Under a Stone with No Inscription

Liste des groupes Death Technique Anata Under a Stone with No Inscription
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Nom du groupe Anata
Nom de l'album Under a Stone with No Inscription
Type Album
Date de parution 19 Janvier 2004
Enregistré à Studiomega
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album82

Tracklist

1. Shackled to Guilt 03:49
2. A Problem Yet to Be Solved 03:48
3. Entropy Within 04:06
4. Dance to the Song of Apathy 04:40
5. Sewerages of the Mind 04:31
6. Built on Sand 03:21
7. Under the Debris 05:57
8. The Drowning 03:57
9. Leaving the Spirit Behind 03:45
10. Any Kind of Magic or Miracle 07:07
Total playing time 44:56

Chronique @ sargeist

28 Juin 2007
Presque 10 ans que je vante les mérites de ce groupe autour de moi, sans vraiment d'effets. Serais je isolé, un des trop rares à comprendre les nombreuses qualités que Anata possède? "C'est du Death Metal quoi...", voilà à quoi j'ai droit. Seulement du Death? Encore des gens qui écoutent un disque comme on regarde d'un oeil morne une mauvaise série TV avant d'aller se coucher. La fratrie de ceux qui écoutent du Metal "pour l'ambiance", incapable d'en tirer la merveilleuse moelle, ne faisant guère la différence entre un bon plat Death et du fast-food estampillé Six Feet Under. Malheur des temps...

1998, "The Infernal Depths of Hatred", premier album des Suédois. La claque, j'en ai encore la joue rouge. Voir chronique balbutiante de mes débuts sur SOM. Mélange parfait de Death Ricain et typiquement Suédois, mené avec maestria par de jeunes musiciens déjà expérimentés. Quand on pense que certains "artistes" n'attendent même pas d'avoir appris à jouer avant de sortir un étron ignoble, on ne peut que redoubler d'acclamations. Autre malheur des temps, l'arrogance qui mène aux "moi je sais...". On a tout le contraire ici. Anata est un groupe qui ne pouvait que me plaire, d'entrée. Une humilité certaine dont devrait s'inspirer des légions de Chris Barnes, du travail qui s'entend et se sent, un album peaufiné avec amour, tout les 3 ans, toujours réinventé en partie. Des artistes quoi. Malheureusement peu ou pas de concerts, encore moins en France. Hormis cela, jusque là le parcours parfait.

Après un "Dreams of Death and Dismay" en 2001 qui enfonçait le clou, s'orientant légèrement plus vers la veine Ricaine, et développant encore le côté progressif et technique, on retrouve Anata sur le label Wicked World, sous division d'Earache, avec ce "Under a Stone with No Inscription" (UASWNI)en 2003. Titre étrange déjà, et sortie relativement rapide pour les Suédois.

Alors, QUID? Opus Monumental bien sûr, il ne pouvait en être autrement. Dès "Shackled To Guilt", cette basse qui claque, ces toms qui frémissent, ces accords alambiqués, ces riffs monstrueux, on se retrouve en terrain connu, et aguichant. Anata s'est mué en groupe de quasi Techno Death, tout en conservant une certaine lisibilité dans les morceaux. On est loin tout de même de la folie d'un Cynic ou Atheist. Les titres sont plus ramassés, mais avec plus de bonnes choses dedans. La qualité et la quantité, en format compact. La voix de Schalin postillone toujours sa haine suprématiste, lui même et Allenmark n'en pouvant plus de leurs plans fantastiques, castrant à jamais mes rêves d'éternel apprenti guitariste. Production impeccable, il va sans dire, avec moins de fréquences basses néanmoins que sur les dignes prédécesseurs. Un point faible cependant, je trouve le nouveau batteur bien moins inspiré que Robert Petersson, qui me régalait de ses patterns compliqués qui ressortaient nettement de l'ensemble. Mineur.

