United States of Anarchy

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15/20
Nom du groupe Evildead (USA)
Nom de l'album United States of Anarchy
Type Album
Date de parution 30 Octobre 2020
Labels Steamhammer
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album35

Tracklist

1.
 The Decending
 03:12
2.
 Word of God
 03:04
3.
 Napoleon Complex
 03:08
4.
 Greenhouse
 03:58
5.
 Without a Cause
 03:05
6.
 No Difference
 04:20
7.
 Blasphemy Divine
 02:57
8.
 A.O.P. - War Dance
 05:21
9.
 Seed of Doubt
 05:27
10.
 Planet Claire 2020 (B-52 Cover)
 04:03

Durée totale : 38:35

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Evildead (USA)


Chronique @ grogwy

24 Mars 2021

Les vétérans américains sont de retour !

Après avoir sorti le très bon "The Underworld" en 1991 Evildead (qui s'est reformé en 2008 puis en 2016) fait à nouveau parler de lui en 2020 avec "United States of Anarchy", son troisième album qui atterrit dans les bacs le 30 octobre.

Avant de passer à la chronique de "United States of Anarchy", revenons sur l'histoire du groupe et de ses différents membres.

Formé à Los Angeles en 1986, Evildead se compose dès ses débuts de Juan Garcia (guitare), Mel Sanchez (chant/basse), Mark Caro, et Rob Alaniz (batterie).
D'abord projet parallèle, Evildead devient un véritable groupe au début de l'année 1987 après le split d'Abattoir (dans lequel jouaient Mel Sanchez et Mark Caro ainsi que Juan Garcia avant de rejoindre Agent Steel en 1984).
Cependant ce n'est que plusieurs semaines après qu'Evildead est réellement opérationnel, et commence à donner des concerts.
En effet en février 1987 John Cyriis et Chuck Profus, respectivement chanteur et batteur d'Agent Steel, décident de partir s'installer en Floride (où ils recrutent trois nouveaux musiciens dont James Murphy, futur Death et Obituary), laissant Juan Garcia (ainsi que Bernie Versailles et Mike Zaputil) sur place libre de tout engagement, ce qui lui permet de s'investir pleinement dans Evildead.
Après quelques mois d'activité Evildead, qui doit faire face au départ de Mark Caro (ce dernier laisse sa place à Albert Gonzales), enregistre la démo "The Awakening".
Souhaitant se consacrer uniquement à la basse, Mel Sanchez cède le micro à Phil Flores, dernier vocaliste d'Abattoir (il avait remplacé Mike Towers peu de temps avant la séparation du groupe).
Après avoir tourné en Californie aux cotés de Dark Angel et Possessed, Evildead enregistre en 1989 le EP "Rise Above" puis, après avoir signé avec le label allemand Steamhammer (Destruction, Sodom), l'album "Annihilation of Civilization".
Sur ce disque doté d'une superbe pochette signée Ed Repka (Megadeth, Death), le groupe délivre un furibond Thrash Metal agrémenté d'une touche de Hardcore (la reprise "Rise Above" de Black Flag sur le EP du même nom annonçait la couleur).
Malgré le très bon accueil que reçoit "Annihilation of Civilization" de la part des critiques et du public, Evildead voit partir le guitariste Albert Gonzales (qui est remplacé par Dan Roe et ensuite par Dan Flores, le frère de Phil) puis Rob Alaniz et Mel Sanchez, qui cèdent leur place à Doug Clawson (batterie) et Karlos Medina (basse).
En 1991 Evildead enregistre l'album "The Underworld", qui sort en juin à nouveau sur Steamhammer.
Moins rentre-dedans que "Annihilation of Civilization" (les touches de Hardcore ont disparu), "The Underworld" obtient moins de de succès que son prédécesseur, et cela malgré la présence de Gene Hoglan (batteur de Dark Angel) et David Wayne (ancien chanteur de Metal Church).
Il faut dire que face au Death Metal qui déferle en cette année 1991, le Thrash Metal d'Evildead n'intéresse plus grand monde.
Enregistré lors de la tournée que le groupe effectue peu après avec le batteur Joe Montelongo, l'album live "Live...From The Depths Of The Underworld" sort dans l'indifférence générale en 1992.
Tentant de maintenir Evildead en vie, Juan Garcia et Dan Flores recrutent Steve Nelson (chant) et John Dette (batterie) ainsi que l'ancien bassiste Mel Sanchez.
Avec ce nouveau line-up le groupe enregistre "Terror", une démo composée de trois titres chantés en espagnole, avant de jeter l'éponge l'année suivante.
En 1996 Juan Garcia forme avec Dan Flores et Karlos Medina le groupe Terror, et enregistre l'année suivante l'album (introuvable) "Hijos De Los Cometas" sur lequel on retrouve deux morceaux de la démo "Terror" (à noter que Terror interprète le titre "Total Eclipse" d'Iron Maiden sur l'album-tribute "A Call To Iron 2" sorti en 1999).
En 1998 Juan Garcia (avec Karlos Medina) participe à la reformation d'Agent Steel (rebaptisé Masters Of Metal en 2011 après que John Cyriis, l'ancien chanteur, ait récupéré les droits sur ce nom), et enregistre quatre disques (trois avec Agent Steel, un avec Masters Of Metal) entre 1999 et 2015 tout en participant en 2006 à l'album "Metalmorphosis" de Killing Machine et en étant membre (sous le patronyme Juan Of The Dead) de Body Count depuis 2013.
De son coté le batteur Rob Alaniz rejoint en 1998 le groupe de Black Metal Noctuary, et enregistre avec cette formation trois disques entre 1998 et 2006 avant d'enregistrer l'album "Nightmares For The Sleepless" (2006) de Winterthrall, mais surtout d'être recruté en 2009 dans Anger As Art, le groupe de l'ancien chanteur d'Abattoir (et de Bloodlust) Steve Gaines.
Quant à Albert Gonzales, après son départ d'Evildead ce dernier est embauché en 1990 par Chuck Schuldiner afin de remplacer James Murphy lors du "Spiritual Healing Tour" (une tournée américaine désastreuse qui aura comme conséquence le refus du leader de Death de se rendre ensuite en Europe avec son groupe, et dont les dernières dates seront annulées suite à des différends opposant Chuck Schuldiner à certains musiciens de Dark Angel avec qui Death partageait l'affiche) puis, en 2000, participe au second disque de Noctuary "When Fire Breed Blood".
Reformé en 2008 puis en 2016 (après une nouvelle séparation en 2012), Evildead se reconstitue autour de Juan Garcia (guitare) et Phil Flores (chant) accompagnés de Rob Alaniz (batterie), Albert Gonzales (guitare) présents sur "Annihilation of Civilization", et Karlos Medina (basse) présent sur "The Underworld".
Avec cette troisième formation Evildead enregistre en 2020 "United States of Anarchy", un album qui, comme les deux précédents, est doté d'une pochette signée Ed Repka.

