Where Greater Men Have Fallen

Liste des groupes Black Folklorique Primordial Where Greater Men Have Fallen
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Nom du groupe Primordial
Nom de l'album Where Greater Men Have Fallen
Type Album
Date de parution 25 Novembre 2014
Style MusicalBlack Folklorique
Membres possèdant cet album96

Tracklist

1. Where Greater Men Have Fallen 08:06
2. Babel's Tower 08:14
3. Come the Flood 07:16
4. The Seed of Tyrants 05:31
5. Ghosts of the Charnel House 07:28
6. The Alchemist's Head 06:06
7. Born to Night 08:54
8. Wield Lightning to Split the Sun 07:03
Total playing time 58:38

Chronique @ AlonewithL

24 Novembre 2014

Un rendez-vous peu banal avec le faucheur de nuit.

Quand on a un pied dans la tombe, l'autre pied ne tarde pas à suivre. Question d'équilibre. "Primordial", formation désormais idolâtrée et véritable modèle pour des fans toujours aussi nombreux, a pris goût au morbide. Ses différents albums ont semé désarroi et mélancolie. Ces derniers temps, cependant, on saisit une force particulière. Une attraction de plus en plus pressante pour le châtiment. Depuis son chapitre ultime, "To the Nameless Dead" de 2OO7, "Primordial" aspire à l'obscurité, de manière obsédante, sans prétention, mais sans hargne non plus. Le chanteur charismatique du combo, Alan Averill, s'était accordé à reconnaître un accueil moins triomphant pour la sortie "Redemption at the Puritan's Hand". Tout simplement parce qu'il est rare de réitérer deux fois de suite un même exploit, et parce que la sortie de 2011 contenait moins de titres bluffants à l'image d'un "Empire Falls" ou d'un "Heathen Tribes". Néanmoins, le dernier volume se révélait plus mélancolique, comme si "Primordial" se déplaçait pas à pas dans un escalier le conduisant vers une issue souterraine, le repos éternel des uns, la terreur absolue des autres, la mort. La découverte de sa suite est à la fois surprenante et compréhensible. "Where Greater Men Have Fallen" est une oeuvre des plus sombres et ténébreuses que "Primordial" ait pu réaliser à ce jour. Un rendez-vous peu banal avec le faucheur de nuit.

Ce n'est pas l'éponyme qui viendra bouleverser les habitudes. On reconnait illico, le "Primordial" que l'on avait croisé il y a quelques années à travers son rythme palpitant et guerrier, ses riffs abrupts dans un trot lourd et imposant. Le ton est déterminé, offensif. Il n'y a que sur les derniers instants où on sent une certaine instabilité, enrichissant le morceau de façon paradoxale. Le chant est toujours aussi exalté, rugissant, s’accommodant idéalement avec le black pagan ici produit. Peut-être l'un des plus engageants et puissants que le combo ait eu à offrir. Ce titre se lie à la rudesse d'un "Ghosts of the Charnel House" bien trempé. Pour les riffs bien entendu, l'atmosphère y est plus relâchée, le rythme tout juste mid tempo. C'est peut-être l'instant de plénitude (relative) de l'album. Un instant heureux, qui permet de souffler après un "The Seed of Tyrants" particulièrement mouvementé et nerveux. Dès ses débuts ça déroule sec. Le riffing se montre continu et tenace. Un ensemble monobloc, manifestement de grande puissance et dégageant un fort aura. Quelques protubérances pagan en milieu de piste vont venir au secours du chanteur, quasiment asphyxié par le rouleau musical ou rouleau compresseur.

Le black metal fait une prodigieuse percée, participant de fait au basculement de "Primordial" vers une musique tantôt violente comme on peut le constater avec "The Seed of Tyrants", mais aussi beaucoup plus sombre comme le démontre le très intriguant "Babel's Tower". Pour ce dernier, l'auditeur risque le mal des profondeurs, le black s'associe au doom pour rendre l'instant haletant, lourd, intense et d'une froideur glaciale. On pourrait rapprocher à cela les travaux du bien estimé germain "Helrunar". "Primordial" est alors tel un loup en cage. On pressent le danger, une pesanteur synonyme de destin tragique. De l'inlassable attente née l'appréhension, un certain malaise dont on a peu coutume. Nous ne serons pas aussi proche du néant, même avec l'autre piste cultivant le black metal avec aisance et de façon plutôt méticuleuse: "The Alchemist's Head". Celui-là se retrouvera exceptionnellement aussi à travers un chant crispé. Point de lourdeur écrasante, mais une confusion totale à travers les différents riffs. Ceux-là, y compris les rythmiques, changent assez souvent. Les instruments sont en alerte, à la dérive, rendant le contenu alambiqué, déviant, maladif même.