Pour le reste... jetez donc une oreille sur la mélodie "AtTheGatienne" de "A Problem Yet To Be Solved", couplé à ces gros riffs bestiaux, et ne me dites pas que vos poils ne se dressent pas. Anata semble revenir quelque peu à ce Death si Typiquement Suédois que j'affectionne. Pas convaincu? Et ce superbe tapping en harmonie sur "Enthropy Within". Rien? Vous êtes difficile vraiment. Trop sophistiqué? Revenons aux bases alors. Ce gros riff roulant et bien bas sur un coulis de double excellemment exécuté, où chantonne cette basse cliquetante sur "Dance To The Song Of Apathy". Ca me fait frémir. Ou bien ce morceau' "Sewerages Of The Mind", peut être plus accessible, ou on peut sentir une touche Death Mélodique que ne renierait pas le vieux Dark Tranquillity et la flopée de groupes assez tendance actuellement qui lui ont emboîté le pas? Vraiment rien? Allez donc écouter Nokturnal Mortum alors, moins complexe, plus d'ambiances. Du pré ingéré, facile à consommer. Autre malheur des temps.

Puisque j'en suis au "Track By Track", à mi album, je continue sur cet lancée, bien que je n'aime pas à l'ordinaire cet exercice. Vous comprenez, genre "Le titre 1 et bien, le titre 2 est mieux, le titre 3 est pourri...". Suivez mon regard et délectez vous de ces bonnes tranches d'humour "chroniquardes" sur SOM. Ce titre par titre, cet oeuvre le mérite, chaque titre étant doté de petits plaisirs les rendant attractifs. Tiens, ce "Built On Sand", avec ce riff que n'aurait pas renié Cannibal Corpse, mais exécuté avec brio, là ou le cadavre légendaire du Death sent maintenant pas mal le rancis. Ou alors "Under The Debris" et cette fin partant en "couille" en fondu (pas de mauvaises allusions), me remémorant le meilleur de l'Ange Morbide sur "Blessed Are The Sick". Encore des références diriez vous, mais quels références! Dans le Death, il ne s'est jamais s'agit d'originalité totale pour les nouveaux groupes, pas le but, mais bien de labourer encore et encore le même carré de terre, pour en extraire le meilleur malt, pour la meilleure bière, avec amour. La persévérance au service de l'excellence.

Et ici on ne peut que s'incliner devant tant de savoir faire, s'incliner devant cet arpège dissonant sur "The Drowning", sur ce picking comme ne fera jamais le groupe Black du coin. S'incliner encore devant cette rapidité maîtrisée de bout en bout sur "Leaving The Spirit Behind", agrémenté de ces petits solis excitants et écoeurants de facilité. Pour eux... S'incliner enfin sur cette petite pièce ultime qu'est "Any Kind Of Magic And Miracle", titre plus long comme tout excellent album se doit d'être conclu, avec plein de plans croustillants dedans. Ecoeurant encore, mais à en vomir de plaisir, en se pourléchant les babines. Avec ce petit coeur tendre et acoustique bien venu, avant la démonstration soliste finale, gorgé de furie.

Je m'incline et je rends les armes. Et une pointe de tristesse m'envahit, je ne serais jamais à la hauteur. Mais avec humilité encore devant tant de talents supérieurs, j'aurais pris mon pied. C'est la finalité somme toute. Et un pied pareil, même tous les 3 ans, connaissant la teneur du suivant, ça le vaut largement.

Je commence à comprendre pourquoi je suis si isolé parmi mes connaissances quand j'évoque ce groupe, supportant ces railleries: "Haha ces pédales qui se la pètent". En jouant simplement au niveau qui est le leur, fruit d'années de répétitions forcenés? Hé oui, la vérité est triste à dire, je ne connais que des Black Metalleux. Et dans ce milieu, l'effort, hein...

Blague à part. Plus que jamais, Death Metal Supremacy, surtout quand les maîtres sont de cette trempe. 19/20.




6 Commentaires

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morbiddomi - 16 Juillet 2007: Salut mon ami, fameuse description nous invitant à partager ton coup de foudre.

J'avoue aussi apprécier ce groupe que je connais depuis ses premiers "méfaits".

Bravo.
Jewemy - 30 Juillet 2009: Salut mec, superbe chronique, cette album est vraiment une claque, je ne peux pas me passer de cette album, il est parfait je trouve !
svad - 01 Novembre 2012: un groupe sous estimé... de l'excellent death technique.
 
psyobscurum - 11 Fevrier 2016: Un groupe a part ! Excellente chron
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