Trivmvirate

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17/20
Nom du groupe The Monolith Deathcult
Nom de l'album Trivmvirate
Type Album
Date de parution 15 Fevrier 2008
Style MusicalDeath Brutal
Membres possèdant cet album87

Tracklist

1.
 Deus Ex Machina
 09:13
2.
 Wrath of the Baath
 05:28
3.
 Kindertodeslied
 07:13
4.
 Master of the Bryansk Forest
 06:33
5.
 M.M.F.D.
 03:31
6.
 I Spew Thee Out of My Mouth
 08:16
7.
 Demigod
 05:18
8.
 Den Ensomme Nordens Dronning
 14:05

Durée totale : 59:37


Chronique @ BEERGRINDER

19 Mars 2008

Triumvirate est plus abouti, l’expérience acquise par le temps et leurs disques précédents a payé

Mine de rien, The Monolith Deathcult est quasiment en train d’inventer un style de metal et ce n’est pas rien à l’heure actuelle. Nous pourrions presque donner à leur musique l’appellation brutal death atmosphérique, mais ne cherchez pas de similitudes avec le brutal death opéra à la Augury vous feriez fausse route. Non, ce Triumvirate est décidément plus abouti et l’expérience acquise par les années et leurs deux sorties précédentes The Apotheosis et The White Crematorium a payé.

On notera une cover évocatrice pour ces guerriers bataves, un impassible soldat de l’antiquité qui en impose par sa stature et sa puissance, rappelant un peu la pochette d’Epic de Kataklysm, très réussie en tout cas.

Une fois la platine en route, vous serez un peu dérouté par l’intro electro de Deus Ex Machina, surtout si vous en êtes resté à The Apotheosis mais quand la machine se met en route, c’est une formidable impression de puissance qui se dégage, les plages atmosphériques alternent ainsi avec des blasts « Nilesque » tout au long de ce pavé de plus de 9 minutes. On constatera d’emblée que le son est énorme mais dorénavant cela est courant, il en faut plus pour faire la différence, ça tombe bien The Monolith Deathcult n’est pas en reste.

Les surprises continuent avec une incantation mystiquo-guerrière en guise d’intro de Wrath of the Ba’ath, suivie d’une cascade de riffs meurtriers et ultra rapides entrecoupés de passages tribaux (Sepultura puissance 1000 !). Les hollandais vont encore plus loin sur Kindertodeslied, un titre tout droit sorti d’un accouplement improbable entre Rammstein et Kataklysm.
Rassurez-vous, nos petits gars du plat-pays ont beau s’éparpiller ils n’en oublient pas pour autant de jouer du brutal death, en témoigne Master of the Bryansk Forests, ode guerrière, épique et dominatrice avec des claviers judicieusement placés ( bizarre à dire pour une chronique de brutal death ).

Les morceaux sont longs (souvent plus de 6 minutes) mais le talent des musiciens et la variété des compositions font que l’ennuie ne gagne pas l’auditeur comme ce peut être le cas sur les dernières productions de Vital Remains. A l’image du monstrueux I Spew Thee Out of My Mouth que l’ont prend en pleine gueule juste après l’instrumentale atmosphérique M.M.F.D. Que de puissance dégagée sur ce morceau avec la batterie de Sjoerd Visch (ayant fait ses armes dans Altar) dont les rafales sonnent comme des coups de canon ! Ce titre est également agrémenté d’orchestrations grandiloquantes à la Dimmu Borgir mais ici plus en retrait, laissant ainsi ressentir d’avantage la furie des instruments primordiaux dans le metal.

Pour notre plus grand bonheur les influences Nile de leurs débuts n’ont pas totalement disparue et ceci est évident à l’écoute de Demigod, avec d’ailleurs une voix proche de celle de Karl Sanders. L’un des titres les plus carton du CD, mais avec toujours en fil rouge ces claviers intelligents.
Allez ! Une dernière pour la route si vous n’étiez pas déjà sur le cul, Den Ensomme Nordens Dronning où le quintette ose quelques voix claires sur la première moitié. Suit une furieuse et ultime accélération, meurtrière et intense pour nous donner le coup de grâce et une fin narrée à la Luca Turilli ! Puissant et renversant.

Sonnez buccins et trompettes ! The Monolith Deathcult a remporté brillamment la victoire, l’adversité a été écrasée par leur assaut dévastateur.
Les éloges ne sont pas terminées car leurs textes aussi méritent la plus grande attention, ils sont très loin des clichés death, le combo étant férue d’histoire et de théologie.
Que dire au final si ce n’est : quelle baffe ! The Monolith Deathcult a su prendre quelques distances avec ces influences Nile pour nous pondre un Triumvirate de derrière les fagots. Cependant c’est un album difficile à appréhender sur lequel plusieurs écoutes seront nécessaires pour se plonger totalement dans les subtilités de TMD, mais une fois que vous aurez essayé vous ne pourrez plus vous passez de ce Triumvirate éminemment puissant et original.

Sachez le : Nile et Hate Eternal ne sont pas seuls à la conquête du trône death-metal du troisième millénaire, The Monolith Deathcult vient de se placer en outsider sérieux.

BG

27 Commentaires

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BEERGRINDER - 01 Juillet 2011: L'expérience hé hé.

C'est peut-être la différence entre chroniquer un disque en décrivant des morceaux et décrire les morceaux au sein d'une chronique...

Le premier album The Apotheosis est un peu plus sauvage et comporte encore quelques influences Nile dans le riffing, c'est un sacré disque également : très intense.

Le nouvel album est en préparation, un morceau est en écoute depuis quelques temps.
=XGV= - 04 Juillet 2011: Le seul album de Death Brutal de ma collec', mais qu'il est bon ! C'est très brutal mais ça passe tout seul grâce aux atmosphères très très travaillées et ces claviers si discrets et indispensables.

Et l'imposant Master of the Bryansk Forests et son growl si profond accompagné de sons de cloche ! Terrible, on s'y croirait !

Bonne chronique, je retrouve bien ce qu'il y a sur cet album que je n'ai pourtant pas fini de décortiquer.
seppuku - 19 Septembre 2012: Merci pour cette chronique qui retranscrit très bien ce qui se dégage de l'album.

Tu évoques des orchestrations à la manière de Dimmu Borgir sur "I spew thee out of my mouth". J'ai également l'impression d'en entendre sur l'instrumentale "M.M.F.D" entre les parties plus orientales.

Il est vrai que les divers mélanges de cet album appellent un certain nombre d'écoutes pour en apprécier toutes les subtilités. Il me reste encore un peu (beaucoup ?) de chemin à parcourir....
NICOS - 20 Avril 2014: Merci pour cette chronique, qui m'a fait découvrir ce groupe. Cet album est tout simplement génial
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