Coupable. Voilà peut-être la sentence irrévocable qui sera mienne concernant ces accusations me reprochant un manque totale d'objectivité s'agissant des travaux de
Phantom-X auxquels je n'arrive décidément pas à adhérer. Et ce malgré de nombreux efforts consentis à base d'écoutes attentives et d'heures passées à me triturer les méninges afin de trouver les raisons de ce détachement indifférent que je porte à l'égard des opus de ces Texans.
Et autant le dire tout de suite,
Storm Riders, second album de la troupe emmenée par le chanteur Kevin Goocher, dont la renommée fut faites grâce, notamment, à ses prestations au sein d'
Omen, ne fera pas exception à la règle. L'album démarre pourtant sous les très bons augures du cinquième chapitre, au titre éponyme, de l'histoire que la formation américaine dissémine au sein de ses œuvres. La piste est agréable et défend un Heavy
Metal plutôt vif aux accents très prononcées proches de ceux de
Judas Priest période Painkiller et de
Primal Fear. Elle comprend même des soli de guitare très intéressants et ce vocaliste si emblématique s'y emploie avec talent de sa voix rauque qui, parfois, nous rappelle celle de Chris "Garve
Digger" Boltendahl mais surtout celle du regretté Ronie James
Dio (pas étonnant qu'à une époque lui et le bassiste Glen Malicki partageaient leur temps au sein de Stargazers, un groupe rendant hommage à l'illustre chanteur décédé en 2010). Join the Revolution, aux rythmes plus lourds, n'est pas non plus déplaisant dans son genre. Le sixième chapitre de la saga conté au gré des divers travaux du groupe,
Evertale, est, lui aussi, plutôt pas mal. On regrettera simplement que certains de ces aspects soient aussi peu audacieux et se contentent de nous offrir un spectacle déjà maintes fois entendu.
Ce qui n'est pas vraiment le cas de
Texas Death Squad pourvu d'une frénésie très Rock'n' Roll qui, pour le coup, lui donne une teinte un peu différente. En revanche il n'est pas certain qu'elle soit à même de séduire massivement un auditoire plutôt venu pour entendre des choses plus rugueuses. Le sombre et sensuel A dark Divinity, dans sa première moitié en tous cas, met particulièrement en exergue ces intonations vocales que Kevin partagent avec le regretté Ronnie James
Dio. Une mise en avant aussi très frappante sur le celtico-épique
Ancient Anthem. Le véloce et fiévreux Black Sails, quant à lui, nous réjouit. Ou du moins devrait nous réjouir mais comme énoncé au début de cette chronique, malgré les qualités de certains des titres présents sur ce manifeste, rien n'y fait je reste désespérément sourd aux talents de cette formation.
Coupable donc. Coupable de ne pas parvenir à se délecter de ce second opus au Heavy
Metal tantôt vif et tantôt moins de ce collectif influencé par tant d'autres plus illustres,
Judas Priest et
Primal Fear en tête et, dans une certaines mesures, plus lointainement donc, par
Dio.
Tant pis pour moi.
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