La formation irlandaise se plait à jouer une musique torturée, des complaintes où la dépression est plus qu'un thème, mais un style à part entière. Ce malaise est néanmoins vibrant, jamais ils n'affichent la douleur sans la combiner à la puissance. Celle-ci prend même une tournure épique sur "Come the Flood", un morceau proche d'un "primordial" classique, mais véritablement délectable. L'aspect celtique est aussi une caractéristique du groupe. Elle est cependant bien ténue dans cet ouvrage. Tout juste le rencontrons-nous dans la longue et belle cavalcade acoustique de "Born to Night", une très longue entame qui va ensuite amorcer un black pagan flamboyant et guerrier prenant aux tripes. Un véritable hit d'une fermeté implacable, qui ferait presque oublier le manque d'éléments folkloriques au sein de l'album. Il faudra de la patience pour en débusquer. Nous en aurons ainsi lors de l'entame de "Wield Lightning to Split the Sun", perpétuant la vague de sinistrose par ses riffs affalés et le chant désemparé d'Alan. La lumière se serait éteinte. D'après que c'est pour toujours.

Comme on sait, le bon vin se conserve en cave, à l'abris de la lumière. Les cadavres aussi, mais c'est une toute autre affaire. Ce "Where Greater Men Have Fallen" est peut-être l'endroit le plus sombre et le plus souterrain de la discographie de "Primordial", contenant quelques millésimes où l'âme recluse noiera en toute aisance sa dépression. Les impatients quelque peu en désamour avec l'album "Redemption..." n'auront que peu d'arguments pour médire une oeuvre aussi tortueuse et noire. Le combo irlandais est encore loin du trépas. Le jour où il finira inanimé et qu'on devra le porter au tombeau, il faudra creuser, les yeux en pleurs, pour un véritable géant.

16/20

33 Commentaires

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electriceye - 30 Novembre 2014: Je considère pas mon avis comme absolu. J'attendais juste des arguments autres que les tiens pour invalider les miens. Pas un concentré d'insultes pathétiques digne d'un gamin de 15 ans des cités. Autistes et Démeurés te saluent. Merci pour ce petit moment de franche marade t'as amusé un groupe entier de potes. Reconvertis toi dans le Cirque. Tu as de l'avenir.
AlonewithL - 30 Novembre 2014: "Autistes et Demeurés" met tout ça au singulier à ton propre compte. Tu n'as qu'à revenir sur tes propres propos et faire la part des choses, mais aussi d'écouter un peu plus d'albums de pagan et de folk. ça te changera du "gothic metal cliché". Pas ma faute si tu es entêté et que tu ne veux pas voir le bout de ton nez. à force de répéter sans cesse comme simple argument que Primordial ne peut pas être classé parce qu'il est irlandais et qu'il utilise "un format extra-ordinaire", à force je ne peux que perdre toute courtoisie. Furia avait dès le départ convenu que tu n'étais pas très ouvert au dialogue. Ce à quoi tu as répondu qu'il "faisait sa pleureuse". Contrairement à moi, tu n'amuses personne, tu fatigues...
electriceye - 30 Novembre 2014: T'es pas tres bon lecteur en plus d'être un beauf fini. Simple argument parce qu'ils sont irlandais et un format? Apprend a lire. Pour toi je le redis parce que comme t'as l'air d'avoir du mal. Musicalement, ils n'utilisent aucun codes de ce qui caractérisent le Black Pagan. L'ambiance qui s'en échappe est similaire et différentes a ce qu'on peut s'attendre de Black Pagan. Ca fait pas mal de choses qui me font dire qu'il faut contraster, voir carrément arreter la catégorisation pour ce groupe. Tu vois j'ai fais simple. Tu devrais arriver a comprendre en froncant un peu les sourcils. Je veux surtout pas que tu choppe une crampe de Cerveau. Maintenant continue de jouer avec des cacases, continue a brailler que c'est du black folk pagan parce que t'as une putain d'ambiance Irlandaise et que LOLOL ils ont fait le paganfest donc CQFD c'est du black pagan. J'continue a te repondre comme un abruti non pas parce que t'as un avis différent du mien, mais parce que des le départ, tu t'es montré puant et d'une arrogance incroyable. T'as jamais étais courtois tout au long de cette conversation. T'as été piqué au vif des mon premier post quand t'as lu que j'avais trouvé que la façon avec laquelle tu decrivais cette chonique ressemblait a du gothmetal cliché. Désolé que cette petite remarque t'ai fait craquer
AlonewithL - 30 Novembre 2014: Je ne renferme pas le black pagan sur une question d'ambiance. Helrunar est beaucoup plus lourd et sombre, comme je l'ai indiqué et figure en gros sur leur site le terme PAGAN BLACK METAL, et y compris sur plein d'autres, Metal Archives entre autres. Si tu veux donner tort à tous les sites qui ont catalogué Primordial en black celtique ou en black pagan, c'est ton choix, mais ton choix unique, qui ne se repose sur rien de concrêt, et surtout pas sur ton expérience dans le domaine. Sur le terme de "goth metal cliché", j'ai trouvé ça juste déplacé, car je suis pas très convaincu que tu t'y connaisses beaucoup, et que je n'ai rien fait d'autre ici que de retranscrire l'impression tenace de mort qui se dégage du dit volume.
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