Jusque là, le moins que l'on puisse dire concernant la musique des Américains de
Phantom-X, c'est qu'elle aura laissé indifférent un certain nombre de gens, dont moi, sourds à ses suppliques. Non pas qu'elle manquera de vertus, loin s'en faut, mais ce Heavy
Metal aux rythmes variables, d'où exhalent les parfums de tant d'autres venant chacun leur tour s'immiscer dans ce mélange (Iron Maiden ou
Dio par exemple), n'aura pas vraiment réussi à marquer un auditoire aux exigences de plus en plus difficiles à satisfaire.
This Is War est déjà le troisième opus de cette formation et espérons qu'avec celui-ci il aura enfin trouvé les clefs lui permettant d'entrer dans le temple enviable de ces artistes reconnus. Rien n'est moins sûr cependant.
Pour commencer abordons déjà les quelques changements au niveau de l'effectif de cette formation texane qui auront eu lieu depuis le précédent opus,
Storm Riders. Quatre ans seront passés et avec eux certains se seront éclipser remplacés par d'autres eux aussi échanger pour d'autres. Quoi qu'il en soit, et sans entrer dans le détail de tous ces remaniements, notons simplement que, désormais c'est Bill Engfer qui s'occupera, en partie, des guitares et
Reece Stanley de la batterie. Pour le reste rien d'autre n'est à signaler.
Comme évoqué en filigrane dans le premier paragraphe de cette chronique,
Phantom-X à la fâcheuse habitude d'aller puiser son art au sein de celui d'autres. Evidemment ici rien n'aura changé. Jouons donc, autant que faire ce peut, c'est à dire autant que ma mémoire faillible me le permettra, à reconnaitre et à mettre un nom sur ces influences.
Sur le sympathique
This Is War qui débute ce manifeste, celui dont le nom me viendra immédiatement à l'esprit est, je pense, une ressemblance davantage fortuite que réellement consentie puisque il s'agira du groupe de
Jean Beauvoir,
Crown of Torns. Les refrains de la piste écrite par
Phantom-X ressemblent, en effet, assez étrangement à ceux de No you Don't présent sur le premier album éponyme de la formations créée par le chanteur de Feel the Heat. Avec l'entame de Chaos in
Paradise, c'est au Hallowed by thy Name d'Iron Maiden qu'on pensera instantanément. Alors que sur Into Battle
We Ride les atours plus charmeurs et moins bruts des chants nous rappelleront subrepticement Dave Mustaine et son
Megadeth. En cherchant bien d'aucuns, par des chemins de traverses tortueux aussi étroit qu'un trou de souris naine, pourraient même arriver au nom de
Metallica. N'allons pas jusque là. Bien évidemment, à ces noms-là nous pourrons ajouter les habituelles, ceux-là même cités en préambule de cette modeste analyse.
Au-delà de ce jeu des sept ressemblances, sept voire plus, difficile, une fois encore d'être pleinement conquis par un disque qui n'aura pas à rougir face à certaines autres sorties du même genre mais qui ne sera aucunement du niveau de ce qu'on pourrait attendre d'un chanteur, et de musiciens, de ce niveau-là.
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