Ulykke

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Nom du groupe Angantyr (DK)
Nom de l'album Ulykke
Type Album
Date de parution 30 Mars 2018
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album12

Tracklist

1.
 Ulykke er Dit Navn
 07:44
2.
 Visdoms Virke
 08:17
3.
 Krageben
 07:32
4.
 Træl af Tomme Ord
 07:46
5.
 Falbudt og Forrådt
 07:30
6.
 På Sin Moders Grav
 10:06
7.
 Råddenskab I Sortenmuld
 09:53

Durée totale : 58:48


Chronique @ Icare

06 Avril 2018

Angantyr continue à jouer ce même black metal minimaliste, sombre, envoûtant et ultime comme si sa vie en dépendait

Cela fait déjà un petit moment que la réputation d’Angantyr n’est plus à faire : si les premières démos avaient déjà accroché l’oreille des acharnés de l’underground, la sortie de Hævn en 2007 aura marqué les esprits et fait du one-man-and danois un incontournable de la scène black metal.
Plus de dix années plus tard les choses n’ont pas vraiment changé à Copenhague, et Ynleborgaz continue à faire imperturbablement la même musique, sortant avec Ulykke son sixième abum sous la bannière d’Angantyr.

Tout commence de manière très classique, par le chant lugubre des corbeaux, puis c’est parti pour 58 minutes de noirceur délectable : un riff épique et conquérant nous gonfle le cœur d’une fierté mâle, et voilà que le Danois déroule ses riffs à la fois vindicatifs et mélancoliques avec une maestria toujours aussi impeccable. Non, Angantyr n’a pas changé d’un iota, et Ulykke n’apportera aucune surprise ni nouveauté à ceux qui connaissent déjà le groupe, mais merde, qu’est-ce que c’est bon !
Ynleborgaz ne se préoccupe pas des modes, il continue à jouer ce même black metal minimaliste, sombre, envoûtant et ultime comme si sa vie en dépendait, mettant toute son âme, son coeur et ses tripes dans ces superbes mélodies de guitare et ces hymnes païens et guerriers. Les longueurs que certains pouvaient reprocher aux opus précédents ont ici quasiment disparu, les morceaux sont mieux équilibrés, et ce sixième album parvient par moments à renouer avec la magie du grand Haevn (le riffing incroyable de Krageben qui nous transcende, le début envoûtant du titre final, Råddenskab I Sortenmuld, où les guitares semblent pleurer le deuil de l’humanité entière dans une ambiance de fin du monde, rappelant presque l’autre groupe du frontman, Make A Change… Kill Yourself).
La recette est simple et reste inchangée, Angantyr joue une musique puissante, souvent rapide et noire portée par ces riffs roulants et charbonneux et le matraquage régulier de la batterie, point barre. Pas de clavier ici (ou alors, très discret), exit le violon et le piano, pas d’intro pompeuse, pas de piste ambiant, le Danois jette furieusement ses forces dans la bataille à coups de trémolo pickings héroïques et l’ensemble, d’une simplicité étonnante, nous touche et nous transporte. Il faut dire que le bougre sait également taper sur des futs pour rythmer l’ensemble avec la vélocité nécessaire (le blast dans le black, on a beau dire, mais c’est quand même pas trop mal !) et sait sacrément donner de la voix, puisque son excellent chant hurlé et écorché ajoute encore plus d’émotions et d’intensité à la musique, agissant comme un instrument à part entière.

Que dire de plus ? Pas grand-chose. Alternant intelligemment riffs tantôt dynamiques et épiques (Visdoms Virke, Trael Af Tomme Ord), tantôt mélancoliques et lancinants (Råddenskab I Sortenmuld, incroyable d’émotion), passant de passages mid tempo (la première partie de Falbudt Og Forrådt) à des parties blastées impitoyables et proprement irrésistibles, Angantyr nous offre un black metal tout ce qu’il y a de plus classique d’une pureté et d’une efficacité imparables, et que d’aucuns qualifieront comme la quintessence du true black, folklore satanico-ésotérique en moins. Certains trouveront une fois de plus que l’album est un peu linéaire, long et répétitif, mais que voulez-vous ma petite dame, Ulykke n’est pas un album de technique black progressif. En un mot comme en cent, cette nouvelle sortie ravira tous les amateurs d’un black traditionnel glacial, authentique et habité, et les autres peuvent gentiment aller voir ailleurs ou attendre la sortie du nouveau Dimmu Borgir. Hail Angantyr !

1 Commentaire

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widomar - 06 Avril 2018:

Superbe album, superbe chronique.

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