléments électro-indus font des apparitions pour le moins remarqué rendant cet aspect d’autant plus inquiétant que ce sont des sons que nous pouvons nettement saisir et reconnaître : radio, chant islamique, émission de talk-show à la noix etc… D’ailleurs sur les titres « Chaos Deathcult » ainsi que « Zycloned » certaines parties sont entièrement électro, jouant sur des percussions de machines industrielles du meilleur effet. Petit blême, ces parties font de véritables coupures avec les morceaux à tel point qu’ils en deviennent indépendants. Ceci n’est qu’un défaut de ce « World ov Worms », en effet, ce qu’il y a de plus fort au sein de cet album, c’est son intensité. Rarement, je n’ai pu entendre une telle énergie se dégageant avec une telle virulence. C’est à vous couper le souffle. Recevoir sur le coin de la citrouille une telle déflagration, c’est à vous refaire le visage avec un réacteur de Boeing.
L’autre partie primordiale à l’excellence du groupe, son cordon ombilical, c’est tout le concept de Faust et de ses textes que le bougre a travaillé en prison. Ces écrits se montre très nietzschéen (le philosophe est par ailleurs cité dans le livret aux cotés de Jean Rostand, George Orwell ainsi qu’un passage de « l’Apocalypse ») et se placent ouvertement contre toutes formes de religions, l’esprit communautaire intégriste et la faiblesse de l’espèce humaine (on trouve sur le boîtier un petit encadré montrant l’implication du groupe dans sa cause contre la religion). Tout un programme que ces textes expliqués à l’intérieur du livret en dessous des paroles qui se montrent finalement comme des véritables odes de liberté. Car c’est finalement ce dont il est question dans le concept de Zyklon qui n’est par ailleurs qu’une provocation, les zyclonés actuels, c’est nous… Embrumés, asphyxiés dans une société refusant l’individualisme et le libre-arbitre, tel le titre et l’accroche du premier titre, nous sommes dans un monde de vers. C’est à ce moment-là que l’on sent l’analogie entre Zyklon et Red Harvest. Ces groupes utilisent les mêmes bases indus, à peu près le même message et surtout, ils jouent leur métal extrême à eux. À la rigueur, Zyklon, c’est plus que du black-death, c’est une nouvelle forme de métal extrême qui prend vie.
Se terminant sur le tétanisant « Transcendental War – Battle Between Gods » où le charismatique Garm fait une apparition des plus mélodiques et malsaines, ce premier album de Zyklon est une parfaite réussite et une bombe incandescente et jubilatoire.
Un nouveau style est né.

Svartolycka

0 Commentaire

0 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire