Welcame

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe Rise Of The Northstar
Nom de l'album Welcame
Type Album
Date de parution 29 Septembre 2014
Style MusicalFusion
Membres possèdant cet album84

Tracklist

1. What the Fuck 05:45
2. Welcame (Furyo State of Mind) 04:19
3. The New Path 03:58
4. Samurai Spirit 03:35
5. Dressed All in Black 04:43
6. Again and Again 04:31
7. Tyson 03:01
8. Bosozoku 03:44
9. Simon Says (Pharoahe Monch Cover) 03:23
10. Authentic 02:44
11. Blast ‘Em All 10:02
Bonustracks (Japanese Edition)
12. Phoenix 04:16
Total playing time 54:01

Chronique @ Just_an_Ellipsis

13 Décembre 2014

Du DIY à la consécration aussi rapidement, on espère juste que le groupe ne se brulera pas les ailes ...

Alors qu’il avait absorbé Sangohan dans un élan de tromperie terriblement ingénieux, Boo était alors désormais armé de la plus grande puissance que le monde n’ai jamais connu, il ne restait qu’une seule aspiration à la Terre pour espérer survivre : que Vegeta accepte de s’allier à son rival de toujours, Sangoku. De l’union de ces deux Supers Saiyan naquit l’être le plus puissant qui soit : Vegeto. Mais pour en revenir au fier Vegeta, il avait déjà annoncé sa vengeance sur un disque il y a deux ans : « Demonstrating My Sayia Style ». À la base de cette invitation, cinq mangas-ka Parisiens : Rise Of The Northstar.

Parmi les groupes créant des buzz incommensurables, ces cinq garçons-là ont une place de choix. Issue d’une fusion parfaite entre Suicidal Tendencies et Cypress Hill (entre autres), ils ont eu le temps de développer leur propre style, mélange de Hardcore, Beatdown, Thrash et de Hip-Hop, armé d’une allégorie calculé dans les moindres détails, gérant intégralement à eux seuls l’image véhiculée, ils ont su ingénieusement rassembler les foules autour d’eux et créer un véritable engouement et une attente exceptionnelle de leur premier album. Au final, leur communauté de fans (et accessoirement de détracteurs) n’a cessé de croître, surtout au Japon, où le groupe a multiplié les shows. Preuve s’il en est, après un parcours DIY sans faute, ils ont signé ni plus ni moins que chez Nuclear Blast pour la promotion de « Welcame », mis en mixage par Chris « Zeuss » Harriss (Agnostic Front, Chimaira…).

Rise Of The Northstar, c’est une énorme inspiration 90’s et surtout manga ou autre film Nippons, facile à deviner. De Dragon Ball Z à GTO, Crows Zero et Akira et surtout Rookies (d’où vient la tenue vestimentaire archi-étudiée et le nom de l’album). Il est évident que leur approche du Hardcore dénote clairement des classiques du style, chose ayant probablement attiré les « haters » cités plus tôt. Mais pour le coup, ROTN ne s’en embarrasse aucunement et a créé ce qu’il semble être pour eux leur album idéal, sans fausse considération. Pour ceux ayant déjà poncé « Demonstrating My Sayia Style », ils seront en terrain connu. Une évolution encore plus bétonnée, mais assez peu de changement dans le style, aboutissant à un album parfaitement homogène, toujours bercée par le flow hargneux, violent et franglais du chanteur Vithia, traitant évidemment du Japon, mais possédant également un très grand côté Ego-Trip classique du Rap US.

« What the Fuck », de par son introduction toute en mélodie et en douceur sera votre seule respiration durant les trois quarts-d’heure de cet album. 47 secondes précisément, un énorme blast saturé et des cris déments déglingueront le silence. On est parti pour se faire écraser par ces phases riffiques saccadées si typiques, ce rythme purement écrasant, les impressionnants chœurs Hardcore … C’est sauvage et dément, mais c’est ce qu’on aime. On retrouve encore une fois les lourds breakdowns étouffants, ralentissant considérablement la musique pour mieux faire sortir la basse et des solos régulièrement bien intégrés à la musique (et présent en très bonne quantité sur l’album, jamais too-much jusqu’à une fin plus ambiante, sans jamais omettre son côté malsain.

Mais voilà. Ceci demeure être la structure quasi similaire à tous les morceaux de l’album dans leur trame couplet-refrain-break. Concrètement, c’est donc un véritable rouleau compresseur qui vous attend pendant 45 minutes. Il y a bien des choses à relever de temps à autre. Ce côté flow violent uniquement accompagné de basse sur certains passages de « Welcame (Furyo State of Mind) » puis son breakdown terriblement sourd et puissant. Il y a aussi ces excellentes détonations de guitares sur « The New Path » ainsi que ses duels de chœur hurlant et mélodique jusqu’à ce moment hip-hop hurlé excellemment entraînant. On peut également citer « Dressed All in Black » à la rythmique plus lente et à la voix plus virulente encore. Possédant l’un des tous meilleurs break de l’album, de ses excellentes saccades à sa batterie cognante jusqu’à son somptueux solo. Côté voix, « Samurai Spirit » tire plus que jamais son épingle de part des refrains tout à fait entraînants.

Côté manga, nous avons droit à un petit carillon jouant l’air de « Mon Voisin Totoro » sur l’introduction de « Again and Again ». Quelques brèves secondes de répit avant l’un des titres les plus mastoc de l’album, enchainant saccades violentes, chœur guerrier brutal et break d’une lourdeur efficace. « Bosozoku » joue également sur l’intro, proposant cette fois un moteur démarrant autant en trombe que ces solos et ces chœurs plus mélodiques. De solo en solo, le titre nous largue même un petit éclat de voix de manga. Plus bruitiste, « Tyson » joue de distorsions et d’une ambiance particulièrement étouffante pour offrir un débit vocal rapide à la limite du vomitif.

On pourra rapidement embrayer sur « Authentic ». On connaît là encore le déroulement, mais on retiendra particulièrement ce break tout en français, directement adressé à ces fameux opposants signalés plus haut. Intéressant. Le titre de conclusion « Blast ‘Em All » n’apporte pas grand-chose dans sa première moitié, toujours une puissance déversée en trombe avec la présence de plusieurs moments de flow plus calmes. Après une coupure de deux minutes entre la 4e et la 6e, on clôturera l’album sur une partie instrumentale plus mélodique et soliste, accompagné de quelques voix japonaise et d’une ambiance de ville assez bruitiste. Mais on clôturera la chronique par l’intéressante reprise du « Simon Says » de Pharohe Monch. Le rythme bien lourd et écrasant laisse la part belle à un flow entraînant et particulièrement bien réussis, prenant et entrainant.

« Welcame » est clairement un disque orienté live. Si le groupe propose un ardant mélange de punch et d’énergie dans un Hardcore destructeur au style et à l’imagerie plus que personnel, il manque tout de même un grand quelque chose qui donnera à cet album de quoi tenir la distance pendant un long moment. Le bilan, bien que positif, demeure malgré tout mitigé du fait de la potentielle faible durée de vie de l’album. C’est tout de même très répétitif et même si on se plaît à y revenir à nouveau, le manque de diversité pourrait desservir le groupe à long terme. Du DIY à la consécration aussi rapidement, on espère juste que le groupe ne se brulera pas les ailes…

4 Commentaires

13 J'aime

Partager
choahardoc - 14 Décembre 2014: Pas mon style mais ça titille vachement ma curiosité. Bonne chro of course.
 
conspiracy49 - 15 Décembre 2014: Une petite perle que tous fan de beatdown dois se procuraient! Merci pour ta chronique l'ami!
vinyard - 14 Janvier 2015: Belle chronique,objective.structure de l'album répétitive,c'est vrai,mais quelle claque...
hadsonners - 11 Mai 2018:

Sans doute la prochaine grosse révélation française après Gojira et Dagoba ! Il était temps.

    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Autres productions de Rise Of The Northstar