Après cet encart historique passons à la chronique de "United States of Anarchy".

Malgré tout le respect que l'on doit à ces musiciens aguerris ayant participé, pour certains, à la grande Histoire du Metal, ce nouvel album est une semi déception.
Non pas que "United States of Anarchy" soit composé de mauvais morceaux, non pas que la production de Bill Metoyer (et du groupe) soit médiocre, mais on est face à un disque inégal !
En fait dès le premier morceau "The Sentencing" Evildead nous sert un titre certes vigoureux, mais tellement commun.
Et c'est là le problème de "United States of Anarchy", du moins de sa première partie, où le groupe est en pilotage automatique...
la faute à des morceaux comme "Word of God", "Napoleon Complex", "Greenhouse", et "Without A Cause" qui semblent tous avoir été composés sur le même schéma et sur lesquels Phil Florès crache ses textes (et ceux d'un certain Robert S. Rangel) contestataires.
Il faut attendre le percutant "No Difference" et son intro jazzy suivi de l'excellent "Blasphemy Divine", pour qu'enfin les californiens retrouvent la pugnacité de leurs débuts.
Un retour aux sources confirmé par "A.O.P./War Dance", un titre où Juan Garcia et Albert Gonzales nous offrent de remarquables parties de guitares comme à la grande époque de "Annihilation of Civilization".
L'album se termine avec "Seed Of Doubt", un morceau beaucoup moins marquant que les trois brulots précédents, mais qui, parce que placé après ces derniers, passe mieux que ceux du début.
Bref, avec "United States of Anarchy" à défaut de convaincre la nouvelle génération de thrasheurs biberonnée à Bonded By Blood et Warbringer Evildead réussit à conserver l'estime de ses anciens fans, ce qui n'est déjà pas si mal après trente ans d'absence.



8 Commentaires

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GorsicA - 10 Avril 2021:

Superbe surprise des vétarans de EVILDEAD qui nous régale de leur thrash incisif et toujours aussi efficace. 

Enfin un chanteur qui ne hurle pas et dont on comprend les paroles!

Pas besoin d'être le plus rapide, le plus technique, le plus bruyant, le plus je ne sais quoi. Juste de la bonne musique à mettre en voiture et à se régaler.

Simple, efficace, réussie.

Un des meilleurs albums Thrash de l'année!

BARONROUGE - 08 Août 2021:

Le plus de ce skeud , c'est qu'il reste dans la ligne et dans le style de l'époque , ils n'ont pas cherché à faire un album moderne que se soit dans la production ou le son , la bande à l'ami Garcia sorte là un excellent skeud , bon même si ils ne vendent que trois exemplaires  , c'est un pur régal , et je rejoins les dires  du "troupeau de boeuf" du dessus pour leurs commantaires .

BARONROUGE - 08 Août 2021:

Ah , pour le "line-up" , faut signaler que c'est les mêmes vieilles  prostates de 89et 91  qui grattent sur ce skeud , c'est plutôt rare .

Fabien - 09 Juin 2022:

Un retour que j’ai adoré pour ma part. Si Underworld m’avait moyennement emballé, Evidead revient justement au côté plus urbain d’Annihilation qui lui convient comme un gant, avec ces rythmiques si entrainantes, pas si éloignées d’un Demolition Hammer. Honnêtement, Word of god, Napoleon Complex ou Greenhouse sont des pièces au goût de reviens-y dont je suis si friand. En plus des rythmiques impeccables, saluons la dynamique vocale de Phil Flores et ces ‘backings-vocals’ toujours bien placés, sans compter Ed Repka qui se surpasse et Bill  Metoyer ayant idéalement saisi la ‘vibe’ de ces années glorieuses sans tomber dans le passéisme. Nickel ! ++ FABIEN.  

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