Tetragrammaton

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Nom du groupe The Monolith Deathcult
Nom de l'album Tetragrammaton
Type Album
Date de parution 10 Mai 2013
Style MusicalDeath Brutal
Membres possèdant cet album43

Tracklist

Re-Issue in 2014 by Hammerheart Records on vinyl
1. Gods Amongst Insects 07:15
2. Human Wave Attack 08:55
3. Drugs, Thugs & Machetes 07:47
4. Todesnacht von Stammheim 06:44
5. S.A.D.M. 08:50
6. Qasr Al-Nihaya 06:58
7. Aslimu!!! All Slain Those Who Bring Down Our Highly Respected Symbols to the Lower Status of the Barren Earth 07:20
Total playing time 53:49

Chronique @ Satanistar

13 Août 2013

Tetragrammaton est un BLOCKBUSTER.

Satanistar presents

The Monolith Deathculth

In

Tetragrammaton

N’en déplaise aux biens pensants et aux pourfendeurs de second degré de la pire espèce arborant des t-shirts à la gloire de Death ou autres costauds aux cheveux gras et pourris de pellicules, The Monolith Deathcult est de retour.

Previously on TDM…

Les bataves nous gratifiaient d’un « Triumvirate » viril et musclé (Léonidas habille toi !) mais en déstructure complète avec le précédent opus « The White Crematorium ». Il faut dire que l’électro avait pris une place prépondérante au sein de compositions aux multiples influences allant du néo à du brutal death lourdingue et sans concession. Bref un 300 metal cinématiquement intéressant allié à un concept aussi bourré d’humour qu’un spectacle d’Arthur (joke inside). Le mélange aussi casse-gueule et racoleur fonctionnait pourtant miraculeusement bien, tout en apportant une identité propre au groupe en l’éloignant un peu plus des ténors du brutal.

Now…

La première écoute du disque peut alors dérouter car The Monolith Deathcult est allé encore plus loin dans l’exagération et rend le groupe totalement unique dans son genre (allez y insultez, crachez, criez). C’est bon vous avez fini ? On reprend. Oui, la démarche peut paraître jusqu’au-boutiste mais réaliser avec cette envie de faire ce qui leur plait sans se soucier du qu’en dira-t-on. Et certains n’auront pas la décence de comprendre cette conception old-school de la musique et s’empresseront d’humilier la formation comme Eva Longoria au dernier festival de cannes (le fait de ne pas porter une culotte ne me gène absolument pas, par ailleurs).

Alors, on retrouvera bien sûr de l’électro boom boom, des clichés en veux-tu en voilà, des riffs hyper cliniques, des blast beats à outrances et des samples dignes de blockbuster. Le mot est lâché. Tetragrammaton est un BLOCKBUSTER. Le Pacific Rim du metal à la production insolente et terminatoresque. Un pavé intentionnellement jeté à la face du quidam et foutraquement jouissif et il faut le dire un brin facile d’accès.

Car « Human Wave Attack » à l’esprit très rock’n’roll fera forcément son petit effet dans le cœur de jeunes métalleux avides de sensations plus fortes qu’un opus d’Edguy ou Morbid Angel. Doit-on alors leur en tenir rigueur ? Non, car ils le font avec une détermination à toute épreuve. Il est notable de noter par conséquent que le brutal death déployé ici n’est plus aussi démonstratif que par le passé. Il ne fait qu’assoir une assise rythmique certaine grâce à l’apport de riffs sympathiques et véloces (« Drugs, Thugs & Machetes » et son côté néo tribal rappelant Soulfly).

The Monolith Deathcult joue alors avec l’audace, l’avale, la digère et la recrache telle une actrice porno. Il varie les ambiances, pose les atmosphères et fait respirer l’auditeur au creux d’une mécanique dévastatrice. Chœurs guerriers scandés en allemand, testostérone en mode analgésique, expérimentations symphoniques, rien n’est laissé au hasard pour captiver. Il n’y a que la relative longueur de l’album qui soit un tant soi peu un obstacle à ce genre de délire paranoïaque et schizophrène (60 minutes au compteur) mais Tetragrammaton s’enfile aussi rapidement que Lemmy siffle l’ami Jack.

Au final, The Monolith Deathcult divisera encore une fois les foules mais continuera sans doute son petit bonhomme de chemin avec une musique à son image et non pas à celle des autres. Une sorte de prince oriental aux pieds nus coincé dans une soirée mondaine cannoise mais à la conscience tranquille. Tetragrammaton atteint alors son but : diviser pour mieux régner.

13 Commentaires

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Tyrcrash - 28 Août 2013: Disons que c'est un titre écoutable, au même titre que SADM ou Aslimu!!! (même si ils l'ont massacré sur l'album). Mais dans tout les cas je trouve les riffs vraiment peu inspirés et idem pour les orchestrations, et l'intensité est très en deça de ce qu'ils ont pu faire par le passé.

Pour comparé avec Deus Ex Machina, sur ce titre j'aime autant les samples de chants liturgiques (énorme d'ailleurs) que pour l'espèce de solos bien taré vers le second tier du titre. Je retrouve pas du tout le même équilibre sur Gods Amongst Insect.
=XGV= - 28 Août 2013: Ouaip. C'est clair qu'aucun titre ne fait le poids face à ce qu'on retrouvait sur Trivmvirate.

Mais quand même, sur Gods Amongst Insects, c'est là qu'ils gardent le meilleur équilibre entre les guitares et tous les effets/orchestrations/samples... Et ça poutre plutôt bien.

Par la suite, ça part plus ou moins en sucette selon les titres, on est d'accord.
Tyrcrash - 28 Août 2013: C'est sur qu'on peut pas à proprement parler comparer le dernier MA et Tetragrammaton. Morbid Angel est une figure bien plus conséquente et imposante du Death Metal, que ne le sera jamais TMDC.

Pour le GAI (c'est beau cet acronyme), certes c'est suremment le meilleurs de l'album, mais je voit tout de même pas l'intérêt de l'écouter. Pour moi c'était vraiment cet équilibre qui faisait de TMDC un groupe vraiment à part et excellent. Arriver à mélanger un death brutal presque d'"école" avec autant d'éléments annexes, sans que ce soit ni de la simple ornementation (petite intro à la con), mais vraiment que ça fasse corps. Mais peut suis-je passez totalement à côté du groupe.

Tyrcrash - 28 Août 2013: C'est sur qu'on peut pas à proprement parler comparer le dernier MA et Tetragrammaton. Morbid Angel est une figure bien plus conséquente et imposante du Death Metal, que ne le sera jamais TMDC.

Pour le GAI (c'est beau cet acronyme), certes c'est suremment le meilleurs de l'album, mais je voit tout de même pas l'intérêt de l'écouter. Pour moi c'était vraiment cet équilibre qui faisait de TMDC un groupe vraiment à part et excellent. Arriver à mélanger un death brutal presque d'"école" avec autant d'éléments annexes, sans que ce soit ni de la simple ornementation (petite intro à la con), mais vraiment que ça fasse corps. Mais peut suis-je passez totalement à côté du groupe.

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