This Is Where It Ends

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Nom du groupe All Shall Perish
Nom de l'album This Is Where It Ends
Type Album
Date de parution 26 Juillet 2011
Labels Nuclear Blast
Produit par Zack Ohren
Enregistré à Castle Ultimate Studios
Style MusicalDeathcore
Membres possèdant cet album168

Tracklist

1. Divine Illusion 03:21
2. There Is Nothing Left 03:22
3. Procession of Ashes 04:37
4. A Pure Evil 05:13
5. Embrace the Curse 02:57
6. Spineless 03:57
7. The Past Will Haunt Us Both 06:05
8. Royalty into Exile 04:25
9. My Retaliation 03:23
10. Rebirth 05:29
11. The Death Plague 03:03
12. In This Life of Pain 07:34
13. Nobleza en Exhilo (Spanish Version of Royalty into Exile) 04:24
Total playing time 57:42

Chronique @ Arachnid

20 Juillet 2011

Un quatrième opus qui s’avère excellent mais aussi assez inégal...

Après trois longues années d’absence, revoici les All Shall Perish pour un quatrième méfait bien attendu. On avait pris une sacré claque avec leur premier album, moins apprécié la totalité du deuxième (notamment à cause d’interludes chiantes) et leur dernier opus en date avait reçu des retours mitigés, le groupe étant plus technique mais moins brutal et plus mélodique. Alors, ce nouvel album : retour aux sources ou évolution ? La seconde option ; sans aucun doute. Le groupe ayant connu quelques changements de line-up ces trois dernières années, il était évident que ces changements allaient se répercuter sur la composition de This Is Where It Ends.

Le batteur Mikhail Kuznetsov laisse donc sa place à Adam Pierce, issu du groupe de metalcore Sea Of Treachery, tandis que Chris Storey est remplacé par Jason Richardson (qui ne fera pas long feu) puis par Francesco Artusato de Hiss Of Atrocities. Fin prêts depuis 2010, la formation américaine se met donc au travail et, avec la venue de ces nouveaux musiciens très mélodiques, vont composer leur quatrième album et l’enregistrer encore une fois aux Castle Ultimate Studios avec Zack Ohren… Pour la pochette, ils font appel à un spécialiste des covers du genre à savoir Brent Elliott White, déjà auteur des dernières pochettes de Whitechapel, Carnifex ou encore Job For A Cowboy. Personnellement, je n’adhère pas vraiment aux couleurs ni à la disposition des personnages. Mais qu’importe, l’habit ne fait pas le moine…

Musicalement, ça dépote sévèrement dès le premier titre, "Divine Illusion", cent fois écouté sur la toile. Quelle claque ! C’est rapide, c’est brutal, c’est technique, c’est lourd… Le nouveau All Shall Perish serait-il entièrement de cette trempe ? Hélas non. Là où on aurait pu s’attendre à du gros death moderne qui tâche à l’instar de Whitechapel, les Californiens vont au contraire se tourner vers un côté plus mélodique encore, n’oubliant certes pas leur brutalité et leurs beatdowns fracassants mais n’iront pas jusqu’au bout, préférant accentuer ce petit côté metalcore ici bien prononcé.

Oui oui, j’ai bien dit metalcore et non deathcore (seul Hate.Malice.Revenge peut se tarir de posséder ce rare terme) et de nombreux titres peuvent en témoigner. Des titres comme les monstrueux "There Is Nothing Left" et "The Past Will Haunt Us Both" avec leur refrain calibanien à chialer, "Embrace the Curse" et son breakdown destructeur ou encore "Royalty into Exile", mélange de pur ASP et d’August Burns Red. Les sauts de cordes aigus typiques au style, agrémentés de fameux taquets de batterie et de refrains mélodiques nous rappellent immédiatement les meilleurs passages de metalcore sortis ces dernières années.

Rassurez-vous, This Is Where It Ends possède aussi de petites nouveautés comme ces toutes nouvelles sonorités death metal bien nerveuses, ultra-rapides et glauquissimes comme dans "Divine Illusion". Nous avons donc aussi "The Death Plague" aux sonorités similaires (avec la présence d’Alex Erian de feu-Despised Icon, dont le timbre est immédiatement reconnaissable), le terriblement bourrin/malsain "Spineless" ainsi que le génial "My Retaliation" ou encore "Rebirth", l’un des titres les plus brutaux composés par ASP (par ailleurs bien influencé par leurs comparses de Job For A Cowboy).

Ainsi, ce quatrième opus s’avère excellent mais aussi assez inégal, se partageant donc en deux parties bien distinctes, que ce soit à travers les morceaux ou les riffs que ceux-ci incluent parfois. D’un côté, une évolution vers un death résolument fracassant, plus ou moins technique et rafraichissant pour le groupe, de l’autre la stagnation d’un metalcore virulent déjà abordé des centaines de fois, ici très sympathique mais en soit peu novateur. La pilule passe cependant très bien mais n’empêche pas les regrets, ceux que le groupe aurait pu se concentrer sur quelque chose de bien neuf et de bien surprenant.

Alors, après les évolutions de certains, les déceptions d’autres et les splits par dizaines d’autres encore (R.I.P. Despised Icon), le deathcore est-il mort ? Pas vraiment, juste un poil différent, en témoigne ce nouveau All Shall Perish aussi monstrueux que ses prédécesseurs, toujours aussi efficace et c’est finalement le plus important. La prise de risque est donc ici minime et certains pourront soit bouder soit adhérer (comme d’habitude). Leur cinquième galette emboitera peut-être, elle aussi, le pas vers une évolution fantastique…

15 Commentaires

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Krokodebil - 25 Juillet 2011: @Widomar, je ne sais pas si j'ai à me sentir visé ou non, mais au cas, j'ai moi-même rédigé quelques chroniques, toutes imparfaites et comportant moult défauts, mais c'est normal et tout le monde y prête flanc. Ca ne m'empêchera pas de relever les trucs qui me font réagir dans les chroniques des autres. Et si je n'ai pas chroniqué cet album c'est tout simplement parce que je chronique ce qui apriori m'intéresse ou m'interpelle.
eregrebal - 05 Fevrier 2012: Quelques écoutes attentives sont nécessaires pour bien assimiler la chose effectivement.
N'étant pas fan de Deathcore en général, je dois admettre que cet album plutôt mélodique est bien réussi dans son ensemble malgrés quelques titres peu démonstratifs.
Un petit 14 pour moi!
shadowsarepowerless95 - 18 Fevrier 2012: Très bon retour de All Shall Perish, bien plus brutal que son prédecesseur! Sinon, je suis d'accord avec ta conclusion, le Deathcore a beacoup évolué et comme ce fut le cas pour le Metalcore seuls les pilliers et donc ceux qui innovent survivent, à l'instar de Whitechapel ou encore Suicide Silence...et bien sûr ASP!
Très bonne chronique au fait! :)
full55 - 21 Mars 2012: @captain jambon
je ne vois vraiment pas ou est le chant clair dans cet album!! il doit bien y avoir un tout petit passage mais c'est tout.
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